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Contestation du CPE : exploration des racines du totalitarisme de gauche, par Germain Souchet

Par Juan Asensio @JAsensio

15/11/2007

Contestation du CPE : exploration des racines du totalitarisme de gauche, par Germain Souchet


Remise en une de cet excellent article de Germain Souchet, d'une actualité pour le moins brûlante.
Poursuivons la série d'analyses polémiques disséquant le mal français, comme disent les journalistes. Après les textes de Jean-Gérard Lapacherie, Alexandre Del Valle, voici une charge (en ce moment, elles sont légion...) pour le moins féroce signée par Germain Souchet.
En arrivant à Matignon, Dominique de Villepin s’était donné cent jours pour remporter quelques succès décisifs dans la campagne de lutte contre le chômage. Trois cents jours plus tard, le contrat première embauche (CPE) pourrait bien devenir sa Bérézina politique. Et déjà se profile à l’horizon de 2007, non pas le retour glorieux des Cendres, mais celui, pitoyable, du cadavre décomposé du marxisme, porté à bout de bras par une gauche archaïque, et dont on sent d’ici les miasmes qu’il exhale. En tête de ce cortège venu d’un autre siècle, le parti socialiste, sans doute le plus rétrograde d’Europe, qui se contente de récupérer une agitation politique qu’il ne maîtrise absolument pas; derrière lui, le parti communiste français, cette «bande de vieux fossiles, dont certains sont complètement marteaux», comme le disait si bien le comique, accompagné des partis et mouvements trotskystes dont la violence, tant verbale que physique, constitue une menace bien plus directe et tangible pour la République qu’une fantasmagorique victoire de l’extrême droite à l’élection présidentielle.
Depuis plus d’un mois maintenant, la France vit donc de nouveau au rythme des manifestations, des violences de rues, des blocages d’universités et de lycées, de toutes ces activités qui font le charme de notre pays, malheureusement incompris de nos voisins européens plus préoccupés par leur travail, leur productivité et leur croissance que par la défense de leurs acquis sociaux et de leur sacro-saint modèle social hérité d’une époque révolue… Et maintenant, le mouvement prend une ampleur nouvelle avec cette journée dite de «mobilisation nationale», traduire de prise en otage des personnes souhaitant travailler, car oui, il en reste encore au pays des 35 heures et de la Star Academy !
Ce qui est le plus frappant, lors de chacun de ces mouvements sociaux, c’est la stupidité affligeante des slogans répétés inlassablement dans les cortèges de manifestants. Les étudiants et les lycéens en grève – mais comment peut-on être en grève alors qu’on ne travaille pas ? j’aimerais bien qu’on prenne un jour le temps de me l’expliquer – semblent particulièrement apprécier celui-ci : «Chirac, Villepin et Sar-ko-zy, votre période d’essai, elle est fi-nie !». Outre que la syntaxe laisse à désirer, ce qui prouve qu’une plus grande assiduité dans les cours de français ne leur ferait pas de mal, ce slogan, qui se croit ironique, ne veut en réalité rien dire : car si leur période d’essai est finie, alors ils ne peuvent plus être licenciés sans motif… Et quand on connaît les difficultés auxquelles sont confrontés les chefs d’entreprises pour mettre un terme à un contrat de travail, on peut légitimement penser qu’ils resteront jusqu’à la fin de leur CDD prévue pour 2007. En tout état de cause, cet exemple, parmi tant d’autres, prouve que cette jeunesse souvent dorée – quand on étudie à Louis le Grand ou à la Sorbonne, je pense que le mot de «précarité» n’est pas tout à fait approprié – ne comprend rien à la réalité économique et à la façon dont fonctionne le marché du travail. Et plutôt que de défiler en adressant des ultimatums à un gouvernement issu d’une majorité démocratiquement élue, ils auraient tout intérêt à terminer leurs études et à chercher un emploi, car la vraie précarité, aujourd’hui, reste le chômage.
