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Ian McEwan, "On Chesil Beach"

Par Lise Marie Jaillant

http://www.themanbookerprize.com/imgs/library/media/On_Chesil_Beach-Ian_McEwan.jpg

Un de mes défauts: je parle parfois trop vite.

Une de mes qualités: je suis capable de lire un texte, indépendamment de son auteur (sympa ou pas sympa) et de ses autres ouvrages.

Donc mea culpa, j'ai jugé Ian McEwan trop rapidement. "Atonement" ("Expiation") m'était tombé des mains: la mise en abyme, très peu pour moi, ça me rappelle les pires jours du nouveau roman.

Mais je me suis dit qu'il fallait redonner une chance au bonhomme, et j'ai emprunté son dernier roman, "On Chesil Beach".

Au début, la narration omnisciente m'a agacée. Le côté "voilà ce qui va se passer, et mes personnages ne le savent pas encore", très peu pour moi. 

Mais très vite, je me suis laissée prendre par l'histoire. ça se passe dans les années 1960: Edward et Florence viennent de se marier et s'apprêtent à passer leur nuit de noces ensemble. Ils sont vierges tous les deux et redoutent, pour des raisons différentes, LE grand moment.

Comme le dit très bien "The Independent", Ian McEwan est très fort pour les scènes de malaise (unease). Le repas pris par les jeunes mariés est un modèle de gêne: ça m'a rappelé Tom Wolfe à son meilleur.

Pour autant, ce n'est pas un roman voyeur et nombriliste. Les scènes de flashbacks permettent de mieux comprendre la névrose de Florence et l'exaspération d'Edward (voir cet extrait).

Bref, un bon bouquin, très précis au niveau des descriptions et des sensations. Si vous comprenez l'anglais, lisez-le (sinon, il faudra attendre la traduction dans quelques mois...)


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