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La prostitution, un mal nécessaire ?

Publié le 25 juin 2012 par Amaury Watremez @AmauryWat

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Najat Vallaud-Belkacem a proposé hier d'abolir la prostitution en France, qui est normalement interdite mais tolérée comme une soupape sociale en quelque sorte. Quand on disait que c'était la gauche sociétale qui est maintenant au pouvoir, qui remplace les mesures d'équité qu'elle pourrait prendre par des mesures sociétales qui font plaisir à un petit milieu de bourgeois libéraux-libertaires, un peu comme la pénible Théorie du « Gender » que l'on a imposé dans l'Éducation Nationale, il fallait sans doute le croire, en voilà la preuve.

photo prise ici, sur le site du JDD

Najat-Vallaud-Belkacem-JDD_pics_345x225.jpgCe serait une mesure stupide, cela tombe sous le sens.

Dans le monde qui est le nôtre, qui est loin d'être parfait, on le sait, la prostitution est un mal nécessaire, elle perdurerait de toutes façons de manière clandestine, ne serait-ce que par les « occasionnelles », dont des étudiantes qui pratiquent le plus vieux métier du monde pour payer leurs études, ou maintenir un train de vie et de consommation, et ce malgré les ravages de la télévision a fait subir aux maisons de passe ainsi que le dit Madame Mado dans « les Tontons Flingueurs », plus de « bonjour mesdemoiselles, au revoir madame ».

Même si bien sûr les maisons "de tolérance" ne sont pas non plus, et de loin, une panacée...

Et une prostitution clandestine serait encore bien pire quant à l'exploitation des femmes que celle qui est actuellement tolérée, (les autorités fermant pudiquement les yeux sur les "filières" de trafic d'êtres humains. On note d'ailleurs l'hypocrisie de l'état sur ces questions, ces dames ne sont pas reconnues mais le fisc leur réclame cependant des impôts régulièrement, qu'elles doivent payer comme « profession libérale ».

En parlant de sexisme, c'est à peu près tous les autres problèmes qui sont occultés et diverses hypocrisies sur le sujet en France.

Et parfois il y a même des blagues vaseuses et lourdement mysogynes qui sont parfaitement acceptées.

J'ai horreur par exemple des « blagues » sur les « blondes », je les trouve lourdes et dégradantes, bassement phallocrates, et rien que ça. On nous dit que cela ne vise pas que les « blondes », et que par « blondes » on entendait les femmes en général, mais le sobriquet est resté, et donc le lieu commun sur la couleur de cheveux.

J'ai horreur d'ailleurs des types lourdingues avec les femmes, qui s'imaginant irrésistibles, sont toujours stupéfaits de ne pas toutes les tomber, traitant celles qui refusent de « frustrées » ou pire encore. On me dira, le VRP à gourmettes et veste orange qui s'ennuie n'a que ça pour se détendre : la drague de boudins maussades sur les banquettes en velours d'un quelconque « Macumba » perdu au fin fond de nulle part où l'on entend surtout du François Feldman depuis 1986.

Je trouve cela terrifiant également que la seule approche que beaucoup trop d'adolescents ont de la sexualité sont les films pornos qu'ils peuvent télécharger sur internet, les parents actuels omettant généralement de les éduquer aussi à ce sujet, ayant renoncé à leur autorité également sur le contenu cybernétique que leur progéniture visionne.

La plupart des adolescents ont de la sexualité une vision de fait complètement pervertie ainsi que des femmes qui sont, dans ces films, des objets sexuels que l'on humilie à plaisir. Et les filles s'obstinent à singer les comportements des « actrices » de « X », dont l'activité est montrée comme parfaitement "normale", ou des « stars » du « pipeaule ».

Le porno est dans la droite ligne de l'hyper-libéralisme actuel, il machinise les corps, réifie les femmes qui ne sont plus rien que des instruments de plaisir égoïste. Il est tout sauf anodin.

J'ai en horreur également une certaine catégorie de féministes qui sont, par leur combat affirmé, dans la sublimation sexuelle. Il suffit d'observer leur apparence lors de leurs rassemblements où l'on peut croiser deux ou trois mâles égarés là et qui ont manifestement perdus leurs caractéristiques sexuelles depuis un bout de temps.

photo de "Irma la douce" prise ici

irma-la-douce.jpgLors des allocutions, les pauvres sont considérés avec sévérité par le public de harpies qui les fixe avec insistance dés que l'on aborde la question du sexisme ou que sais-je.

Quand elles affirment « mon corps m'appartient », on les croit volontiers sur parole, car refusant certainement les diktats masculins, pour employer leur terminologie, elles ne sont la plupart du temps ni féminines, ni séduisantes.

Et on peut être convaincu que jamais leur corps n'aura de co-propriétaire ni même d'usufruitier. On trouve ce genre de femmes dans quasiment tous les partis politiques, églises, sectes, groupuscules, qui trouve un dérivatif ainsi, en se laissant aller à la défense radicale d'une cause dont au fond elles se fichent complètement.

PS : Le racolage politique est-il interdit par contre ?


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