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Hanna: Natural Born Killer

Publié le 11 avril 2011 par Vodkapommemagazine

Hanna: Natural Born KillerLe réalisateur anglais Joe Wright ne donne plus dans la dentelle! En 2005, il nous a offert un Pride and Prejudice tout en finesse et a signé Atonment, une adaptation du roman de Ian McEwan, en 2007. Cette fois-ci, Wright revient en force avec son plus récent projet: Hanna. Ce thriller est un must à voir ce pringtemps.

Hanna (Saoiroise Ronan) est une jeune fille de 16 ans qui vit avec son père, Erik,  en forêt nordique (Finlande) et sauvage. Elle n’a jamais été en contact avec la société moderne et ses technologies nouvelles (électricité, télévision). Depuis qu’elle est née, son père l’entraîne afin qu’elle devienne une dangereuse tueuse. Hanna manie archets et flèches à la perfection, mémorise des données fictives et élabore un plan très songé afin d’évincer une agente de la CIA corrompue, Marissa Wiegler (Cate Blanchet). Lorsqu’Erick décide que sa fille est prête, leur plan est mis à exécution et se déroule comme prévu- enfin c’est ce qu’ils croyaient. C’est alors que commence une vraie chasse à l’homme. Hanna se déplace à la vitesse grand-V du Maroc à l’Allemagne, en faisant une escale en Espagne, afin de retrouver son père au point de rendez-vous.

Hanna c’est un peu comme la cousine de Jason Bourne, elle est toute aussi intrépide et intelligente que son prédécesseur. Ce film est bien écrit et structuré, il n’y a aucune erreur de détails qui agacent le cinéphile. Il n’y a pas de phrases kitsh et ne sombre pas dans le mélodramatique. Joe Wright annonçait un film d’action, eh-bien il en a fait un, point. Bref, Hanna est née pour tuer et à une gamme d’émotions assez simple. Lorsqu’on lui dit de se cacher sous le lit, elle le fait. Elle ne pose pas de question puisqu’elle est programmée tel un agent de la CIA. Elle agit, elle. Idem pour les méchants.

Hanna: Natural Born Killer

L’actrice Américano-Irlandaise, Saoiroise Ronan, est tout simplement géniale dans le rôle d’Hanna- bien connue pour sa performance dans Atonment (réunit avec Wright pour une deuxième fois). Cate Blanchett (Notes on a Scandal) est sublime, comme toujours, dans le rôle de la vilaine Marissa Weigler. Et Eric Bana, eh-bien il c’est Eric Bana: son visage stoïque nous laisse indifférent.

Joe Wright a parsemé son film avec un brin d’humour afin d’alléger l’histoire qui aurait pu être bien lourde à elle seule. Lorsqu’Hanna arrive dans le monde tel qu’on le connait, elle se lie d’amitié avec une adolescente anglaise qui voyage en caravan-car avec sa famille, et cet élément y est pour beaucoup dans le scénario.

La trame sonore qui regorge de tube à la Chemical Brother a été un judicieux choix; elle ponctue les scènes et trouble le silence.

Avis personel. J’ai aimé voir à l’écran des vilains colorés: un homosexuel costaud et des skin-heads Nordique. Wright a mis en valeur une fibre féérique qui est venue illuminé son film, et c’était quant à moi une bonne décision. Les plans-images qu’il nous a offert étaient bien réalisés- surtout la première scène (sur la glace Finlandaise) et la toute dernière (en Allemagne). Aussi, le lettrage de son film était bien. J’aborde ce détail, parce que le chef-d’oeuvre Avatar de Cameron m’a déçu avec ses grosses lettres vertes fluo (avant le générique) rappelant Shrek était de mauvais goût.

Hanna est présentement en salle.

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