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Journal désespéré d'un écrivain raté, Mary Dollinger

Publié le 01 janvier 2008 par Lise Marie Jaillant

Journal désespéré d'un écrivain raté, Mary Dollinger Commencer la nouvelle année avec le Journal désespéré d'un écrivain raté, ça ne donne pas forcément envie. Mais le court texte de Mary Dollinger est tout sauf déprimant.

C'est une suite de petites scénettes: Henri Beyle face à une éditrice pas convaincue par la "Chartreuse de Parme"; Emile Zola défendant les descriptions détaillées du "Bonheur des Dames"; l'éditeur d'Alfred de Musset qui lui propose d'écrire l'histoire de sa romance avec George Sand plutôt que d'obscures poèmes.

Dans une autre scénette, George Sand se heurte également à l'incompréhension des éditeurs:

J'ai lu avec intérêt votre manuscrit "La Mare au Diable". En dépit des nombreuses qualités de votre texte, il ne m'est pas possible d'envisager sa publication, celui-ci étant trop éloigné de la ligne éditoriale que je souhaite adopter. En plus, cette histoire d'une idylle, pour le moins rustique semble à contre-courant de ce que le public demande actuellement. Les coutumes de votre Berry natal, que vous décrivez avec force détails, nuisent également au rythme du récit [...]"

Vous l'avez compris, "Journal désespéré..." se veut une douce satire d'éditeurs pas toujours très lucides. Le problème, c'est que la réalité est bien plus déprimante que ce tableau gentillet. Les wannabes qui reçoivent des lettres personnalisées se comptent sur les doigts de la main. Quant à être reçu par un éditeur pour parler de son texte, c'est mission impossible.

Tout cela est bien sûr de la fiction. Mais je pense que quitte à écrire une satire, autant s'inspirer vraiment de la réalité. Et la dénoncer.

Les meilleurs passages de "Journal désespéré..." sont ceux où Mary Dollinger parle de sa propre expérience d' "écrivain raté". Enfin, pas si raté que ça puisqu'elle a fini par trouver un éditeur lyonnais, Jacques André. Mais son parcours a été long et compliqué, entre découragement et piège de l'auto-publication.

Comme quoi, quand on s'accroche, on finit par y arriver (c'était mon message d'espoir pour la nouvelle année!)


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