Magazine

2009, c'était le bon temps...

Publié le 28 mars 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

18808841.jpgFinalement, peut-être que nos petits enfants se diront que 2009 était une année de rêve, un souvenir du pays de cocagne, que 2009 c'était pas si mal. Cela m'énerve quand j'entends parler d'Apocalypse, de "Réveil de la Bête" comme j'ai pu lire de manière sobre et mesuré sur un forum catho dont je fais partie pour défendre le Pape, d'autres sont persuadés que 2012 c'est la fin de tout, que nous sommes à la fin des temps. Il y aura des cataclysmes, des pleurs et des grincements de dents disent-ils. Se sentant isolés par cette société spectaculaire, mis à l'écart, ils sont certains que tout va être détruit puisque l'on ne veut pas d'eux, et font des rêves aussi consuméristes que les autres bêtes du troupeau.Et l'on court, on ne s'arrête jamais, on ne doit jamais prendre de temps pour soi, pour lire, pour simplement rêvasser (ça se perd de rêvasser, c'est dommage, on préfère sortir le portable et se donner une contenance, comme cette jeune fille attendant le train hier sur le quai de la gare d'Evreux, alternant les poses qu'elle estimait à son avantage). On construit des non-lieux de plus en plus inhumains, de plus en plus froids, souvent pour la gloire d'un notable ou d'une marionnette dotée d'un peu de pouvoir.

Il faudrait préparer l'avenir, protéger l'environnement a minima, mais ceci tout le monde s'en fout, on préfère produire, ne rien réguler, et puis quand ça craquera, ça craquera. On remarquera que les publicités pour les bagnoles ou lessives n'abordent plus autant le plus "équitable" ou "écolo" qui de toutes façons était un cache-sexe du gâchis actuel. Les associatifs se trompent aussi sur le sujet, le problème n'est pas de trouver des ressources pour aider ceux qui en ont besoin, c'est de changer les bases du système, et essayer de le faire sans passer par la case massacre ou guerre. En parlant de fin du monde, ça me rappelle une nouvelle extrêmement pessimiste de Fritz Leiber : un jeune homme raconte la survie des êtres humains après l'holocauste nucléaire, on comprend peu à peu qu'il y a une chance pour que tout reparte, et puis la fin brutale révèle que les êtres humains ont mutés, et que de fait on ne peut plus vraiment parler d'humanité, mais seulement de descendants complètement dégénérés, ayant tout oublié de la civilisation qui leur paraît un âge d'or. En Palestine comme en Israèl, deux terres violentes il est vrai, cohabitaient deux conceptions de la vie complètement opposées, ceux qui n'ont que leur idéologie en tête, et parfois la foi devient une idéologie, et ceux qui essayaient de vivre simplement en appréciant le moment, en goûtant chaque seconde, non en jouisseurs mais parce que c'était plus sage et que l'on aurait regretté de ne pas profiter d'une minute, d'une seconde, d'une heure ou d'une journée. Comme Alexandre le bienheureux (voir ci-dessous).


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Amaury Watremez 23220 partages Voir son profil
Voir son blog