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Les Deux Républiques françaises de Philippe Nemo, par Roman Bernard

Par Juan Asensio @JAsensio
Francisco Goya y Lucientes (1746-1828), Los Caprichos, 39, Asta su Abuelo.
À propos des Deux Républiques françaises de Philippe Nemo (PUF, 2008. Les pages entre parenthèses font référence à cette édition).
Roman Bernard est l'auteur de Criticus.
9782130558880.jpgLes évocations de deux France, de deux Républiques, ne sont certes pas neuves. Elles ont notamment été formalisées par les historiens Michel Winock et Maurice Agulhon dans leurs ouvrages respectifs, La Fièvre hexagonale et La République (1880-1932; 1932 à nos jours).
L’originalité du propos de Philippe Nemo tient à ce qu’il est formulé par un libéral. Comme Winock et Agulhon, deux jacobins, comme François Furet (un stalinien repenti devenu libéral) également dans La Révolution française, Nemo distingue deux idéaux-types issus de la Révolution : «1789» et «1793», le premier correspondant à la démocratie libérale, l’État de droit et les libertés publiques établis par la Constituante et la Législative de 1789 à 1792, le second à «un projet de société jacobin, étatiste et socialiste», mis en œuvre de 1793 à 1794, lors du sanglant épisode de la Convention montagnarde (p. 1).
Alors que les deux premiers historiens privilégient «1793» à «1789», Nemo explique pourquoi «1789» a été progressivement extirpé de la mémoire des Français, au profit de «1793». Le tournant est intervenu au lendemain de l’Affaire Dreyfus, lorsque les gauches, radicaux-socialistes d’abord, socialistes et communistes par la suite, pour la plupart francs-maçons, ont pris le pouvoir à l’école de la République, évinçant les républicains opportunistes et modérés, souvent protestants, qui l’avaient fondée sous Jules Ferry (1882).
Comme Furet, Nemo est un ancien communiste repenti, passé lui, question de génération, du gauchisme au libéralisme. Le lecteur ne s’étonnera donc pas que Nemo propose une «déconstruction» (pp. 20-21) de la mythologie républicaine jacobine générée par l’idéal-type «1793» : «La tâche est difficile. En effet, l’idéologie est ici omniprésente. Quand un citoyen français ordinaire, qui a appris l’histoire à l’école et à l’Université, a la curiosité d’étudier pour de bon l’histoire de France des deux derniers siècles, en lisant les ouvrages des historiens scientifiques et les documents d’époque, il a la surprise de découvrir des contradictions massives entre la geste officielle qu’on lui a enseignée et les faits historiques objectifs. Il constate que la conscience publique a été abusée par une série de mythes, qu’il s’agit donc d’identifier et de rectifier.
[…]
Sous la loupe d’une histoire ainsi rafraîchie, des traits des mentalités françaises qu’on croyait permanents se révéleront être, en réalité, le fruit d’une construction historique récente, d’une succession d’événements contingents dont il est possible de reconstituer la généalogie. Ce qui veut dire que l’esprit public des Français pourrait être aujourd’hui tout autre si tel ou tel de ces événements n’avait pas eu lieu, si tel ou tel de ces tournants malheureux n’avait pas été pris.
Mais l’histoire d’aujourd’hui n’est pas plus tenue par la nécessité que celle d’hier. Ce qui a été construit par les contingences de l’histoire passée peut être déconstruit par les bonnes décisions de l’avenir. Non, les prélèvements obligatoires record, l’écrasement de la société civile sous des millions de fonctionnaires, la dictature des syndicats révolutionnaires, l’étouffement de l’esprit d’entreprise comme de la création intellectuelle et artistique, la domination absolue de la gauche sur l’école et les médias, tout ce qui compromet le développement actuel de la France et la voue au déclin relatif par rapport aux pays comparables, rien de cela ne fait partie de l’essence de la France. Ce sont des maladies récentes attrapées un jour d’hiver et que le printemps guérira.»
