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Lotus élan rouge... - Torrents d'amour

Publié le 13 novembre 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

"Avengers mood" – Torrents d'amour

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J'ai perdu sa piste lors d'une soirée d'hiver froide et calme, d'un froid dur et pesant, d'un calme de fin du monde, le ciel était gris noir. On avait l'impression que le paysage était celui d'un studio, les bâtiments des trompe-l'oeil en bois et la nuit, les étoiles et la lune, une toile peinte. J'étais dans ma Bentley jaune et je passais devant l'Opéra espérant la voir mais elle n'y était pas. Je n'étais pas vraiment dans une Bentley, je n'étais pas vraiment John Steed, ce n'était pas vraiment Diana Rigg mais se jouer la comédie permettait de faire passer la souffrance du moment. Elle avait peut-être été enlevée par un savant fou projetant de transférer son esprit dans un corps robotique ou bien projetée dans le temps sans espoir de retour par un millionnaire maléfique et salace. Dans des aventures télévisuelles, c'est facile de se défendre contre les malfaisants, un ou deux « katas » avec un air méchant, avec de la musique « pop » très rythmée en fond sonore et les truands sont à terre.

Dans la vie, on souffre plus.

Ce soir, John Steed était triste, et n'arrivait pas à retrouver son flegme légendaire ainsi que son humour caustique tellement élégant auprès des demoiselles. Il nageait en plein Spleen, les ailes de l'Ennui lui cachaient la lumière. Il prétendait que ça n'avait pas d'importance, que ce n'était rien, que déjà il n'y pensait plus, mais même Mère-Grand, ou son équivalent, quand il l'appelait au téléphone, n'arrivait pas à le dérider ou lui donner envie de contrer les plans d'un ennemi diabolique et extravagant. Il croyait avoir cessé de rêver mais...

...Il se retrouva prisonnier d'un sablier géant, entouré de décors excentriques représentant les personnages d'un jeu de société policier. Il se laissait progressivement recouvrir de petits cailloux, et bientôt, seul son chapeau melon était encore visible et la poignée de son parapluie. Il se ressaisit au dernier moment, sa partenaire avait disparu, c'était à lui de la retrouver, quitte à en perdre la vie et que cela en vaille la peine. Utilisant la pointe de la canne épée dissimulée dans son « Brigg » Prince of Wales confectionné spécialement chez Trubshaw pour lui depuis longtemps. Le verre ne résista pas longtemps aux ultra-sons du dispositif spécial installé dans la pointe et le sablier se brisa, répandant les cailloux, il était libre.

« Chère Madame Peel... » dit-il pour lui-même à voix basse, sa quête pouvait commencer. Il épousseta d'un geste rapide ses habits et sortit du repère du « maître du jeu » ainsi que se proclamait lui-même un nabot d'origine continentale, ceci expliquant cela. L'affreux personnage ne se contentait pas de tuer des innocents dans ses machinations diaboliques, il faisait griller ses « scones » sans veiller à leur doré, ce qui était, vous l'avouerez, impardonnable.

Il interrogea Brodny, « l'attaché culturel » de l'ambassade du « camp d'en face », un fieffé menteur et un filou qui avait pris grand plaisir à se laisser aller aux dérives de la vie capitaliste, mais il aimait bien Steed et Steed l'aimait bien. Brodny jura ses grands dieux qu'il n'était pour rien dans la disparition de Madame Peel. Il ajouta que d'ailleurs on avait vu la Lotus élan rouge de la partenaire de Steed non loin de la maison d'une femme terrible et domniatrice fanatique de Guillaume II, des portraits du tyran ornaient toutes les pièces de sa maison. La tâche s'avérait ardue...

à suivre...(peut-être)

Ci-dessous, Chrissie Hynde est à la recherche de Steed...


THE PRETENDERS-DON'T GET ME WRONG
envoyé par pierrot77. - Regardez plus de clips, en HD !

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