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Valérie Scigala, Jean-Yves Pranchère, Emmanuel Regniez en procédure contre Juan Asensio

Par Juan Asensio @JAsensio
Valérie Scigala, Jean-Yves Pranchère, Emmanuel Regniez en procédure contre Juan AsensioCrédits photographiques : Desmond Boylan (Reuters).


«Quiconque approuve les actions, outrage la parole et l'action et se rend doublement méprisable. Cette sorte de métier existe toujours. Ceux qui actuellement n'ont rien à dire parce que les actes ont la parole, continuent de parler. Que celui qui a quelque chose à dire se montre et se taise !»
Karl Kraus, En cette grande époque [1914], in Cette grande époque précédé d'un essai de Walter Benjamin (Petite Bibliothèque Rivages, 1990), pp. 170-1.

En commentaire d'une note récente où elle cite un long passage d'un texte de Renaud Camus (qui donne sa version de la querelle des Infréquentables et exprime sur ma personne un sentiment très négatif qui, lorsque j'évoquai ses ouvrages et l'aidai dans ses démarches éditoriales, n'était bien évidemment pas de mise, comme le prouvent ces passages de L'Isolation. Journal 2006 publié par Fayard en 2009 aux pages 295, 428, 438-439), Valérie Scigala affirme que la procédure qu'elle a lancée contre moi, avec deux autres personnes, Jean-Yves Pranchère et Emmanuel Regniez, n'est pas une plainte contre une personne mais contre ses actes et ses méthodes.
Sauf erreur de ma part, c'est bien moi qui ai reçu cette plainte commune.
Je me contenterai ci-dessous de rappeler quelques faits, sans autre forme de commentaires, à la différence de Valérie Scigala, dans la note citée plus bas, et de son Conseil, Maître Antoine Gitton, qui n'a pas hésité à écrire à Pierre Jourde (en réaction à cette note qui évoquait marginalement notre affaire), lequel a reproduit le courriel de l'avocat sur son blog.
Je réserve ces commentaires*, nul ne m'en tiendra rigueur je l'espère, pour le jour de mon audience au tribunal.
Exposition des faits consécutifs à la mention, par Valérie Scigala, d'une instruction en cours (sic : il s'agit bien évidemment d'une procédure) contre le prévenu (Juan Asensio)
Le titre récent de cette note (L'avis de Renaud Camus sur le comportement de Juan Asensio) ne correspond plus à son url, puisqu'il a été changé après quelques jours de mise en ligne.
La note inititiale comportait encore un titre et une url similaires, comme l'attestait la version conservée en cache par Google avant la date du 21 juin.
Le 15 octobre 2009
Garde à vue de 12 heures (y compris, donc, enfermement dans une cellule) dans les locaux de la Brigade de Recherche de la Gendarmerie de Boulogne-Billancourt. Quatre notes publiées sur Stalker ont été préalablement supprimées par mon hébergeur (l'une d'entre elles était vieille de plus de deux ans, à l'abri donc de toute poursuite puisque, en droit de la presse, il y a prescription au-delà d'une période de trois mois).
Une de ces notes exposait, captures d'écran à l'appui, les propos tenus par les plaignants à mon encontre sur un groupe créé par Valérie Scigala sur Facebook, intitulé Ceux qui pensent que Juan Asensio déshonore la blogosphère française.
Ce groupe a été supprimé par Facebook pour violation des règles de confidentialité.
Le 18 juin 2010
Convocation devant le délégué du Procureur de la République de Paris du prévenu, Juan Asensio, mis en cause pour des faits d'accès frauduleux dans un système de traitement automatisé des données et atteinte au secret des correspondances émises par télécommunications.
Un rappel à (et de) la loi (lecture de passages du Code pénal relatifs aux chefs d'infractions mentionnés) m'est fait, ce même jour.
Le 18 juin 2010
Citation à comparaître devant la 17e Chambre du Tribunal correctionnel de Paris, à la demande de: Monsieur Jean-Yves Pranchère, professeur agrégé de philosophie, Madame Valérie Scigala épouse Malaingre, auditrice, Monsieur Emmanuel Regniez, professeur certifié, ayant tous trois pour conseil la SELARL Antoine Gitton Avocats représentée par Maître Antoine Gitton, ayant signifié au prévenu Juan Asensio, critique littéraire (sic), les faits suivants, commis notamment à Paris les 17 (un de mes commentaires suivant cette note) et 22 mars 2010 :
1) Délit d'injure envers un particulier par un moyen de communication au public par voie électronique, délit prévu et réprimé par les articles 29 alinéa 2, 33 alinéa 2, 42, 43, 48-6e de la loi du 29 juillet 1881 ainsi que par l'article 93-3 de la loi no82-652 du 29 juillet 1982,
2) Délit de diffamation envers un particulier par un moyen de communication au public par voie électronique, délit prévu et réprimé par les articles 29 alinéa 1, 32 alinéa 1, 42, 43, 48-6e de la loi du 29 juillet 1881 ainsi que par l'article 93-3 de la loi no82-652 du 29 juillet 1982,
ces deux chefs d'infraction ayant été commis en état de concours d'infraction (article 132-2 du Code pénal).
Le procès lui-même est prévu à la rentrée 2010, une première audience (technique, si j'ai bien compris) ayant lieu dès le 17 septembre 2010.
Les plaignants demandent au tribunal de :
1) condamner le prévenu, à titre de dommages et intérêts et de frais d'avocat, à leur verser les sommes suivantes :
Jean-Yves Pranchère : 12 000 euros plus 3 000 euros
Valérie Scigala : 12 000 euros plus 3 000 euros
Emmanuel Regniez : 7 000 euros plus 1 500 euros
2) ordonner la publication de la décision à venir, par extrait, dans un encart en haut de la page d'accueil de Stalker, pendant une durée d'un mois,
3) ordonner, au chef des condamnations civiles, l'exécution provisoire de la décision à intervenir, nonobstant appel et sans caution,
4) condamner le prévenu en tous les dépens.
Le 21 juin 2010
Réception d'une nouvelle convocation prévue, devant le même délégué du Procureur de la République, le 2 juillet. Le prévenu Juan Asensio apprend, en téléphonant au service concerné que, cette fois-ci, sera discutée une mesure financière tendant à favoriser la réparation du dommage causé à M. Jean-Yves Pranchère, etc. Deuxième convocation reportée au 24 septembre.
Actualité réelle, donc invisible
La Chanson d'amour de Judas Iscariote, mon dernier livre.
* Il va de soi que chacun de mes propos exposés dans cette note, tout comme ceux que je réserve pour ma défense, peuvent être prouvés par des pièces dont les juges prendront connaissance le moment venu.


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