Magazine Culture

“Invisible” de Paul Auster – Polar, délire postmoderne ou conte macabre?

Par Lise Marie Jaillant

Il y a des écrivains qu’on préfère fuir. A priori, Paul Auster en fait partie. L’Américain qui plait aux Français, c’est toujours mauvais signe: il faut s’attendre à une bouillie illisible devant laquelle s’extasient les journalistes de Télérama.

Je n’avais donc jamais lu Paul Auster, jusqu’à ce que je tombe sur “Invisible” (qui vient juste d’être traduit chez Actes Sud). J’ai lu ce roman sans savoir à quoi m’attendre. L’expérience est assez ahurissante: changement de points de vue et de genre (polar, délire postmoderne ou conte macabre?) – et pourtant, le tout est très lisible.

Voici le début du roman: "C'est au printemps 1967 que je lui ai serré la main pour la première fois. J'étais alors étudiant en deuxième année à Columbia, gamin ignorant affamé de livres et pétri de la conviction (ou de l'illusion) que je deviendrais un jour assez bon pour me dire poète et, parce que je lisais de la poésie, j'avais déjà rencontré dans L'Enfer de Dante son homonyme, Bertran de Born, poète provençal du XIIe siècle, tenant par les cheveux sa tête coupée qu'il balance d'avant en arrière comme une lanterne. (...) Lorsqu'il se présenta sous le nom de Rudolf Born, mes pensées allèrent aussitôt au poète. Born comme Bertran ? demandai-je."

Vous pouvez bien sûr fouiner du côté du Monde pour en savoir plus sur le livre. Mais je vous conseille plutôt de découvrir ce roman comme je l’ai moi même découvert: moins vous saurez à quoi vous attendre, plus la lecture sera intéressante…


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Lise Marie Jaillant 301 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines