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La Boîte de June - Déborah Galopin

Par Bookenfolie @bookenfolie
La Boîte de June - Déborah Galopin
La Boîte de JuneDéborah Galopin
Editions KirographairesISBN  978-2-8225-0059-3 250 pages19,45€
Lorsque June, jeune fille énigmatique et rêveuse, couche sur papier ce qui lui emplit le coeur et l’esprit, elle enveloppe ses mots d’émotions pour livrer des textes poignants. Personne torturée et constamment en quête d’elle-même, elle dévoile ses maux et ses sentiments les plus intimes à travers son journal, y mêlant amour, amitié, solitude et mal-être intérieur. La boîte de June est le récit quotidien d’une jeune fille qui pourrait bien se cacher au fond de tous, elle évoque les souffrances de l’adolescence et les réflexions sur l’essence même de la vie. Perdue parmi l’encre de ses mots, elle n’aspire qu’à une chose : être en paix et en harmonie avec son âme.
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Ma Chronique :
J’ai découvert ce roman sur le web il y a plus d’un an. Avant d’être publiée aux Éditions Kirographaires, « La Boîte de June » a tout d’abord été vendue à compte d’auteur, j’ai donc pu suivre l’évolution du stade manuscrit au roman travaillé et publié. Après cette longue attente, j’ai enfin pu découvrir ce roman très personnel. J’ai à la fois beaucoup aimé, mais certains détails m’ont également moins plu. A retenir ; Deborah Galopin est sans aucun doute talentueuse, les défauts que je vous nommerai ne sont en aucun cas universel, il s’agit simplement de goûts personnels.

Pour résumer simplement, « La Boîte de June » ressemble de part et d’autre à un journal intime, celui de l’auteur. Deborah, qui se cache derrière June, une partie spécifique du caractère de l’auteur, nous raconte son adolescence, ses souffrances, ses moments de joie si éphémères et les amours multiples qu’elle se découvre. Le récit est séparé par des dates relativement éloignées car les 230 pages qui recouvre l’intégralité du roman durent deux ans. L’écriture dansante et métaphorique nous accompagne au rythme des peurs de l’auteur. Un roman poignant et ancré dans la réalité.Deborah Galopin a les mots pour exprimer ses sentiments. C’est son talent. Le rêve, l’espoir et la peur sont décrits de manière à les redécouvrir. J’ai aimé retrouver ses expressions personnelles pour décrire l’amour et l’incertitude. Le texte est parfois haineux, parfois passionnel et c’est cela qui nous fait retrouver les sentiments si contradictoires de l’adolescence. Son journal est poétique, touchant et rageant parfois, comme le fait notre cerveau avec nos émotions :« Mes pas résonnent sur le sol et se propagent tels des ondes mélancoliques et mystérieuses. Je continue, impassible aux regards des autres, toujours dans ce même état : pensive, perturbée, portant à la fois un regard nostalgique sur le passé et inquiet sur le futur. »Je l’ai déjà dit précédemment dans une chronique d’un roman autobiographique : Critiquer une autobiographie est ce qu’il y a de plus difficile à écrire car au fond, nous jugeons l’auteur lui-même. Dans « La Boîte de June », il y a certaines des réactions de June que je n’ai pas appréciées. Cela ne concerne que moi d’approuver ou de ne pas approuver, mais je souhaitais en parler car cela concerne les personnages. June est un être humain, ce qui signifie que celle-ci a des défauts tout comme nous. Néanmoins, certaines réactions et parts de son caractère m’ont agacée (je pense au fait d’être amoureuse, mais de vouloir aller voir ailleurs). Et cela m’a un peu gênée lors de ma lecture. Comme June raconte sa vie à travers un journal, nous n’avons que son point de vue sur les gens qui l’entourent. J’ai été un peu déçue car elle en parle presque seulement en citant les faits et évènements. J’aurais aimé lire plus de descriptions physiques pour pouvoir vraiment imaginer ses proches. Je voudrais ajouter qu’il y a également quelques longueurs ; J’ai trouvé qu’à certains moments, June insistait trop sur certains événements, ce qui me faisait faire du sur-place. J’ai aimé retrouver des références contemporaines tant littéraires que musicales à travers les pensées de June. Celle-ci cite Coldplay et surtout Indochine que je ne connaissais que de nom et dont mes oreilles ont enfin eu l’occasion de travailler leur culture générale. Il y a également quelques références à Twilight et à d’autres romans du siècle qui font plaisir à lire !Un dernier mot sur la couverture qui est sublime ; elle représente avec brio, l’ambiance du roman et elle m’a permis de découvrir Julie de Waroquier, la photographe de talent qui créé avec son objectif, des photos de rêves…En résumé, j’ai adoré le style d’écriture de Déborah Galopin, ça finesse et ses sentiments se laissent ressentir avec brio ! Il y a de nombreuses références littéraires et musicales très intéressantes à découvrir. Quelques longueurs sont présentes malheureusement, et je n’ai pas aimé certaines parts du caractère de June. Ce premier roman de Déborah Galopin, malgré les quelques défauts que j’ai ressenti, m’a plu et m’a ému. Un roman sur l’adolescence difficile et pleine d’émotions d’une jeune femme au cœur sensible.

Merci aux éditions Kirographaire pour l'offre de cette lecture !

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