Malheureusement, la dialectique mise en œuvre dans les cortèges ne se limite pas à révéler des encéphalogrammes aussi actifs que ceux des grenouilles; elle est aussi souvent marquée par une extrême violence, décidément bien inquiétante. Pas plus tard que ce midi, j’ai vu au journal télévisé de France 2 – qui, comme la plupart des médias, fait preuve d’une complaisance extrême à l’égard de ce qui, selon les dires de certains, serait un «nouveau mai 68» – des lycéens brandir une banderole sur laquelle on pouvait lire : «Ville-pain au grille-pain» (sic). Au cours du même journal, une déléguée CGT de Bordeaux déclarait : «si on laisse passer cette saloperie, c’est la fin de tout» (c’est moi qui souligne). Cette violence verbale rejoint les propos tenus par Dominique Voynet lors d’un meeting commun de la gauche, quelques mois après la présidentielle de 2002 et que j’avais eu la présence d’esprit de noter : «nous communions, tous ensemble, dans la détestation de la droite» (idem). En clair, la gauche française n’a pas d’adversaires politiques, mais des ennemis. Elle rejoint ainsi les réflexions d’un certain Lénine qui, dans la continuation de Robespierre, un de ses modèles, et à l’inverse de Clausewitz, considérait que «la politique est la continuation de la guerre par d’autres moyens». Il semblerait bien que la gauche n’ait pas tout à fait abandonné les réflexes totalitaires de la Révolution française et du marxisme dont elle est très largement issue. Nous en aurons la confirmation un peu plus tard.
À la violence verbale se joint, depuis le début du mouvement anti-CPE, une véritable violence physique. Obsédés par une partie de l’échiquier politique, les médias ont cru y déceler tout d’abord la présence de l’extrême droite. En réalité, les casseurs accompagnant les fins de cortège sont très largement issus des diverses mouvances de l’extrême et de l’ultra-gauche; et si l’extrême droite se manifeste, c’est bien davantage dans des affrontements avec leurs frères ennemis de gauche qu’en caillassant pendant des heures les CRS et les gendarmes mobiles… qu’on devrait renommer immobiles pour l’occasion. Il est en effet particulièrement choquant de voir les forces de l’ordre assister, sans réagir, au saccage de commerces, à la destruction de voitures, au pillage de magasins aux vitrines éventrées.
Naturellement, elles ne sont en rien responsables : elles agissent sur ordre. Craignant sans doute des «dommages collatéraux» en cas de charge des CRS, le gouvernement a décidé de les employer pour contenir les casseurs pendant que des groupes mobiles – composés de CRS et d’agents en civil – arrêtent les fauteurs de troubles les plus violents. En d’autres termes, les CRS et les gendarmes mobiles ne font plus du maintien de l’ordre, mission traditionnelle de police administrative, mais participent à des actions de police judiciaire. En conséquence, plus de 400 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début des affrontements, selon les chiffres donnés par le ministère de l’Intérieur. Par faiblesse, par crainte des médias, le gouvernement préfère donc laisser les policiers et les gendarmes prendre des pavés en pleine figure, et renonce à défendre la propriété privée et le droit des citoyens à circuler librement. Certes, les casseurs interpellés sont déférés à la justice; mais les peines évoquées dans les journaux paraissent bien faibles en comparaison de la gravité de leurs agissements. L’État doit comprendre que dans certains cas, le recours à la justice est insuffisant. Il a le monopole de la contrainte physique légitime, ou de la violence légitime – suivant qu’on adopte la rhétorique wébérienne ou marxiste – et il doit parfois recourir à cette contrainte physique pour montrer que force reste à la loi. Face à des voyous qui ont pour but de «casser du CRS» – propos également entendus lors d’un journal télévisé – l’État doit faire du maintien de l’ordre. Toute autre attitude est un signe de faiblesse, ce qui n’augure rien de bon en cas de développement de violences à caractère révolutionnaire. Et qu’on ne me dise pas que je suis alarmiste : les émeutes de l’automne dernier n’étaient qu’un début…