Se proposant donc, comme Confucius, de «rectifier les noms», Nemo, sans prétendre révéler au lecteur des faits historiques établis, entend briser les mythes, les verrous idéologiques qui empêchent les Français de s’approprier leur histoire. Ces véritables nœuds gordiens, dont la généalogie est relatée en autant de chapitres, sont connus. Nemo récuse d’abord l’idée selon laquelle «1793» «aurait été démocrate» (pp. 23–53), rappelant que les républicains se réclamant de cet idéal-type «ont toujours usé de voies de fait et d’émeute» (pp. 23-32), et qu’ils «n’ont jamais pratiqué de bonne foi les élections» (pp. 33-46). Les «troisièmes tours sociaux», que les syndicats actuels veulent imposer à des gouvernements démocratiquement élus, en sont les réminiscences les plus manifestes aujourd’hui.
L’explication de Nemo en est simple : «1793», quoiqu’il soit présenté par ses tenants comme matérialiste et athée, est une hérésie judéo-chrétienne, une religion de substitution, un millénarisme laïcisé que Nemo nomme tour à tour «laïcisme» ou «révolutionnarisme», ce sur quoi nous reviendrons.
Deuxième mythe que réfute Nemo, l’idée selon laquelle «1793» aurait fondé la République. Il rappelle que les trois premières Républiques (1792-1804, 1848-1852, 1870-1940) n’ont pas été fondées par les jacobins et leurs héritiers, mais respectivement par les Girondins et la Plaine (le Marais), par les républicains et les orléanistes modérés, et par les monarchistes constitutionnels et les républicains opportunistes. Les hommes de «1793» ont toujours été des opposants à ces régimes, jusqu’à ce que, avec les Montagnards lors de la Convention, et les radicaux-socialistes sous la Troisième République, ils parviennent à s’emparer du pouvoir politique.
Troisième chapitre, et troisième mythe dénoncé, la présentation de «1793» comme laïque (pp. 91-141). Nemo distingue ici l’anticléricalisme rationnel (pp. 91-95) et l’anticléricalisme fanatique (pp. 95-96). Alors que le premier, celui de Gambetta («Le cléricalisme, voilà l’ennemi !») comme de Ferry, se proposait simplement de séparer l’Église de l’État par souci de neutralité, le second visait, selon le programme d’Edgar Quinet (pp. 96-101), à déchristianiser la France, en substituant au catholicisme une religion laïciste et unanimiste (pp. 101-106), qui allait aboutir à deux vagues de persécutions antichrétiennes (1880-1898 puis 1899-1906, relatées pp. 106-108 et 124-128). Cela a été possible, comme nous l’avons dit plus haut, avec le remplacement de l’école publique protestante (pp. 109-115) par une école dominée par la franc-maçonnerie, réorganisée lors du «Bloc des gauches» (pp. 119-123). Nemo ne craint pas de décrire cette nouvelle franc-maçonnerie, passée «du déisme humaniste et libéral au radicalisme et au socialisme athées (pp. 117-119) comme l’«Église de la République» (pp. 115-117). Il en conclut que le laïcisme est «un nouveau cléricalisme» (pp. 128-141).
Nous pouvons conclure que l’idée selon laquelle l’école publique française serait laïque et qu’elle serait une institution consubstantielle à la République est un mythe.
1 / Cette école n’est pas laïque, mais laïciste. Elle est le clergé d’une nouvelle foi religieuse, d’une hérésie judéo-chrétienne à laquelle on peut donner le nom générique de millénarisme, même si elle se présente sous les différents avatars du progressisme maçonnique, du socialisme et du communisme.
2 / Elle n’a pas été instaurée au début de la IIIe République par les fondateurs de celle-ci – à savoir, des hommes attachés à la pensée critique, à la science et à la République selon «1789», mais, quelque trente ans plus tard, par des hommes de «1793», radicaux, socialistes et marxistes, pour lesquels l’école doit être mise au service non de la Science, mais de la Révolution. Elle a été ajoutée à la République par un parti qui n’a jamais représenté qu’une petite fraction de l’opinion publique et qui s’est toujours gardé de débattre publiquement devant celle-ci des buts véritables qu’il poursuivait.
