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Frédéric Beigbeder et son “combat d’arrière garde“

Par Lise Marie Jaillant
BeigbederBeigbeder s’est creusé la tête pour trouver des arguments contre le livre numérique. Voilà ce que cet effort pénible a donné:
le livre de Gutenberg implique un cérémonial silencieux, une forme de lenteur... un mode de vie moins stressé, plus détaché. Lire sur papier est une lutte contre l'éparpillement, le livre sur écran est une fenêtre ouverte sur le zapping. Lire sur papier, c'est comme porter un autocollant "NE PAS DÉRANGER". Lire sur écran, c'est prendre le risque d'être court-circuité. Mais il y a surtout une grande différence, plus grave. Il me semble que le numérique "égalise" tous les livres alors que le papier sacralise le texte.
Le pauvre Beigbeder ne fait que rabacher les clichés de l’élite soi-disant cultivée contre les formes de lectures populaires. Pensez au roman de gare au 19ème siècle, qui déclenchait déja les foudres des bien-pensants (la vraie lecture se fait dans un sâââlon, pas dans un train!)

Avec son combat d’arrière-garde, Beigbeder se coupe de son public. Il suffit de lire la critique que Le Reilly fait sur son blog:

Heureusement, je peux encore compter sur l’édition française pour me détourner du numérique. Merci Frédo de veiller à mes dépenses inconsidérées et de me rappeler le vrai goût des choses de la vie.

Beigbeder n’a tout simplement pas compris la séduction du numérique. Pouvoir trimballer des milliers de livres dans son sac, c’est quand même sympa pour ceux qui lisent beaucoup. Mais comme le suggère Le Reilly, l’édition française tient à préserver la tradition. Pourquoi ne pas revenir au manuscrit, tant qu’on y est? ça serait là un vrai combat d’arrière garde!

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