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Steevy et François de Closets : Même combat !

Publié le 05 septembre 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

6922446.jpgFrançois de Closets (voir ci-contre son "breuching" impeccable) réconcilie les gauchistes et les libéraux, les garçons coiffeurs télévisuels (Steevy lui aussi est contre « l'ortograffe », voir ci-contre photo avec un ami commun à lui et François de Closets)) et les écrivains de mes deux. On remarque que le discours sur l'école en général et l'orthographe en particulier est le même chez les adeptes de Milton Friedmann que chez les anciens combattants de « soissantuite » : l'orthographe est décrite comme oppressive et la culture comme élitiste. Daniel Conne-Bendit a tort de dire que son fils se rebelle contre lui en voulant devenir avocat d'affaires, il est sur la même ligne intellectuelle, il est libéral-libertaire.medium_steevy_bear1.jpg

Le français n’est pas figé, comme le prétendent ces braves gens, il est complexe, il permet d’exprimer les sentiments, la pensée, de milliers de manières. Il y a toujours eu de toutes façons le français « kiskoze » et le français qui s'écrit, une langue plus soutenue. Elles se nourrissent parfois l'une de l'autre. On oublie aussi que connaître l'orthographe permet de parler tous la même langue donc de se comprendre. On oublie aussi dans l'enseignement la notion de plaisir d'apprendre, plaisir de lire ou d'écrire, depuis l'invasion pédagogiste. L'enseignement du français doit répondre à des critères absurdes de performance, il ne faut pas enseigner Proust parce que c'est trop compliqué (le fou passe quinze pages à décrire une rose), ne pas parler de Flaubert parce que ce serait désuet : par contre tout ce qui parle du nombril des jeunes est parfait.

Cela ne favorise pas l’obéissance à une logique absurde et la dynamique du système libéral. Avoir un vocabulaire favorise la réflexion donc la liberté de pensée et l'indépendance d'esprit. Je comprend que de Closets n’aime pas, on est moins performant au travail en entreprise, on se fait moins de fric à la bourse, et on consomme moins quand on est capable de s'affranchir du conditionnement imposé par les médias et la publicité, quand on est capable de s'ouvrir au monde grâce au langage et à un vocabulaire étendu. De toutes façons, on le sait bien, ce sont les dictatures qui prétendent appauvrir toujours appauvrir la langue pour le bien du peuple.


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