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La journée de la chieuse le 9 mars

Publié le 09 mars 2010 par Amaury Watremez @AmauryWat

Hier c'était la journée des femmes, ou plutôt de « La » Femme.

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Un peu partout en France, à la télé et sur les places publiques on célébrait cet événement mis en place en 1977. On pourrait parler vraiment des souffrances faites aux femmes tous les autres jours mais hier n'était pas le sujet, il convenait de stigmatiser le « matcho », le phallocrate, celui qui regarde le cul des filles avant de les regarder dans les yeux. J'ai par exemple regardé deux minutes du « Grand Journal » présenté par Ariane Massenet, festival de gloussements et de ricanements de basse-cour où les femmes présentes ressassaient finalement les pires stéréotypes des pires mysogines : les femmes ça aime les fringues, ça aime le « pipeaule », ça aime séduire et ça ne pense qu'à plaire aux « mecs », ce n'était pas des femmes c'était un poulailler de pondeuses avec comme pondeuse en chef Ariane Massenet dont les pare-chocs semblent avoir bénéficier des miracles de la médecine moderne.

Je sais, bien vite on va m'accuser d'être moi-même un « matcho », un affreux phallocrate, mais, merdalors, ce n'est quand même pas de ma faute si moi je suis issu d'un plus gros morceau que la côte surnuméraire d'Adam.

Que voulez-vous, je ne suis pas comme ces mâles hypocrites qui ont passé la journée d'hier à prétendre que « oui la journée de la femme ça devrait être tout les jours » et « pourquoi que ça serait qu'une seule journée », à ceux-là je demande simplement une chose : est-ce que ça a marché pour « pécho » ? (comme disent les djeuns et les animateurs branchouilles, ce qui signifie que l'on demande si l'individu interrogé a pu aller jusqu'au bout du simulacre de la reproduction avec une partenaire ou n'importe quel accessoire adapté à cet effet). J'ai aussi écouté sur Internet la chronique vanté par beaucoup de « matchos » réels quant à eux, ou plutôt de frustrés trouvant là un défoulement, de Carlier. Celle-ci qui parlait de « famsters » était tout simplement nul et peu drôle, elle ressemblait aux rancoeurs exprimées par une grosse commère contente d'elle au marché : « les femmes de maintenant, c'est plus comme avant, elles veulent toutes séduires et gagner du pognon, elles savent plus ce qu'elles veulent les conn's » comme je l'ai entendu dire à une ménagère.

Cela dit, cette commère n'aurait pas tort, les femmes actuelles ne savent plus trop ce qu'elles veulent, elles désirent un homme, un vrai, un dur, un tatoué mais qu'il sache aussi cuisiner les rognons au madère, et là je ne fais que paraphraser l'illustre thérapeute experte, très experte, le docteur Folly, complice de Desproges sur les ondes. Et pleurer avec elles devant un film de filles, pour ensuite les prendre dans ses bras voluptueux (là c'est moi qui rajoute).

D'ailleurs les gars, je m'adresse à vous, c'est bien si le film est triste mais pas trop. Parce que ça gâche tout. Un séducteur à bas pris de ma connaissance avait choisi d'emmener une jeune donzelle voir « La Liste de Schindler », pour ensuite lui faire subir quelques outrages avec son consentement. Malheureusement, sortis du cinéma, ils étaient tous deux tellement démoralisés, que lui n'avait plus envie de bagatelle et qu'elle avait trouvé une excuse parfaite pour laisser là ce raseur. Ce qui est plus dur est d'aller voir un film plus chaud avec une amie tellement cultivée et intelligente, et qui met des mini-jupes, par chaud j'entend genre « Basic instinct » ; et résister à l'envie de vérifier si oui ou merde elle ressemble à Catherine Trammel, le personnage principal du film, ainsi qu'elle le prétend. Bien sûr elle en parle beaucoup mais elle ne fait qu'en parler. Il y a également le souvenir ému de cette jolie brune qui a prétendu qu'elle pourrait rejouer la scène du restaurant de "Quand Harry rencontre Sally".


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