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Marie Darrieussecq: Un plagiat, un amour

Par Lise Marie Jaillant

La lecture des premières pages de “Rapport de police” m’a fait l’effet d’un coup de flingue en pleine face. Comme ça fait longtemps que Marie Darrieussecq n’a plus d’idée de roman, elle réchauffe les petites guéguerres du milieu. Souvenez-vous de la tragi-comédie de bureau, avec Camille Laurens qui accusait Darrieussecq de plagiat.

Darrieussecq a illico pondu une petite réflexion bien pompeuse sur le plâââgiat. Jugez plutôt de son talent:

“Il y a une rage à vouloir être plagié.
Au début du xxe siècle Gatian de Clérambault a fondé le concept d’érotomanie : cette « illusion délirante d’être aimée », généralement d’un personnage célèbre. Concept que Lacan développa en « paranoïa autopunitive » dans sa thèse de 1932. Celle qu’il appelle Aimée, et dont il décrit le cas, en vient à tenter d’assassiner l’actrice qui obsédait ses pensées. « Elle veut faire parler d’elle », dit le flic qui l’arrête après son passage à l’acte.
Il faudrait trouver un mot, « plagiomanie », pour décrire ce désir fou d’être plagié, comme il y a un désir fou d’être aimé, et qui mène à l’illusion que la réalité (un plagiat, un amour) suit le désir.”

Bah voyons! Je sens que Darrieussecq (qui est aussi psychanalyste) nous fait une overdose de Lacan. Avec un peu de chance, elle vendra 800 exemplaires de “Rapport de police” et on aura la paix pendant deux ans (jusqu’à la prochaine logorrhée sur “le Moi traité comme un effet d’optique” et autres niaiseries…)

Pour lire les premières pages de “Rapport de police” (en PDF), c’est ICI.


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