En conséquence, puisque notre propos est de «rectifier les noms», nous devons affirmer que l’Éducation nationale n’est pas une institution républicaine. Dans la République, elle est un ajout accidentel et inauthentique, un corps étranger.» (p. 141)
Le tournant décisif intervient avec l’Affaire Dreyfus. Les adeptes de «1793» ont prétendu, et prétendent encore, que la gauche a été dreyfusarde et la droite antidreyfusarde. C’est d’ailleurs ce qu’avait eu le front de dire le Premier ministre socialiste Lionel Jospin à l’Assemblée nationale, lors du centenaire de l’«Affaire» (1998. Nemo démontre, documents d’archives et travaux scientifiques à l’appui, que les dreyfusards ont été des hommes de «1789» (pp. 144-146), et les antidreyfusards des hommes de «1793» (pp. 147-155). Qu’une fois la phase militaire de l’Affaire terminée, une fois donc que la phase politique a commencé, c’est la réorganisation du champ politique qui a permis à la gauche de s’arroger le monopole du dreyfusisme. Les fidèles de «1793», tous, Jaurès y compris et à l’exception notable de Clemenceau, antidreyfusards, se sont séparés entre une extrême-gauche et une extrême-droite, les radicaux-socialistes et socialistes formant ainsi la gauche et l’extrême-gauche nouvelles, tandis que les Barrès, Déroulède et Drumont, nationalistes et socialistes, allaient former une extrême-droite qui devait triompher à Vichy. Le drame est que cette séparation a aussi touché les dreyfusards, certains constituant un centre-gauche avec les radicaux-socialistes et les socialistes, d’autres s’alliant avec l’extrême-droite antidreyfusarde pour constituer une nouvelle droite accusée – à tort – par la gauche d’avoir été unanimement antidreyfusarde. La formation de ce mythe, cette mythopoïèse, a été selon Nemo à l’origine de l’érection d’une nouvelle doctrine officielle de l’Université française, qui a toujours cours aujourd’hui. C’est cette doctrine qui a favorisé une «OPA de la gauche sur la République», et qui fait que la droite n’est considérée comme républicaine que lorsqu’elle est étatiste et socialisante, telles les formations d’inspirations chrétienne-sociale ou gaulliste. Cette exception française culminera à la Libération, lorsque la gauche sortira magnifiée de la Seconde guerre mondiale, s’arrogeant là encore le monopole de la Résistance au nazisme et à la Collaboration, la droite non-gaulliste étant, à l’inverse, suspecte de nazisme et de vichysme.
Mais, précise Nemo, «dans l’entre-deux-guerres la Chaire n’était pas encore entièrement passée à gauche. La politique et l’école publique l’étaient déjà, et aussi la province, les comités radicaux, la majorité des députés qui, bien que siégeant à Paris, étaient des provinciaux. Mais l’Intelligence, c’est-à-dire les écrivains, les philosophes, la critique, les mondes de l’édition, de l’art, de la presse, Paris enfin restaient de droite. […]
Hélas, les mythes créés à la fin du XIXe et au début du XXe siècle vont recevoir une nouvelle couche de vitrifiant avec les événements de la Seconde Guerre mondiale. Au lendemain de celle-ci, ce sera toute la classe intellectuelle qui sera de gauche, ou du moins la gauche obtiendra-t-elle le monopole absolu de la parole publique. Les intellectuels des autres familles spirituelles du pays ne disparaîtront pas totalement, mais ils devront raser les murs; ils ne seront laissés civilement libres qu’à condition d’être culturellement inaudibles. Entre-temps, en effet, on leur aura fait la réputation d’avoir été des nazis avoués ou honteux» (p. 191).
