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Un film de filles (voire de pétasses) en douce

Publié le 13 janvier 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

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"Charlie's Angels"

Parfois, j'en ai marre des polémiques sur des sujets graves, des discussions à n'en plus finir sur des questions où tout le monde est convaincu a priori, et où ils ne sont pas nombreux ceux qui seront suffisamment intelligents pour nuancer leur avis ou modérer leurs propos : parfois ça dure sur un fil de 150 commentaires qui sont autant de monologues sans queue ni tête, les internautes exposant surtout leurs obsessions et pour certains leur pathologie microcéphale entre autres, alors quand ça arrive j'ai envie d'un bon gros nanar bien con, bien gluant, bien kitsch, bien navrant pour me détendre le cortex. J'ai donc regardé "les anges de Charlie" qui est un monument dans le genre, la série originelle n'étant déjà pas mal dans le genre. Tout le film est à mi-chemin entre l'esthétique, si l'on peut dire, californienne, et les clichés gay sur les filles (c'est un peu d'ailleurs un film d'aventures pour garçon coiffeur sensible, ce film).

Les plans se bousculent, tombent en cascade, on en prend plein les mirettes, à risquer l'épilepsie. Trois filles qui sont très différentes, l'une, Cameron Diaz, est une super pilote de course charmante mais très timide, la deuxième, Drew Barrymore, qui est beaucoup plus trash que son personnage dans la vraie vie, est une rebelle, une bad girl bien sage quand même bien qu'elle frappe les représentants de l'autorité dans les n...ouilles (zut une co-q-uille) et la troisième, Lucy Liu, une fille astronaute qui est aussi championne de cheval. Elles ont toutes les trois le même style dominatrice-facheune en stiletos bien tranchants que Trinity dans la trilogie "Matrix", sexy mais castratrice. Pendant deux heures, le réalisateur joue à Barbie avec elles. Elles sont maternées par Bosley, joué par Bill Murray, l'archétype du mâle dominé/dominant, on se demande à quoi il sert, qui est à la fois un père et une mère pour les trois donzelles. Les copains des filles c'est Ken en différentes versions : Ken surfer débile, Ken acteur ringard, Ken super-méchant qui s'habille comme un Mick Jaegger de supermarché.
Le méchant veut capturer Charlie et le torturer, et pour cela, au lieu d'engager directement d'autres détectives, il fait voler aux filles un programme tellement secret que t'y crois pas pour le localiser par satellite. D'ailleurs on croit entendre qu'il veut le torturer mais finalement il lui balance un missile à la fin, missile qui bien sûr rate son but. C'est très très con, effarant de vide mais tellement jubilatoire de bon, voire de très bon mauvais goût.

Ci-dessous pour la bonne bouche l'introduction du feuilleton des années 70. A l'époque, il n'y avait qu'une seule "bimbo" dans l'équipe...


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