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La Deuxième Guerre Mondiale ne s'est pas encore finie...

Par Amaury Watremez @AmauryWat

Yad_Vashem_interior_9354.JPG...Il semble que non. Ce n'est pas que l'on entende encore le fracas des combats et les canons tonner, mais les affrontements ne sont pas terminés sur les fils des commentaires bloguesques entre autres, ni dans le contenu des articles. On se traite de pétainiste, de vichyste, l'ennemi qui est à nos portes, est soit un stalinien, soit un nazi, deux épithètes qui empêche ceux qui seraient tentés de fraterniser avec lui. On s'envoie à la figure le génocide de l'un, les massacres de l'autre, à tout bout de champ, on finit même par connerie pure, par banaliser l'Holocauste qui sert surtout à se mettre en valeur, ce qui est ni plus ni moins qu'une offense de première bourre faite à ceux qui sont morts dans les camps. J'ai vu, moi, le « Jardin des justes », la Pierre des noms de tous les morts à Yad Vashem, et la statue du cri silencieux. J'ai entendu des déportés parler de leur vie à Varsovie, de leur douleur mais aussi de l'humanité trouvée parfois au coeur de l'obscurité.

Là-bas, à Yad Vashem, on n'y pleure pas, on n'y gémit pas, on ne se dit rien. Ou si une chose, on pense au mal dans le coeur du pitoyable primate humain qui se tient à peine debout sur ses deux pattes arrière.

Prendre la pose là-dessus me parait complètement déplacé, vulgaire, amoral, barbare, pathologiquement grotesque. Et pourtant, ils sont nombreux ceux qui n'arrêtent pas d'en jouer, en rejouer et en re-rejouer encore.

On se met souvent en valeur en surjouant son rôle de victime, j'ai lu sur un blog quelconque le récit d'un jeune homme trentenaire se présentant comme rescapé d'un ghetto alors qu'il n'a eu à souffrir aucune des atroces souffrances de ses ascendants, et qu'il n'a jamais manqué de rien ce qui est très bien pour lui. Ma compassion est grande pour lui car il a perdu toute une partie de sa famille là-bas, mais lui ne revient pas des camps, il n'y est d'ailleurs jamais allé. Il devrait s'employer à aider à extirper du coeur des hommes cette pierre noire, polie et brillante de la haine qui le pousse à refuser l'existence de l'autre.

Ou enfin, on se place du côté des bourreaux, en se prétendant « politiquement incorrect », alors que ce n'est ni plus ni moins que de l'autodestruction ou simplement de la sottise, un peu plus rarement de la provocation pour faire bisquer le bourgeois bien-pensant qui réagit au quart de tour alors que placé dans les mêmes conditions, cet invertébré aurait fait du courrier anonyme comme beaucoup d'autres, ou au mieux se serait contenté de survivre au lieu de vivre.


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LES COMMENTAIRES (1)

Par Patrick Valas
posté le 16 février à 15:45
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C'est pourquoi ce qui me frappe, et que j'ai nommé dans un articule Le râteau de la Méduse, dans cette polémique qui oppose BHL et ses critiques, c'est ce que revendique sans vergogne BHL. Il se revendique comme filosoffe, selon moi, au nom d'un concept qu'il prétend introduire dans la philosophie, celui de "Volonté de pureté", et ça s'est très inquiétant, ça résonne et raisonne avec "Qu'un sang impur abreuve nos sillons". Quant à l'horizon de la pureté de la race, c'est très inquiétant, ya bien la religion aussi ?????

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