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Sélectionner les jeunes talents, regénérer la littérature française

Publié le 23 septembre 2007 par Lise Marie Jaillant

Aube_nouvelle On me reproche souvent d'être trop négative, de cracher sur écrivains et éditeurs "du milieu" par pure jalousie ou arrivisme.

Pourtant, un des objectifs de ce blog est de montrer que le système de copinage/ complaisance est irrationnel. Tout le monde y perd:

_les wannabes, contraints de se concentrer sur leur carnet d'adresses plus que sur l'écriture.

_les lecteurs, à qui on propose des romans impubliables (exemple récent: "Le cimetière des poupées" de Mazarine Pingeot)

_les éditeurs qui voient leurs ventes s'effondrer et se plaignent ensuite que l' "on publie trop de livres"

_les journalistes littéraires, dont le travail n'est plus de donner honnêtement leur avis mais de torcher une "critique" de complaisance.

_et surtout, les quelques écrivains de talent, qui pâtissent de la médiocrité générale (cf méfiance des Anglo-Saxons, qui perçoivent la littérature française comme hermétique et intraduisible)

Mais peut-être est-il encore temps de changer les choses, pour que les écrivains jeunes et à venir ne soient pas tous broyés ou ignorés.

Trois solutions pour repartir sur de bonnes bases:

_Plus de transparence et d'honnêteté: si les éditeurs n'ont pas le temps de lire tous les manuscrits qui arrivent par La Poste, qu'ils le disent! Il leur suffirait de demander un synopsis et quelques chapitres, plutôt que d'exiger le manuscrit complet.

_Arrêter de mépriser les lecteurs: si un roman se vend mal, ce n'est parce qu'il est "difficile" et "exigeant" et que ces bourricots de lecteurs n'y comprennent rien. Un roman qui se vend mal, malgré campagne de pub et critiques de complaisance, c'est un roman MAUVAIS (exemple: "Que la paix soit avec nous" de Joncour). Et un auteur médiocre qui continue à se faire publier, c'est une place prise à un jeune talent. Sortez les sortants!

_Faire plus de place à des revues innovantes, dont l'objectif est de découvrir les écrivains de demain. De tels projets devraient être encouragés par les maisons d'édition, au lieu d'être regardés de haut. Et bien sûr, je ne parle pas des revues AVEC soirée littéraire à la clé...

Bref, il est temps de modifier les règles du jeu. Remettre le lecteur au centre du milieu littéraire, c'est également revaloriser le texte. Avec mes humbles moyens, j'essaie de me bouger pour ma revue Sans Soirée. Ce projet n'intéressera probablement jamais une grande maison parisienne, mais peu importe. L'essentiel est de découvrir des auteurs doués: Manon Fornari, Aymeric Patricot,...

Et bien sûr, je ne suis pas la seule à essayer de changer les choses: Robin Hunzinger de la Revue des Ressources, ou encore Stéphane Boudy des Editions du Barrage mènent leurs projets dans une optique de renouveau. Et sans perdre de vue l'essentiel: le texte !


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