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Les impacts de la pollution urbaine sur la santé des rollers

Publié le 22 mars 2008 par Alexandre Chartier

IMPACT DE LA POLLUTION URBAINE SUR LA SANTE DES ROLLERS

A l'instar du cyclisme, de la course à pied, et d'autres pratiques sportives en milieu urbain, le roller subit chaque jour la pollution et son impact sur l'organisme. Stéphane Dupas nous propose à travers cet article d'évaluer les incidences d'une activité physique en ville. Constat...

Roller et pollution

Les impacts de la pollution urbaine sur la santé des rollers Le roller, tel qu'on le conçoit aujourd'hui, s'est développé à partir de 1995. Il a connu un essor phénoménal à Paris suite aux grèves de l'automne 1996. Depuis, il a montré qu'il pouvait être un moyen efficace de déplacement en zone urbaine, se jouant des grèves des transports en commun et des bouchons automobiles. A Paris, le roller est devenu un moyen de se déplacer aux nombreux avantages :
- souvent plus rapide qu'un cycliste sur un trajet,
- silencieux,
- non polluant,
- de faible encombrement quand il n'est pas utilisé,
- peu cher.
Même si quelques courageux se sont lancés dans de grands périples sur les routes de campagnes (comme l'association Planetroller), le roller reste cantonné au milieu urbain. Il permet à des milliers de personnes de faire un peu de sport, ou du moins de « respirer »...

Respirer ?

Je me suis posé la question de l'impact de la pollution atmosphérique sur la pratique du roller dans des grandes villes, notamment à Paris. Cette analyse ne se veut pas exhaustive, mais apporte des informations sur une question trop sous-estimée. Je ne suis ni médecin, ni épidémiologiste, j'ai juste pris des informations sur divers supports pour en faire une synthèse adaptée au plus près du roller.
Le domaine de prédilection du roller est la rue dans son ensemble (trottoir, voies cyclables, rues), même si légalement il est tenu de rester sur le trottoir (cf. Legi-roll).
Au même titre que le cyclisme, le roller nécessite des efforts d'autant plus importants qu'on veut aller vite.
C'est pourquoi, quel que soit le niveau sportif de ces athlètes, ils sont plus exposés aux risques :
- il existe une augmentation proportionnelle dans la quantité de polluants inhalés avec l'augmentation de la ventilation,
- une plus grande fraction de l'air inhalé passe par la bouche durant l'exercice, outrepassant la voie nasale, celle-ci ayant un rôle de filtre des grosses particules et des vapeurs solubles,
- l'augmentation de la vitesse de l'air respiré porte les polluants plus profondément dans le système respiratoire.

De plus, il a été montré que la capacité de diffusion au niveau des poumons est augmentée lors d'exercices. (Carlisle et Sharp, 2001).

Principaux polluants atmosphériques urbains

Les impacts de la pollution urbaine sur la santé des rollers - oxydes de carbone, de soufre et d'azote,
- hydrocarbures légers,
- composés organiques volatiles,
- particules en suspension,
- ozone,
- etc.

Origine de ces polluants

- Le dioxyde de soufre (SO2) provient de cheminée d'usine, des chauffages et des voitures roulant au diesel,
- Les particules en suspension sont issues à 40% des transports,
- Les oxydes d'azote (NOx) viennent à 60% des transports,
- L'ozone (O3) est obtenu par réaction chimique entre le dioxyde d'azote et les hydrocarbures (polluants d'origine automobile),
- Le monoxyde de carbone (CO) provient lui aussi à 43% du trafic routier,
- Les composés organiques volatiles sont libérés lors de l'évaporation des carburants (remplissage des réservoirs) ou par les gaz d'échappement.

Impact de ces polluants sur la santé du roller

- Le monoxyde de carbone : ce gaz sans couleur ni odeur se fixe sur l'hémoglobine à la place de l'oxygène et donc diminue l'apport de l'oxygène aux tissus, provoquant l'hypoxie.
Des études ont montré que la pratique de sport pendant 30 minutes dans un trafic dense augmente le taux de CO sanguin d'un facteur 10 (l'équivalent de 10 cigarettes) comparé à un piéton, De même, un taux de 4-6% de CO dans le sang de joggers urbains et cyclistes est comparable à celui trouvé chez un fumeur chronique de cigarettes. Le CO dans le sang disparaît en 3 à 4 heures en respirant un air propre (Carlisle et Sharp, 2001).
- Les oxydes d'azote (NO et NO2) : Le NO2 est le plus toxique. Après exposition à des doses de 5-10ppm, il provoque des maladies respiratoires : irritations du pharynx, toux, dyspnoea. De plus, il provoque un affaiblissement aux infections respiratoires lors d'expositions de moins de 0,5ppm. Les chances d'infections respiratoires augmentent de 20% chez un enfant avec des expositions prolongées de NO2 à des concentrations de 0,016ppm (Carlisle et Sharp, 2001 ; Pref Herault)
- L'ozone : L'exposition à l'ozone est connue pour avoir des effets préjudiciables sur la santé. Les symptômes sont des irritations oculaires, du nez et de la gorge, des toux, nuit à l'appareil respiratoire des enfants et des asthmatiques. Des nausées et maux de têtes peuvent apparaître si l'exposition à l'ozone devient plus importante (Carlisle et Sharp, 2001 ; Pref Herault).
- Les particules en suspension : Elles sont associées à une augmentation de la morbidité cardio-vasculaire. Elles ont une incidence sur la mortalité à court terme par affections respiratoires ou cardio-vasculaires, et sur la mortalité à long terme par leurs pouvoir mutagènes et cancérigènes (Airparif). On sait aussi que les particules pénètrent plus loin dans le système respiratoire durant l'exercice, mais il est incertain si l'exercice augmente leur dépôt (Carlisle et Sharp, 2001).
- Les oxydes de soufre : Le SO2 commence à avoir un effet à partir de 1-2ppm sur les bronches de gens en bonne santé et dès 0,25ppm sur les personnes asthmatiques (Carlisle et Sharp, 2001), en provoquant des toux et essoufflement et en aggravant l'asthme et la bronchite chronique (Pref Herault). Le SO2 pourrait avoir une incidence sur la mortalité à court terme par affections respiratoires ou cardio-vasculaires (Airparif).
- Les composés organiques volatiles : Rentre dans cette catégorie une multitude de composés chimiques (Carlisle et Sharp, 2001), dont certains sont connus comme mutagènes et cancérigènes, entraînant une incidence sur la mortalité à long terme (Airparif). Les impacts de la pollution urbaine sur la santé des rollers

Faut-il continuer à faire du roller ?

Ces éléments ne sont pas encourageants pour continuer à faire du roller ? Pas si sûr ! Plusieurs arguments vont dans le sens de continuer la pratique du roller :
- au seuil d'information et de recommandations, les enfants (sujets sensibles) peuvent sortir pour jouer et pratiquer des activités physiques modérées (Pref Herault),
- les seuils d'alerte dus à une forte concentration de ces polluants sont peu fréquents. Toutefois, lors d'alerte à la pollution, mieux vaut ne pas trop forcer. Il existe par ailleurs des pics à certains polluants, comme par exemple de 12-14h à 21h pour l'ozone (Pref Herault). Il est important est de se tenir au courant,
- certaines études indiquent que beaucoup de ces polluants sont retrouvés en plus forte concentration dans les voitures ou les bus que chez des cyclistes effectuant le même trajet (Gee et Raper, 1999). L'explication tient au fait que les cyclistes sont le plus souvent sur le côté de la route où la concentration en particules tend à être plus basse et qu'ils ont tendance à éviter les embouteillages (Gee et Raper, 1999). Ces deux arguments sont encore plus forts pour les rollers qui sont censés rester sur le trottoir,
Vous pouvez également vous dégourdir les jambes dans une des randonnées rollers, le trafic routier étant momentanément bloqué (ex : Rollers & Coquillages).

Sinon, que faire ?

