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Richard Millet le dernier homme : sur Désenchantement de la littérature

Par Juan Asensio @JAsensio
Caspar David Friedrich, Der Wanderer über dem Nebelmeer (Le Voyageur contemplant une mer de nuages), vers 1818.«Mon cas, en bref, est celui-ci: j'ai complètement perdu la faculté de méditer ou de parler sur n'importe quoi avec cohérence», Hugo von Hofmannsthal, Lettre de Lord Chandos et autres textes (Gallimard, coll. Poésie, 1992), p. 42.
166410f03a6a98b9153305cf48f869f0.jpgAvant-propos
Étrange petit livre que Désenchantement de la littérature, agitant mille idées, n'en développant réellement aucune, enchaînant des phrases qui semblent ne pouvoir se résoudre à conclure, désireuses avant tout de traduire le cheminement intellectuel de l'auteur (et plus que cela, les idées recouvrant les idées, les mots faisant naître d'autres mots, la phrase chutant à quelques bons kilomètres de son point de départ et, en fin de compte, le raisonnement ayant été comme instantanément vaporisé, sublimé, sans que nous puissions rien en retenir), à maintes reprises aussi déroutant, fascinant, brouillon, que Harcèlement littéraire était plat, bête, journalistique, réduit à un faux dialogue entre un écrivain apparemment bien content qu'on l'interroge et deux plaisantins ne comprenant apparemment pas grand-chose aux réponses qu'il leur livrait.
S'agit-il encore d'un brûlot, tout de même d'une autre portée et surtout d'une tout autre écriture que le lavement pour professeur sur le retour rédigé à la hâte par Tzvetan Todorov, bizarrement revenu de ses lubies et s'émouvant, tout…

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