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Militons sans mirlitons, ni tambours, ni trompettes

Publié le 30 mars 2010 par Amaury Watremez @AmauryWat

2-photos-people-politique-images-segolene-7-Segomania-chez-les-militants-aout-2006-Segolene-Royal_galleryphoto_paysage_std.jpgJ'ai un peu de mal avec la psychologie militante actuelle, je dis bien actuelle, j'ai bien conscience que sans des militants des époques héroïques je ne bénéficierai pas d'autant de droits que maintenant (ce ci posé à l'intention des militants qui me liraient), que décidément je ne comprend pas. J'ai du mal avec la psychologie de groupes en général et tout ce qui implique de suivre un groupe justement, sans réfléchir et en laissant son libre-arbitre de côté ou son discernement.

Je suis comme Brassens, « mourir des idées d'accord mais pas trop vite, et pas tout de suite ». Le militant est prêt à mentir pour sa cause ou l'homme providentiel (ou la femme) qu'il défend, quitte à sombrer dans le ridicule ou le grotesque, ou le tragique quand le militantisme confine au sectaire.

C'est pratique pour les gourous et gourouesses (c'est plus rare mais elles ont le même genre de sexualité exigeante, comme les gourous, elles la conçoivent parfois en groupe) pour s'équiper à peu de frais en électro-ménager et HI FI de pointe sans oublier le Jacuzzi et la douche avec palpeurs intégrés. L'un d'eux avait besoin instamment d'un bain à remous pour deux pour mieux méditer. On promet à peu près n'importe quoi aux frustrés et aux insatisfaits, aux blessés de la vie et ça marche.

Encore mieux que Conforama.

C'est renoncer à sa liberté, même si l'on prétend la défendre, c'est travailler seulement pour les puissants, enfin tout est relatif, cela dépend. J'en connais de ces sherpas de partis politiques, jamais, au grand jamais, sur la photo dans les journaux et qui laissent la place une fois les élections remportées aux opportunistes qui savent comment flatter l'égo du notable local. On l'appelle A de rares exceptions, le militantisme est une farce grotesque, il s'agit surtout de sauver l'emploi d'un baron ou d'un petit marquis de ce qui reste de la République. Il existe des militants, et des militantes, capables de se lever à cinq heures du matin pour tracter dés l'aurore devant la gare SNCF, emmitouflés dans leurs écharpes et boudinés dans leurs manteaux étriqués alors que Phoebus ne darde pas grand-chose sur la ville endormie ; ou bien sur les marchés à l'heure ou bobos bios et péquenots locaux n'y traînent jamais les guêtres.

Souvent, celles et ceux qui tractent sont usés par leurs activités, mais ils continuent d'y croire alors que rien ne change et surtout pas les privilèges des uns ou des autres. Ils sont bien coiffés, la raie bien rectiligne, la chemise repassée, le sourire de rigueur ils sont prêts à faire preuve de pédagogie avec une patience infinie, (patience naissant en fait de leur propre autisme idéologique) pour convaincre les indécis.

Cela dépend des partis, où les qualités et les défauts et le louque sont différents selon les opinions. Au PS, on porte souvent l'anorak vert ou noir, ou la parka, et le chapeau de gaucho, pour les hommes, les élus ayant le privilège du manteau léonblumesque.

Les plus insupportables sont les écolos, les verts-pastèques et les « Umpistes », le pire étant dans ce cas les militantes.

J'ai horreur, une sainte horreur, de la militante écolo, presque autant que d'un ou une européaniste qui essaierait de me faire croire que l'Europe m'apportera la paix, le bonheur et la félicité, à ne pas confondre avec les femmes ou les hommes soucieux de bien vivre et qui sont simplement de bon sens quant au gâchis des ressources, la militante écolo est pour moi une espèce des plus nuisibles, une de mes plus grandes craintes, je me signe rien qu'à la voir approcher, j'invoque le noms des saints, elle est incapable de remettre en causes ses certitudes, psycho-rigide, imbue d'elle-même et de ses opinions, castratrice et cinglante quand on ose la contredire, elle aurait finalement besoin d'une bonne paire de gifles. Elle est toujours ultra-positive, elle rappelle une caricature de cheftaine scoute. Elle aime le naturel, le simple mais elle raisonne sur le sujet comme un créatif de pub pour gel-douche.

Elle a un mari ou un petit ami qui portera bientôt leur gosse sur son ventre comme les femmes africaines. Il dit oui à tout, il est gentil et effacé, ou bien c'est un nouveau mâle, qui pleure à « Bambi » et regarde les films de filles avec sa compagne et ses copines en pleurant à chaudes larmes avec elles. Elle le traite comme un affreux phallocrate mangeur d'andouillettes et buveur.

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On me dira que ce portrait correspond à toutes les épouses ou bonnes filles frustrées et ayant besoin de compenser par autre chose pour sublimer, ceci pour faire de la psychologie de base.

Les militants UMP sont souvent tout autant insupportables, tout comme ceux du Modem, qui eux, sont infiniment persuadés que le chef a raison de parler dans le désert et parler aux murs (c'est un peu le cas pour tous les chefs politiques il est vrai). On les voit fiers de leur adhésion, grégaires et dociles, hilares en tongs sur les plages en été, hilares sur les marchés, revêtus du ticheurte du mouvement avec le portrait du lideure en pied ou souriant de toutes ses dents retouchées.

Ce qui me gêne dans le militantisme c'est donc le troupeau, la meute, l'approbation inconditionnelle sans même se soucier des conséquences.


Les Inconnus - La grève
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