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Une nouvelle année pour se faire publier (ou pas!)

Par Lise Marie Jaillant

Manuscrit envoyé par la poste En ce premier jour de l’année, il est d’usage de formuler des voeux. Et pour beaucoup de wannabes, la priorité numéro 1 est de se faire éditer. Encore faudrait-il que les éditeurs se décident à vraiment sélectionner sur le talent, et non sur le carnet d’adresses.

Mais comme l’écrit Olivier Bessard-Banquy*, “si l’on devine que les chefs-d’oeuvre ne sont peut-être pas repérables au premier coup d’oeil, si l’on se souvient même que des textes de Victor Hugo ou de Marguerite Duras, envoyés à l’aveugle à quelques éditeurs par de joyeux plaisantins, ont été refusés, on est forcé d’en conclure que bien des chefs-d’oeuvre inconnus ont dû être rejetés. Sans parler du fait que nombre d’auteurs refusés ont sans doute jeté leur plume aux orties alors qu’avec un peu de travail ils auraient pu devenir l’orgueil des lettres françaises ou étrangères.”

Bessard-Banquy ajoute qu’en 1992, le Figaro a envoyé le tapuscrit de “L’Après-midi de monsieur Andesmas” aux trois éditeurs de Marguerite Duras (Gallimard, Minuit, POL), lesquels ont tous refusé le texte…pourtant inscrit au catalogue des éditions Gallimard!

Je vous laisse méditer sur la petite blague que j’ai jouée à Gallimard. Et qu’on vienne me dire ensuite que les manuscrits sont sélectionnés sur leur qualité…

* Source: “L’édition littéraire aujourd’hui” (Presses universitaires de Bordeaux, 2006), pp. 218, 228.

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