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Tout le monde s'en fout de la burqua en France

Publié le 22 juin 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

burqa02.jpgDans le Landerneau politique, on discute depuis une semaine de la burqua en France (je ne sais pas quel effet ça vous fait de lier ces deux mots, moi ça m'emmerde grave comme disent les djeuns) : Oui, Non, peut-être, oui mais, pas question, ça dépend des conditions. D'autres multiplient les grandes déclarations péremptoires, les grands discours sur l'air de "la Patrie en danger". Il est hélas déjà trop tard, pourtant on vous avait prévenu. La laïcité réelle dans beaucoup d'établissements n'est plus qu'un lointain souvenir, quand ce n'est pas l'école qui organise les repas de ruptures de jeûne de Ramadan, entre autres. Et contrairement à ce que l'on croit, ce ne sont plus seulement les extrèmistes qui suivent les coutumes importées d'Iran mais les croyants "lambda" qui pensent alors retrouver une identité. Madame Aubry, qui fût présidente de l'association pour empêcher le voyage du Pape en France au moment du baptème de Clovis, on entendait le même air de "la Patrie en danger" contre Jean-Paul II, et idem contre Benoît XVI ensuite, quand il a parlé de petit bout de latex, Martine nous dit donc que c'est une question sociale (ce qui fait un peu marrer car elle a voté comme les autres la Loi d'Orientation Loi de Finances qui a commencé le détricotage du Service Public). Elle a raison mais ce n'est plus seulement ça.

Et puis finalement le troupeau bêlant docile et décevervelé s'en fout. Les djeuns se passionnent pour "Secret Story" et le "qui c'est-y qui va sortir du Guantanamo pour larves décervelées ?", ils votent d'un seul mouvement pour en décider, passifs, prêts à payer 60 centimes le SMS. Je sors d'en voir tellement mal à l'aise devant des livres qu'on doit presque leur coller dans les mains, tellement passifs, puis ravis d'aller parler de leur nombril sur "Emméssène" Leurs parents trouvent que Carla elle est trop sympa et ne rêvent que d'une chose, claquer du fric ostensiblement comme le nabot qu'est au pouvoir. Dans leurs têtes, ou ce qu'il en reste, la démocratie est déjà morte, ils sont prêts à obéir aveuglément au premier opportuniste venu, ce qu'ils font d'ailleurs. La politique et la réflexion qu'elle devrait entraîner ne passionnent plus grand-monde. Quand on leur parle, la plupart nous sortent le refrain habituel : "Ben tous les goûts sont dans la nature, et puis on a le droit de faire ce qu'on veut", même si c'est con.


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