Dernier élément de forme avant d’en venir au fond du dossier. Depuis maintenant plusieurs semaines, les syndicats étudiants, lycéens et de salariés réclament le retrait du CPE comme préalable à toute négociation. Mais, si le gouvernement retire le CPE, sur quoi pourrait-il négocier ? On pourrait se contenter de voir dans cette demande une manifestation – sans mauvais jeu de mots – supplémentaire du crétinisme des leaders syndicaux français. Reconnaissons que la tentation est forte… Cependant, je crains que cette dialectique ne cache quelque chose de plus grave : les syndicats et la gauche veulent imposer au gouvernement un agenda politique, veulent le forcer à discuter des sujets qui les préoccupent, au mépris des priorités de la représentation nationale. Notons au passage que le Premier ministre ne peut juridiquement pas retirer le CPE : puisqu’il s’agit d’une loi votée par le Parlement, seul le Parlement pourrait l’abroger. Mais serait-il démocratique de contraindre l’Assemblée Nationale et le Sénat à se dédire un mois et demi après avoir adopté un texte ?
Une nouvelle fois, la gauche française montre son mépris de la démocratie représentative. Interrogé la semaine dernière sur France Inter, le (pseudo) philosophe Michel Onfray justifiait la nécessité pour la représentation nationale de céder aux demandes de la rue quand elle cessait de représenter la volonté du peuple. Avec son apparence de démocratie directe, le raisonnement peut paraître séduisant, mais il est en réalité très dangereux : quand peut-on dire avec certitude que le Parlement ne reflète plus la volonté nationale ? Doit-on gouverner avec des sondages et en écoutant les demandes des seuls syndicats, qui sont, comme chacun sait, très peu représentatifs ? Sans s’en rendre compte, Michel Onfray a remis au goût du jour la dialectique maurassienne de la différence entre le pays réel et le pays légal, source de la contestation de la démocratie représentative par le fondateur de l’Action Française. Quel drame ! S’étant endormie marxiste en 1989, la gauche française se réveille aujourd’hui… maurassienne ! De quoi créer une véritable crise d’identité chez ses électeurs…
Mais au fait, sur quoi porte la contestation ? À force de mélanger les sujets de revendication, on en oublierait presque ce qu’est le CPE. Bâti sur le modèle du contrat nouvelle embauche (CNE), créé par une ordonnance du début du mois d’août dernier, et qui n’avait d’ailleurs pas donné lieu à une telle opposition, le CPE est une nouvelle forme de contrat de travail réservé aux jeunes de moins de 26 ans au moment de l’embauche. Sa particularité est de prévoir, comme son grand frère le CNE, une période d’essai de deux ans au cours de laquelle un employeur peut licencier le titulaire du contrat sans donner de motif. Pour autant, la jurisprudence naissante sur le CNE montre que les licenciements abusifs demeurent interdits. En clair, un employeur ne peut se séparer de son employé sans une cause réelle et sérieuse; la période d’essai revient à inverser la charge de la preuve, ce qui veut dire qu’il appartient à la personne licenciée de prouver que son licenciement était abusif. Par ailleurs, cette personne bénéficie d’indemnités de licenciement et a droit à des allocations chômage. La loi sur l’égalité des chances, dans laquelle le CPE est institué, fait également peser sur les entreprises l’obligation de dispenser aux titulaires du contrat première embauche une formation professionnelle. Enfin, la loi permet de réduire la durée de la période d’essai par des accords entre partenaires sociaux, notamment au niveau des branches.
