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Ecouter de la musique, un moyen simple pour doper son cerveau de bonne humeur et de dopamine. Nietzsche avait raison…

Publié le 24 août 2010 par Marjorierafecas
Bonne nouvelle : la musique n'est pas inutile ! Ecouter de la musique, un moyen simple pour doper son cerveau de bonne humeur et de dopamine. Nietzsche avait raison… Je viens de terminer l'ouvrage "De la note au cerveau, l'influence de la musique sur le comportement" (2010), de Daniel Levitin, un neuroscientifique reconnu mondialement et ayant travaillé également dans l'industrie musicale ; son profil scientifique très original nous propose un livre érudit et intelligent. Oui, je sais qu'il est rare d'employer le qualificatif d'"intelligent" pour un livre, mais il faut reconnaître que parfois il n'y a pas d'autre mot pour décrire la finesse d'analyse et de sensibilité d'un auteur. Le début est assez technique, notamment sur le plan musical, mais à partir de la p. 213, où sont évoqués le cerveau reptilien et la rencontre avec Francis Crick, les chapitres prennent une cadence plus rythmée et passionnante.

Bonne nouvelle : la musique n'est pas inutile ! Même si pour certains scientifiques, la musique ne serait que pure tarte à la crème, futile et comparable à une charlotte aux fraises éveillant nos oreilles gustatives, la musique est bel et bien "utile" car elle régule nos émotions et fait jaillir dans notre cerveau une véritable "chorégraphie de neurotransmetteurs". La musique permet en effet de produire de la dopamine par le biais du noyau accumbens, neurotransmetteur qui est associé au système du plaisir, et qui intervient également dans les coups de foudre amoureux ! "La satisfaction et le plaisir liés à la musique découlent de l'augmentation de la dopamine dans le noyau accumbens, à laquelle participe le cervelet en régulant les émotions grâce à ses connexions avec le lobe frontal et le système limbique".

Autre scoop non négligeable qui intéressera les célibataires : la musique a joué un rôle dans la sélection sexuelle. Darwin écrit dans la "Descendance de l'homme" : "j'en conclus que les notes et le rythme de la musique furent acquis par les ancêtres mâle et femelle de l'humanité afin de séduire le sexe opposé". Car la musique génère des émotions puissantes, pour cette raison, elle a été utilisée instinctivement pour séduire. La musique a ainsi précédé le langage, comme la queue du Paon. D'ailleurs preuve encore actuelle, que la musique est un excellent moyen de séduction : le nombre de partenaires d'une rock star peut être cent fois supérieur à celui du mâle moyen ! Il faut savoir que la créativité artistique plaît aux femmes car elle promet des "bons"gènes, alors que la richesse permet avant tout d'assurer une bonne éducation aux futurs rejetons. Ainsi, les meilleurs géniteurs ne font pas toujours les meilleurs pères… D'ailleurs à la phrase de Schopenhauer, "l'homme peut sans peine engendrer en une années plus de 100 enfants, s'il a sa disposition un nombre égal de femmes, tandis qu'une femme, même avec un pareil nombre d'hommes ne pourrait toujours mettre au monde qu'un enfant dans l'année", on pourrait rajouter "surtout si l'homme en question est une rock star" !

Nietzsche avait donc raison : sans la musique, la vie serait une erreur… D'ailleurs, Nietzsche, dans son livre La Naissance de la tragédie, a eu une intuition de génie d'opposer Dionysos, l'être débordant de vie, de mouvement, de puissance créatrice, à Apollon, symbole de la mesure, de la sérénité et la maîtrise rationnelle. Car cet antagonisme se retrouve finalement dans les neurotransmetteurs de nos cerveaux, comme entre la dopamine et la sérotonine ou l'ocytocine.

Bien entendu, il existe plusieurs façons d'écouter la musique ; l'écoute par le cerveau gauche ne produit pas le même effet que par le cerveau droit. Les parties du cerveau qui participent aux circuits de l'écoute musicale sont nombreuses et très différentes. Il a été découvert de nombreux sentiers pour parvenir au plaisir musical.

La musique est avant tout une affaire de connexions et créatrice de lien social. Dommage qu'elle ne soit pas prise plus au sérieux pour limiter les frustrations et les comportements violents…

De la note au cerveau, Daniel Levitin, Editions Héloïse d'Ormession, 2010.

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