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Le très grand défouloir libéral – à propos du « Spring Break »

Publié le 10 août 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

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Je viens de voir un reportage sur cet événement américain, un million d'étudiants. La destination privilégiée des spring breakers nord-américains est le Mexique, avec les villes de Cancun, Acapulco ou Puerto Vallarta et la Floride à Panama City Beach, largement rendue populaire dans les années 80 par MTV. Au départ, on trouverait ça presque sympathique, des fêtards contre la bêtise de pentecôtistes qui viennent leur affirmer qu'ils vont aller en enfer, et puis à bien y réfléchir c'est la même sottise qui s'y manifeste, mais dans l'autre sens. Tous ces étudiants, souvent fils de bonne famille, friqués, bien élevés en théorie, montrent bien que tout cela n'est qu'un vernis et qu'au fond ils restent aussi primaires que l'on imagine l'être notre ancêtre australopithèque, boire, bouffer, baiser et s'éclater parfois dangereusement avant de passer une vie à se soumettre aux diktats libéraux-libertaires.

Tous ces fêtards deviennent « traders », jouant avec la vie de millions de personnes en jonglant avec l'argent des entreprises, sans scrupules, s'enrichissant pour toujours plus dépenser, et rester soumis. On ne s'étonne pas finalement du désastre de la Crise actuelle ; d'autres s'engagent dans l'armée US après avoir dégommé de l'irakien sur un jeu vidéo.

On leur lâche un peu la bride pendant le « Spring Break », la police n'intervient que très modérément, on ne punit pas les chauffards, à peine les violeurs. Les petits étudiants qui deviendront des notables honorables n'y sont pas autre chose que des porcs, les petites filles sages qui viennent ici s'encanailler rêvent de cro-magnons virils et brutaux, pas de séduction ni de jeu amoureux ici, on en est resté au basique. Ils m'ont rappelé ces étudiants français, pleins de bonnes intentions quant à l'apprentissage de leur culture, et fascinés par les expressions les plus basses de ce qu'ils s'imaginent être leur identité virile. Ils se clament bon garçons et se voient en hommes-singes. Seul comptera de toutes façons l'enrobage, même pas besoin d'être vraiment cultivé.

Tout cela est parfaitement normal dans notre société où seule compte la satisfaction immédiate du plaisir. Tout le reste n'est qu'hypocrisie car il n'y a plus rien d'autre comme valeurs communes, si j'ose dire. Et le net n'est que trop souvent une sorte d'immense "Spring Break" continu qui permet le défoulement des pulsions les plus basses.

Ci-dessous des spring-breakers français en quelque sorte, surtout pour la phrase : "Je veux être un voyou, vrai de vrai hors la loi..." et le discours économique de Bernard Campan.


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