On le voit, il n’y a tout de même pas de quoi fouetter un chat… ni même faire crier une gargouille. Il est amusant de constater qu’en Allemagne, la grande coalition CDU-SPD (chrétiens-démocrates de droite et sociaux-démocrates de gauche) s’apprête à étendre la durée de la période d’essai à deux ans pour tous les contrats, sans que des manifestations se dispersant dans la violence ou des grèves à répétition n’émaillent le quotidien de nos amis d’outre-Rhin. Dès lors, une question, lancinante, revient sur toutes les lèvres : la France peut-elle être réformée ? Non, se lamente la droite, qui n’a pas essayé de le faire en 2002, alors que l’UMP venait de remporter 399 sièges à l’Assemblée Nationale, lui donnant les coudées franches, et que le parti socialiste était K.O debout après le cuisant échec de Lionel Jospin lors de l’élection présidentielle. Si, répond la gauche triomphante, à condition de faire des réformes plus «justes» et qui consolident le modèle social français au lieu de le détruire. En d’autres termes, les seules réformes acceptables seraient celles qui consisteraient à diminuer le temps de travail, augmenter les salaires, accroître la pression fiscale sur les «nantis», etc. plongeant la France dans un marasme économique dont elle ne se sort plus depuis les chocs pétroliers du début des années 1970.
En réalité, il me semble que la France n’est ni plus ni moins réformable que ne l’étaient la Grande-Bretagne ou les États-Unis avant les arrivées au pouvoir respectives de Margaret Thatcher en 1979 et de Ronald Reagan en 1981. Ces deux pays avaient adopté, comme tous les pays occidentaux, un modèle social basé sur le keynésianisme et l’État providence. Mais, conscients que ces modèles étaient à bout de souffle, les conservateurs britanniques et les républicains américains ont proposé une rupture radicale et proposé aux citoyens de leurs pays d’embrasser le modèle libéral. Tout ne s’est pas fait en douceur : Margaret Thatcher a dû affronter des grèves très dures, notamment dans les mines, et le président américain a eu son lot de contestations (avec les contrôleurs aériens, par exemple). Mais ils ont tenu bon et, les résultats commençant à se faire sentir, ont été triomphalement réélus, trois fois pour la dame de fer, une seule pour Ronald Reagan, conformément à la constitution américaine, mais quelle victoire ! Par la suite, ni les travaillistes de Tony Blair ni les démocrates de Bill Clinton n’ont remis en cause l’héritage libéral de leurs prédécesseurs.
Dans le même temps, en 1981, la France faisait le choix du programme commun de la gauche, de François Mitterrand et de l’entrée de ministres communistes dans le gouvernement de la République française… Évidemment, pour faire face aux défis de la modernité, ce n’est pas l’idéal. En 1986, en 1993 et en 2002, alors que la gauche était logiquement balayée, ses résultats étant catastrophiques dans tous les domaines, la droite n’a jamais osé mettre en œuvre une réelle politique de rupture. Elle s’est toujours contentée de faire des aménagements, comme ce fut le cas en 2002 pour la loi sur les 35 heures. Ce faisant, elle a chaque fois donné raison à la gauche : si elle n’abolit pas les 35 heures, c’est qu’au fond, cette réforme n’était pas aussi néfaste qu’elle l’avait prétendu lorsqu’elle était dans l’opposition. Le drame de ces vingt dernières années, c’est que la droite française a perdu la bataille idéologique en laissant prospérer les thèses de la gauche et en reprenant même à son compte, comme aux lendemains du référendum sur la constitution européenne, l’idée imbécile de vouloir sauvegarder le modèle social français, producteur de chômage et, précisément, de précarité… Dès lors, il n’est pas surprenant qu’après trois ans et demi de politique sociale-démocrate, l’UMP suscite un rejet acerbe de sa première tentative d’ébauche de libéralisation du marché du travail. La majorité, en un sens, paye le manque de courage de Jean-Pierre Raffarin (si, souvenez-vous, il fut Premier ministre de 2002 à 2005…).
