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Ma véritable auto-biographie

Publié le 11 janvier 2011 par Amaury Watremez @AmauryWat

Où comment je suis devenu un onaniste de sacristie réactionnaire, pseudo anarchiste de droite soutenant en fait les classes bourgeoises et exploiteuses.

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Je suis donc bien né en 1969, le 21 mai, dans l'hotel particulier de Père et de Mère à Paris dans le XVème arrondissement, et mon vrai nom est Amaury Watremez de la Seine de Touraine.

Nos gens étaient allés quérir les sages-femmes pour me faire venir au monde.

Dés ma naissance, il a été fait appel à la Maréchale Leclerc pour qu'elle soit ma marainne. Celle-ci m'entretint dans les valeurs bourgeoises et les bonnes moeurs dés que je fus en âge de comprendre.

Celle-ci me porta sur les fonts baptismaux à la Madeleine, bien entendu. L'Archevêque de Paris avait d'abord refusé de célébrer mais Père insistant et promettant d'aider ses oeuvres, le prélat, un saint homme se laissa fléchir.

Bien sûr, l'office était en latin, et il y eut ensuite une procession de pénitents habillés de rouge avec des cagoules pointues.

A l'école maternelle, il fut hors de question de me mélanger avec le vulgaire, plutôt donc d'aller à l'école Saint Youri Gagarine de Livry-Gargan, je fus inscrit par mes géniteurs dans un cours particulier où j'appris les rudiments de la vie en société gràce à quoi, je peux maintenant encore garder ce maintien et cette simplicité qui ont fait ma légende, surtout quand je sors de ma Rolls, avec chauffeur.

De temps, Père et Mère invitaient les enfants des domestiques afin de me divertir, et de me confronter au peuple et à ses coutumes grossières. Je me lassai rapidement de ce genre de divertissement qui devenait ensuite fort pénible, car je ne comprenais un traître mot du sabir qui leur tenait lieu de langage.

En primaire, bien entendu, j'avais un précepteur à domicile, le même que Bernard-Henry (Lévy), son père était un ami de la famille qui nous était très sympathique malgré ses origines populacières. Père aimait à dire que « ces gens là ont tué le Christ mais qu'ils sont néanmoins diablement intelligents et doués pour les affaires ».

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J'eus également parfois la visite de la petite Christine Angot, une enfant très nerveuse et perturbée qui va maintenant jusqu'à renier ses origines aristocratiques alors que chacun sait qu'elle s'appelle Christine de la porte de Belleville, et que sa famille remonte aux croisades.

Le soir, quand j'allais aux représentations de l'Opéra en compagnie de Père, Mère et de Bernard-Henry, il nous arrivait de passer devant les grilles de la cité Saint Joseph Staline de Saint Ouen et de nous émerveiller de l'étonnement naïf des gueux sur notre route.

Père aimait nous acheter des crèmes glacées dans une pâtisserie de Neuilly, le jeune homme qui nous les vendait parfois était malheureusement trop nerveux et peu aimable, nous n'y allions que très peu souvent.

Un jour malheureusement, il y eut un accident bête, l'un d'eux se jeta la tête la première sous les roues de notre véhicule, ce fut aussi douloureux pour notre chauffeur que la mort de celui qui se suicida avec le démonte pneu d'icelui, comme l'autopsie le prouva.

Ces deux incidents regrettables me firent prendre conscience de la brièveté de l'existence et ainsi naquit en moi une conscience politique.

Car enfin, il me semble qu'il faille vraiment préserver les avantages acquis conquis par la classe bourgeoise, ceux-ci étant gravement menacés par les hordes socialistes qui ont déferlé sur la France après le 10 mai 1981.

Quelques temps après ma puberté, Père m'emmena voir une dame charmante qui habitait visiblement toute une suite à l'Hotel Lutétia, hotel qui nous était cher pour ses références historiques.

Celle-ci m'initia aux choses de la chair, avant que je ne sois présenté aux jeunes personnes de la Bonne Société, toutes excellement élevées en batterie à la maison des Demoiselles de la Légion d'Honneur.

Hélas, celles-ci étaient souvent de basse extraction, trop basses, je cherche encore celle qui perpétuera ma lignée. Père et Mère étaient cependant désolés pour moi.

Ils avaient beau convoquer différentes promises dans notre résidence secondaire des hauts de Berck-Plage, rien n'y faisait.

Je rejetais d'emblée certains milieux parisiens du fait de leur endogamie bien trop risquée pour ma future lignée (certains ne sont même jamais allé à une messe selon le vrai rite, pas celui qui nous imposé par l'Église renégate et franc-maçonne au pouvoir depuis 1962. Ce ne sont pas là des suppositions frivoles. On sait bien que quand on écoute « Yesterday » des Beatles à l'envers on entend distinctement « Paulus VI is evil » fort distinctement).

Depuis quelques années, je me consacre à mon enrichissement culturel, ce que je peux faire depuis mon mariage avec Marie-Edmée Floristal, la fameuse héritière de la chaîne de charcuterie « tout bon, tout cochon », charmante vieille dame de 97 ans qui a décidé de m'aider à réaliser mes rêves. Je voudrais faire taire si cela était possible les odieuses rumeurs colportées sur son ancien mari depuis quelques temps : ce n'est pas parce qu'il faisait partie de « la Cagoule », qu'il était ministre de l'Agriculture de Pierre Laval et que ses enfants faisaient partie de la LVF qu'on peut l'accuser d'avoir été partial pendant la Seconde Guerre.


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