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Le blues et l'irresponsabilité - les militants PS après les européennes

Publié le 28 juin 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

562590_10341965-o.gifJe viens de lire cet article concernant "le blues" des militants PS. Et je pense qu'il faudrait vraiment commencer à se poser les bonnes questions.

Sur le plan des politiques d'harmonisation des budgets nationaux européens, PS et UMP, et Modem, et Europe Écologie, partagent plus ou moins la même vision qui tient du monétarisme économique : des taux d'intérêts très élevés, une politique de réduction drastique des dépenses publiques (rappelons qu'elle a commencé avec le gouvernement Jospin et la Loi d'Orientation Loi de Finances), quitte à privatiser Éducation ou transports ferroviaires, ou Poste. Cela c'est ce qui est en train d'arriver. Sans parler de la laïcité complètement mise à mal, et là il faudrait faire des compromis inacceptables avec des coutumes qui nient la liberté des femmes, ou de l'individu ? Tout en niant le danger ?

Qu'est-ce que l'on propose là-dessus ? Rien de tangible.

Pourtant la politique monétariste n'est pas une seconde une fatalité, elle a même prouvé son inefficacité. Ce n'est pas grave, on laisse tout recommencer comme avant le début de la Crise sans protester. Alors que c'est là qu'il aurait fallu se manifester.

Cette politique n'a aucune incidence pour les plus riches, de la classe moyenne supérieure aux bénéficiares de "stock-options" grasses et bien juteuses. Par contre, elle paupérise la classe moyenne inférieure et tous les précaires un peu plus chaque jour. Il n'y aura bientôt plus de classe intermédiaire. Or, la précarité n'est pas le thème principal des discussions au PS. Il en est qui veulent réfléchir sur des grands thèmes, à la manière du philosophe de comptoir entre la poire et le fromage, ils veulent que l'on prenne du temps, alors qu'il y a urgence sociale ; il y a ceux qui votent ce qu'ils veulent sans réfléchir aux conséquences, agissant en consommateurs, d'autres qui votent UMP sans le dire car pourquoi voter pour la copie ? On ne fait que s'opposer qu'à une personne (Chouchou Ier talonnettes) mais pas assez au fond, à ses idées, car d'aucuns parmi les dirigeants du PS les partagent en fait. Voilà le hic.

La précarité tangible, concrète, réelle, quotidienne est-elle le point principal du programme du PS ? Non.

Pourquoi donc ? Il y a des militants qui en parlent un peu comme ces riverains du Canal Saint Martin qui les premiers temps trouvaient ça sympa les tentes Quechua puis finalement au bout de trois semaines ont eu le réflexe égoïste ou petit-bourgeois d'appeler les flics, car la pauvreté en parler ne fait pas de mal mais s'y confronter est plus dur. Il y a aussi ceux qui s'en foutent, clairement, et sans s'en cacher.

Quant à moi j'aime beaucoup les beaux discours bien tournés, mais maintenant, je voudrais plutôt du concret....


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