La droite manque donc de courage et surtout, n’a pas été capable de développer un projet de société authentiquement libéral, c’est-à-dire fondé sur la valorisation de la liberté et de la responsabilité; ce n’est pas un scoop. Mais cela n’explique pas tout. Une question demeure : pourquoi la gauche française refuse-t-elle ce que tous les partis de gauche européens ont accepté ? Pourquoi le SPD allemand ou les travaillistes britanniques, par exemple, nous paraissent-ils plus libéraux que l’UMP ? Pourquoi le parti socialiste, apparemment de centre gauche, continue à employer des dialectiques marxistes (j’ai personnellement entendu François Hollande déclarer, à trois reprises, lors de la campagne référendaire de l’an dernier, qu’il fallait lutter contre le «capitalisme»; il n’a pas dit contre le «libéralisme»…) ? L’explication m’est venue en écoutant Michel Onfray, interrogé la semaine dernière par Stéphane Paoli. Répondant à une question d’un auditeur sur l’épicurisme, l’auteur du
Traité d’athéologie a résumé cette philosophie de la manière suivante : «le plus grand bonheur pour le plus grand nombre». Et il ajouté que cette doctrine avait aujourd’hui une grande validité politique.
On touche ici à la principale racine du totalitarisme de gauche : la volonté de faire le bonheur des peuples par la politique. Au moment de la Révolution française, Saint-Just lançait cette phrase terrible : «le bonheur est une idée neuve en Europe». La même idée est sous-jacente au marxisme, avec ses fameux «lendemains qui chantent». Or, vouloir faire le bonheur des peuples aboutit toujours au totalitarisme, car ce projet implique nécessairement de définir arbitrairement et de manière uniforme ce que le bonheur doit être, puis de l’imposer à tous. Et, si besoin est, d’éliminer ceux qui s’y opposent. C’est ainsi que des représentants de la Convention en mission en Vendée écrivaient au général Haxo : «Il faut que la Vendée soit anéantie parce qu’elle a osé douter des bienfaits de la liberté» (1). C’est également au nom du bonheur, sans doute, que des millions de paysans ont été affamés par Staline en Ukraine dans les années 1930, que 65 millions de Chinois ont péri sous le régime de Mao Zedong… On pourrait multiplier les exemples pour montrer que, quand l’État veut faire le bonheur de ses citoyens, il n’arrive en général qu’à faire le malheur de tous.
Malgré cela, la France conserve dans ses médias et ses écoles une complaisance coupable à l’égard du marxisme, présenté comme un bel idéal, dévoyé par quelques régimes. La réalité est toute autre : le marxisme, de même que toute idéologie prétendant faire le bonheur des peuples, et voulant, par la voie d’une révolution, transformer l’ordre du monde, conduisent nécessairement à ces «dévoiements», car ils s’opposent à la liberté de l’Homme de définir individuellement le sens du mot bonheur.
Il est ainsi urgent de rompre avec les idéologies du bonheur, au nom desquelles tout projet libéral est violemment rejeté en France par des minorités agissantes, qui imposent leur volonté au plus grand nombre. Il est impératif que le gouvernement ne cède pas sur le CPE, non pour défendre le CPE, mais parce que la gauche en a fait une question de principe. Et il est fondamental que la droite propose enfin une vraie alternative libérale à la France, un projet politique reposant sur une idée simple : la politique se doit d’être juste et de donner à tous les moyens dont ils ont besoin pour valoriser leurs talents propres, réussir leur vie professionnelle et définir par eux-mêmes leur bonheur. L’élection présidentielle de 2007 pourrait être la dernière occasion de le faire. En cas d’échec, il n’est pas exclu que le pays s’enfonce, à terme, dans un déclin déjà amorcé, qui ne pourra que le conduire à une guerre civile larvée.
Note :
(1) Cité dans Jean Sévillia, Historiquement correct (Perrin, 2003), p. 192.

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