Ce cinquième mythe, décrit des pages 193 à 220, a eu ceci de catastrophique qu’il a conduit à une «majoration de l’influence du marxisme dans la culture française d’après-guerre» (pp. 218-220), en dépit du Pacte germano-soviétique de 1939-1941, et de l’attitude ouvertement collaborationniste des communistes jusqu’au déclenchement par Hitler du Plan Barbarossa contre l’URSS. Cela a conduit Jean-Paul Sartre, qui n’avait pas résisté, à décrire le marxisme comme l’«horizon indépassable de notre temps», ce qui permet à Nemo d’expliquer la «profonde décadence de toute la vie culturelle française pendant près d’un demi-siècle. Toute la pensée française, et en particulier les sciences sociales, fut alors stérilisée par le nihilisme, le cynisme et le biais antiscientifique inhérents au marxisme, poisons qui desséchèrent aussi en grande partie la littérature et les arts français qui, jusque-là, avaient été si riches. Le prestige artificiellement conféré à la vision du monde marxiste fit qu’un grand nombre d’universitaires, et bientôt plusieurs générations d’hommes politiques et de journalistes formés par eux, furent mis dans l’impossibilité de comprendre l’économie moderne, puisque, dans leur formation de base, on avait introduit un “obstacle épistémologique“ bloquant absolument cette compréhension. Les mécanismes féconds de l’économie de marché devinrent inintelligibles pour les générations de l’après-guerre, alors que la science économique élucidant ces mécanismes était largement née en France et qu’il y avait une longue et brillante tradition française du libéralisme économique. […]
Cette sorte de délire collectif durera longtemps, distordant toute la perception des réalités de l’histoire contemporaine. Longtemps, le communisme sera présenté comme l’évidente antithèse du fascisme, l’unique remède à lui opposer. […] Les pays du monde libre seront a contrario présentés comme fascistes à la moindre intervention diplomatique ou militaire contre une subversion communiste. On croira que toute avancée vers le socialo-communisme est un progrès, et inversement, on n’envisagera de progrès que sous la figure de pas successifs accomplis en direction de la réalisation des idéaux socialistes ou communistes. Toute expression publique d’attachement à d’autres valeurs philosophiques, morales, esthétiques, ou à d’autres modèles d’humanité et de société, sera stigmatisée comme réactionnaire, non scientifique, moralement odieuse.
[…]
Ainsi, dans le match biséculaire entre “1789“ et “1793“, les événements de la Libération auront eu pour effet de conférer un nouvel avantage indu à “1793“. Pour nombre de Français éduqués après guerre, le mythe répandu alors aura structuré leur esprit. Ils penseront qu’il n’y a de vraie France, digne d’être aimée et défendue, que “républicaine“ au sens jacobin du terme. La conception démocratique libérale, pourtant largement française dans ses origines et qui avait été, au total, dominante sous la IIIe République, tendra à apparaître comme étrangère, anglo-saxonne, et sera, pour ainsi dire, arrachée comme un corps étranger du pays où elle était née. Il paraîtra clair pour les nouvelles générations de Français qu’il n’y a de vrais républicains qu’à gauche et que le gaullisme est républicain précisément en ce qu’il a intégré les valeurs essentielles de la “République“ selon la gauche.» (pp. 218-220)
L’appropriation de la République par la gauche et la droite non-gaulliste est le sixième mythe que déconstruit Nemo, des pages 221 à 246, un chapitre conclu par une interrogation sur la possibilité d’«une déficience idéologique de la démocratie libérale» (pp. 242-246), «face à une gauche qui a depuis 1793 une mystique – […] le millénarisme – et depuis le début du XXe siècle une doctrine construite, le marxisme» (p. 242).
La persistance, en dépit de la chute du Mur de Berlin et de l’effondrement de l’URSS, de la mystique millénariste et de la doctrine marxiste s’explique par l’existence d’une «Église de la Gauche», qui n’est autre que l’Éducation nationale (conclusion, pp. 247-260).
