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L'ouverture de nouvelles chasses

Publié le 27 octobre 2008 par Amaury Watremez @AmauryWat

C'est la saison où la chasse bat son plein. Afin de garder intactes les traditions, de nouveaux gibiers sont autorisés. De charmantes coutumes qui pouvaient disparaître sont maintenues.

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La chasse aux cons : L'avantage de cette chasse est que le gibier ne manque pas ; le con prétentieux, vaniteux, imbu de lui-même, persuadé de son importance, le con objectif, la conne de salon, ou de basse-cour (que l'on cuisine au champagne ou au ouiski), tout cela pullule dans nos campagnes et nos villes. A un tel point que certaines municipalités s'en inquiètent et mettent en place des battues. Attention, le con est agressif, toujours. Il s'étonne toujours que le chasseur lui tire dessus après une agression. Ce gibier a pour particularité de provoquer lui-même la chasse; C'est une espèce nuisible. Le mâle con est persuadé que les autres cons nés avant lui l'étaient beaucoup plus que lui, la conne elle, le suit partout car les cons vont souvent par paire, trio ou groupes. Sur la photo de gauche en haut, la peur du chasseur est presque palpable devant l'agressivité du con.

Cette charmante coutume nous vient de Picardie et a été instituée par le fameux sire d'Inchy qui lui pendait les cons sur place au lieu de les saler à domicile.

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La chasse aux rurbains, ou "bobos des champs" : Le rurbain est un gibier apparu il y a peu. Comme il a mis de côté beaucoup de provisions pendant l'hivernage, il peut quitter son terrier des villes deux jours par semaine voire plus à la belle saison, pour rejoindre son terrier des campagnes. Le rurbain pense qu'à la campagne, il n'y a pas de bruit et que personne à part lui n'y vit ou n'y a vécu. C'est un gibier très dangereux pour les coqs de basse-cour, dont il exècre le cri, comme celui l'âne dont il imite pourtant à la perfection les braiments quand il parle de l'authenticité de la campagne à la horde qu'il connaît en ville. Le rurbain croit que les êtres humains qu'ils croisent à la campagne marchent en sabots et qu'ils font du pain avec un four à bois. Cela permet aux villages où l'on trouve ce gibier de vendre plus cher les mêmes denrées qu'auparavant, car cette espèce s'apparente aux pigeons. Quand le rurbain se déplace gràce à un véhicule lourd à quatre roues motrices, la chasse aux rurbains s'apparente à la chasse aux cons. Sur la photo de droite, un jeune chasseur de rurbains raconte ses prises en musique.

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Photo en bas à gauche : le roi des cons à la sortie d'un vernissage d'un peintre à la con mais à la mode

On me demande : peut-on chasser le con en ville ? Bien sûr, je réponds là-dessus sans hésitation, le con pullule également en ville. Il pense que le monde entier lui est redevable de quelque chose, il est en colère car personne ne reconnaît sa beauté (il faut dire que le con des villes a une queue minuscule de plumes de couleur plantée dans le derrière qui lui font une très belle décoration pour la parade nuptiale, enfin aux dires de la femelle conne). Le con des villes reste une espèce agressive et dangereuse qui fera tout pour se faire bien voir du mâle alpha de la tribu, ceci afin d'entrer lui aussi dans la caste des mâles dominants, c'est une ruse commune du mâle alpha de lui laisser croire une chose pareille. La conne des villes est élevée en capitivité mais pour lui donner l'illusion de la liberté, on l'attache avec une laisse très longue, et le tour est joué. Enfin, le con est une espèce qui ne se fatigue jamais le chasseur doit être en bonne condition physique car tant de connerie c'est fatiguant.


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