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Les comédies nanardeusement superbes des années 70/80

Publié le 29 juin 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

la_situation_est_grave_mais_pas_desesperee.jpgParfois, j'ai des crises de cinéphilie honteuse, des envies de nanars bien giboyeux, des films d'horreur italiens des années 80 aux comédies à la con de notre belle France des années pompidolienno-giscardiennes. C'était le bon temps. gràce à la TNT, on peut le revivre car les nouvelles chaînes raclent les fonds de tiroir pour économiser un maximum de pognon, comme hier avec "la situation est grave mais pas désespérée", dans lequel on retrouve Jean Lefèbvre, Maria Pacôme, Michel Serrault et Daniel Prévost qui cachetonne pour la plupart tous dans ce genre de "comédie" écrite avec les pieds et filmé par un type qui pose la caméra puis s'en fout. Bizarrement, ça reste moins nul que la plupart des comédies actuelles (par exemple "le missionnaire" avec Bigarrggh...euâârk) que ce soit au cinéma ou à la télévision : sur TF1 c'est simplement débile, sur France Télévisions, c'est débile ET didactique).

C'était bien, j'ai regardé presque jusqu'au bout, je dis presque car je risquais l'attaque cérébrale sinon. Le scénario est inexistant, les acteurs sont en roue libre, c'est à qui en fera des tonnes, ou cabotinera le plus ; parfois même ils rigolent des répliques de l'autre. On n'y comprend rien, il y a une histoire d'arnaques immobilières mêlées à des amants dans le placard, une bonne qui s'évanouit tout le temps, Prévost qui joue un flic de l'anti-gang, Serrault, un ministre qui pousse des cris aigus comme Zaza Napoli dans "la Cage aux folles", Lefèbvre un promoteur immobilier et Maria Pacôme une femme de médecin que l'on croit mort mais qui ressuscite à la fin, et qui est aussi comtesse. Je crois comprendre ce qui a attiré Serrault là-dedans, c'est comme dans un film de Mocky, l'acteur fait ce qu'il veut, ou alors c'est le règne du système D : par exemple pour figurer deux types dans un ascenseur qui monte on leur demande de plier et déplier les genoux (logique). Il ne manquait plus que Marthe Mercadier, la reine de ce genre de pantalonnade-couillonade.

Dans le même esprit, mais là je dois avouer que même moi, je ne peux pas, il y a les bidasseries tournées au kilomètre jusqu'en 1985, où l'on recyclait des acteurs "underground" comme Jacques Feyder. Pour les réalisateurs de ces trucs, l'humour s'arrêtait à l'almanach Vermot 1825, tout comme les films avec "les Charlots", certains les trouvaient vulgaires à l'époque maintenant un gamin de dix ans en connaît largement plus en grossièretés et saloperies obscènes rien qu'en surfant deux minutes sur Internet. Il était toujours question d'un colonel peau de vache mais con, de troufions sympas et débrouillards, et d'un pensionnat de jeunes filles juste à côté, les actrices qui jouaient les pensionnaires avaient souvent du mal à faire croire à leur ingénuité supposée. Bien au-dessus, bien que parfois d'un humour un peu opaque (ceux scénarisés par Topor dont "les malheurs d'Alfred"), il y avait les films de Pierre Richard, dont certains réalisés par lui-même, les meilleurs étant "les grands blonds", il ya jouait le même rôle, un naïf mais pas tant que ça aux prises avec des cyniques pleins d'argent, il avait des copains plus sûr d'eux que lui joués par Henri Guybet ou Aldo Maccione, qui joue quand même dans un petit bijou que l'on trouve en fouillant ce tas d'ordures : "Pourquoi pas nous ?". J'allais oublier le bas du panier avec les adaptations de Reiser et Wolinski par Claude Confortès ou Francis Perrin, immense comique français zézayant.

Ci-dessous "je sais rien mais je dirais tout"...


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