Cette institution, monopolistique et financée par une fiscalité écrasante (premier poste budgétaire de l’État), est quasi autogérée par des syndicats d’enseignants de gauche. On peut donc la comparer à une Église, s’appuyant sur un vaste clergé d’enseignants. Un clergé qui, non content de se soustraire à une tutelle étatique à laquelle il est en principe soumis, terrorise le gouvernement, avec la cohorte des ministres contraints de démissionner devant la rue.
«Les habitudes de soumission se sont prises et se sont indurées dans les milieux politiques. Les gouvernements de la République sont tous imprégnés de la leçon : surtout ne pas provoquer l’Église de la Gauche. Le ministre de l’Éducation nationale, en particulier, ne doit rien toucher à l’institution dont il reçoit pour quelques mois la direction nominale. Il n’y aurait, pour lui et pour tout le gouvernement, que des coups à prendre. Tous se couchent devant le pouvoir de la nouvelle Église, abdiquant entre ses mains la souveraineté du peuple qu’ils incarnent, mais qu’aucun gallicanisme ne protège contre cette Rome intérieure. Ils savent que, s’ils osaient remettre en cause les dogmes fondateurs de la prétendue “École de la République“, ils seraient littéralement excommuniés – ce qui signifie que, des quatre points cardinaux de France, de tout l’éventail des médias, des syndicats, de toutes les associations satellites, serait déclenchée contre eux une violente campagne concertée. On les traiterait de réactionnaires, de lepénistes, vichyssois, fascistes, nazis, pro-américains […]. Leur carrière publique s’arrêterait piteusement. […] Par conséquent, les gouvernements de la République font comme l’empereur romain-germanique Henri IV : ils vont tous les jours à Canossa et baisent la mule des francs-macs. Pauvre France, se lèvera-t-il un jour un Nogaret pour leur donner en ton nom le soufflet d’Agnani ?
Les dégâts de ce cléricalisme rétrograde sont immenses. L’Église millénariste a décrété que l’école avait pour fonction non d’éduquer et d’instruire, mais de “réduire les inégalités“; et elle est tant et si bien allée d’“avancées“ en “avancées“ dans ce projet révolutionnaire que, outre qu’elle a contribué à aggraver en réalité les inégalités sociales, elle n’a cessé de faire reculer la qualité des études. La France est désormais classée parmi les derniers pays dans la plupart des palmarès internationaux. Ces agressions contre la culture intellectuelle et scientifique du pays nous préparent des reculs géopolitiques majeurs […].
Voilà où nous en sommes, en plein XXIe siècle, en pleine mondialisation, et alors que les Chinois se préparent à créer des bases permanentes sur la Lune. Nous sommes, nous, dans la situation où était l’Empire ottoman à la fin du XIXe siècle, paralysé intellectuellement et socialement par ses oulémas, en passe d’être submergé par des civilisations supérieures.
[…]
C’est pourquoi nous devons avoir le courage de faire ce qu’ont fait nos ancêtres au XIXe siècle. Nous devons faire œuvre d’anticléricalisme rationnel. Si nous voulons faire revenir le pays dans le courant du progrès mondial, nous devons, un siècle après la loi de 1905, songer à mettre d’urgence en chantier une loi de séparation de l’Église de la Gauche et de l’État.» (pp. 258-260)
Un dernier point, que ne développe pas assez Nemo et sur lequel nous terminerons, est que la gauche actuelle n’est plus guère républicaine (la République étant jugée désuète), et se veut volontiers anti-française, au nom d’un internationalisme dévoyé, bien analysé par Marc Bloch, pourtant un homme de gauche, dans L’Étrange défaite. Dès lors, ce qui reste de la République et de la Patrie est à reconquérir par les libéraux et les conservateurs. Pour que cette authentique révolution des mentalités soit possible, il faudra à ces familles de pensée qu’elles investissent massivement l’enseignement et les médias, où la gauche est pour l’heure en situation de monopole. Ce sera un préalable nécessaire, mais non suffisant : seule une privatisation radicale de l’Éducation nationale permettra de mettre enfin un terme en France au monopole de l’éducation par cette «Église de la Gauche» oppressive.

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