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"Creative writing" versus "Ateliers d'écriture"

Par Lise Marie Jaillant

Une des raisons qui m'ont fait quitter la France, c'est le contraste pénible entre discours d'indépendance nationale (ou "résistance au modèle anglo-saxon") et la réalité. Autrement dit, les Français passent leur temps à s'opposer à des normes sociales et culturelles originaires des Etats-Unis et d'Angleterre, pour ensuite les accepter bêtement.

Prenons l'exemple du creative writing. Depuis que j'en parle sur mon blog, on me rabat les oreilles avec le même discours: "on ne peut pas enseigner l'écriture", "arrête avec tes recettes, l'écriture vient des tripes, pas d'un manuel de cuisine",...

Or n'importe qui vous dira que les atelier d'écriture se développent en France et chez ses voisins francophones. J'entends bien sûr les ateliers d'écriture menés dans un cadre universitaire, sensé être un gage de qualité. Prenez l'exemple de François Bon, qui donne des cours à Normale Sup, et a même écrit un livre-méthode au titre ridicule: "Tous les mots sont adultes". Ou encore la création d'une école d'écrivains à l'Institut littéraire suisse de Bienne.

Pour autant, est-ce que quelqu'un comme moi aurait envie de s'inscrire dans ce genre d'atelier? Est-ce que un wannabe qui aime les bouquins américains, de Stephen King à Jodi Picoult en passant par Bret Easton Ellis, aurait envie de suivre les conseils de François Bon?

Bref, il est temps que la France imite vraiment les Anglo-Saxons en proposant des cours de fiction "commerciale" dans un cadre universitaire. En clair, le jour où les Guillaume Musso et autres Bernard Werber enseigneront à Normale Sup, je rentrerai dans mon pays natal...

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