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Courir à Clermont: En Auvergne, tout baigne.

Publié le 14 juin 2011 par Marathonien67

Courir à Clermont: En Auvergne, tout baigne.
 
 
Gare de Strasbourg, nous sommes le jeudi 9 juin, il est 8h30 environ, lorsque je monte à bord du train numéro 5405 à destination de Lyon. D'un pas décidé, je me dirige vers mon siège. Après vérification, je suis monté dans la bonne voiture. Dans le bon wagon, il faudra y être demain aussi, d'ailleurs, j'ai déjà un billet gratis pour prendre le train express Kenyan. Le seul problème, c'est que ce TGV là ne prends que très rarement des voyageurs à bord. Il voyage presque toujours délesté.  Pour grimper dedans, il faut cavaler sur la voie, puis s'agripper à la portière en ferraille pour prendre le train en route, au risque de dégringoler sur le bitume.
 
Chez l'Auvergnat
En attendant, un long périple m'attend. J'entame un marathon sur la voie ferrée pour atteindre la ville de Clermont Ferrand car je dois prendre part à une course sur route le lendemain, vendredi dans la soirée. Pour me détendre en attendant d'arrivé chez l'Auvergnat, je feuillette un magazine de course à pied, je sors mon lecteur MP3 en forme de flocon de neige du sac et je griffonne quelques notes sur une feuille de papier virtuel. Au fur et à mesure que le train avance, les souvenirs sportifs remontent à la surface. Les gares défilent les unes après les autres. Elles ne se ressemblent pas mais je les connais toutes. J'ai couru dans toutes les villes du trajet, de Colmar à Lyon, en passant par Mulhouse et Montbéliard. Hop là!!! Une petite halte de 10 minutes à Belfort et la locomotive repart inlassablement vers le lointain. Elle s'en va vers le terminus, là ou tout le monde descend obligatoirement. Sur marathon, quand on prend le départ, on est jamais certain d'arrivé au bout dans les temps, avec la SNCF non plus, alors on croise les doigts, on espère qu'il n'y aura pas trop de retard pour attraper la prochaine correspondance. Dépendant du temps en course à pied comme dans la vie, des fois on subit l'averse. Paraît que tout baigne en Auvergne, alors je me prends a espérer une belle éclaircie. Arrivé à Lyon avec 20mn de retard, j'ai du temps devant moi avant l'arrivée du prochain train pour Clermont-Ferrand, j'en profite pour recharger un peu les batteries et pour me dégourdir les jambes sur la place de la gare. Paraît que tout baigne en Auvergne, on va voir si ce dicton tout droit sorti de ma besace est vraiment d'actualité. Dans ma besace, y a pas que des belles paroles, il y a aussi, une paire de basket, un short et un débardeur, heureusement pour ma pomme, c'est ce qui fait la différence entre Bernard Henri Levy et moi. Comme tout chasseur de déprime qui se respecte, je sors toujours accompagner de mon sourire, celui ci fait office de "Fox-terrier" au flair affûté. Il apprécie les endroits ou il fait bon vivre et il connaît le chemin pour s'y rendre. Il s'affichait sur mon visage même quand rien allait alors pas question de l'abandonner maintenant. Il ne finira pas à la SPA du rire ou dans une émission de télé réalité.
 
Le Team
Mais bon, revenons en plutôt à nos moutons... A ma descente de train, il est 17h00. En gare, je retrouve Fred Bouvier, compagnon de notre meilleure marathonienne Christelle Daunay et nous nous rendons ensemble à pied jusqu'à la place Jauve, centre névralgique d'une ville de Clermont bien paisible. Là bas, nous retrouvons  Philippe Remond et Antoine De Wilde. C'est à l'initiative de ce dernier, que nous avons tout les quatre formé un Team, le temps d'un séjour entièrement dédié à la cause du Running.
Tout commença le soir de notre arrivée, au forum de la Fnac, avec une discussion placé sous le signe de la course à pied, animée par le jovial Philippe Chaput, un habitué des podiums sur les événements athlétique Français qui est aussi l'organisateur des 20km de Tours.
Ensuite, il a fallut participer à l'épreuve Clermontoise, puis notre séjour se termina le samedi matin, par un sympathique footing en commun autour du stade de Clermont, en compagnie de quelques coureurs locaux. Autour des belles installations du complexe sportif, nous étions une bonne douzaine a partir pour un décrassage d'une demi heure ponctué par quelques éducatifs et par des étirements. La veille, nous avions tous pris part au 10km, avec plus ou moins de succès. L'événement a en revanche connu un franc succès avec 3700 coureurs au départ. Le parcours Clermontois est vraiment propice à la performance. En se préparant bien, on peut réussir un bon chrono ici. Au final, avec le "Team", on a réalisé un beau tir groupé en prenant les places de 12eme, 13eme, 14eme, et de 15eme lors du 10 km élite qui a rassemblé tout les coureurs ayant déjà réalisé > 43 mn sur la distance. Le départ de cette course fut donné à 20h15 précise, soit trois quarts d'heure avant celui de la course open, qui réunissait le plus gros des groupes. Les organisateurs ont judicieusement préférés faire partir les plus rapides avant, pour éviter les bouchons en fin d'épreuve car il fallait accomplir trois tours de circuit.
 
Un bon tuyau
 
Au final, notre prestation ne nous aura pas tous rendu heureux (c'était peut-être à cause des frites du repas de midi?) mais l'ambiance était bon esprit et chacun a passé un agréable moment à Clermont Ferrand. La bonne note est à mettre à l'actif de l'ami Philippe Remond qui sur ce coup là, avait presque retrouvé les jambes de ses 20ans et le turbo qui va avec. Ce vieux renard a vraiment la frite en ce moment (mais pas dans son assiette). Personnellement, je n'étais pas trop dans mon assiette mais je n'oublierais pas la magnifique vue sur Clermont dont on pouvait profiter depuis la chambre n•6 de l'Hôtel de Lyon dans lequel nous étions logés. D'ailleurs, chers lecteurs de ce blog, j'ai un TUYAU pour vous: demandez un autre numéro de chambre si choisissez de passer une nuit dans cet établissement.  
 
 
 
Courir A Clermont - 10Km International
1 28'45'' MELLY Paul (Ken)
12 30'35'' BOUVIER Frederic Sco Ste-marguerite Marseille TEAM
13 31'22'' DE WILDE Antoine Ao Nivernaise (nevers) TEAM
14 31'22'' REMOND Philippe TEAM
15 31'39'' BAALA Samir Saint-louis Rc TEAM  
 
 
 
( Remerciement à Antoine De Wilde, à Philippe Remond, au journal " La Montagne", aux organisateurs.) 
 
(Photo: Petit footing en groupe au stade de Clermont-Ferrand après l'épreuve.)
 
" On sourira même à la morgue..."
 
 
 
 
 

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