Les mauvaises langues diront tout simplement d'arrêter le roller. Ce ne serait pas juste puisque le roller subit la pollution, il n'en est pas responsable.
- Interdire toutes les voitures ?
Non, car la voiture est un outil très utile. On peut toutefois encourager ceux qui cherchent à développer des véhicules moins polluants (Moteurnature).
- La périféerique ?
Encourager une initiative étonnante et symbolique : Laisser la place du périphérique parisien aux cyclistes, rollers et coureurs à pied, le temps d'une course (Périféerique).
- Ecrire un courrier à vos responsables politiques
Il est possible d'écrire aux maires, préfets, députés, au ministre de l'environnement (n'oubliez pas qu'ils sont élus par vous !) pour leur demander d'agir et de permettre aux rollers d'exercer leur passion dans de bonnes conditions sanitaires.
- Mettre un masque filtrant ?
Voila une solution alternative. Toutefois, la plupart des masques sont de peu d'utilité. Un mouchoir sur le visage pourrait éventuellement limiter l'absorption de particules, mais n'empêche pas les gaz de passer. Les masques à filtre pour gaz sont volumineux (cartouche de filtration, recouvrement du visage avec joints étanches).
Ces derniers sont rarement prévus pour des utilisations sportives (débit d'air filtré limité, apparition de buée sur le masque). De plus, baladez vous avec un masque sur le visage dans la rue et à coup sur on vous fera remarquer que ce n'est pas mardi-gras aujourd'hui.

Conclusion ?

Pas d'alarmisme ! Faire du roller reste bon pour la santé, même si en faire en ville peut s'avérer risqué, notamment à proximité de routes à fort trafic et lors de pics de pollution. Préférez donc les heures creuses ou les zones rurales.
Cet article avait été initialement publié en janvier 2006

Quelques définitions

Seuil de recommandation : Niveau de concentration de substances polluantes au-delà duquel il existe des effets limités et transitoires sur la santé des catégories de populations sensibles en cas d'exposition de courte durée (Air-LR).
Seuil d'alerte : Niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine à partir duquel des mesures d'urgence doivent être prises (Air-LR).

Sources et références

Les impacts de la pollution urbaine sur la santé des rollers Carlisle A.J. et Sharp N.C.C. (2001) - Exercice and outdoor ambient air pollution. Br. J. Sports Med., 35 : 214-222
Gee I.L. et Raper D.W. (1999) - Commuter exposure to respirable particles inside buses and by bicycles. The Science of the Total Environment, 235 : 403-405
Air-LR
Airparif
Legi-roll
Moteurnature
Périféerique
Planetroller
Préfecture de l'Hérault
Rollers & Coquillages
Préfecture de police de Paris
Le vélo et la santé en ville
Texte : Stéphane Dupas
Photos : Rollerenligne.com

Article écrit par Stéphane Dupas
Publié le 23/03/2008 | Lu 1701 fois

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</p><p><input type="submit" name="envoyer" value="envoyer" class="submit"/></p></form></div></div> <img src="../images/articles/roller_pollution5.jpg"/> Le roller, tel qu'on le conçoit aujourd'hui, s'est développé à partir de 1995. Il a connu un essor phénoménal à Paris suite aux grèves de l'automne 1996. Depuis, il a montré qu'il pouvait être un moyen efficace de déplacement en zone urbaine, se jouant des grèves des transports en commun et des bouchons automobiles. A Paris, le roller est devenu un moyen de se déplacer aux nombreux avantages :<br/> - souvent plus rapide qu'un cycliste sur un trajet,<br/> - silencieux,<br/> - non polluant,<br/> - de faible encombrement quand il n'est pas utilisé,<br/> - peu cher.<br/> <br/> Même si quelques courageux se sont lancés dans de grands périples sur les routes de campagnes (comme l'association Planetroller), le roller reste cantonné au milieu urbain. Il permet à des milliers de personnes de faire un peu de sport, ou du moins de « respirer »...<br/> <h3>Respirer ?</h3> Je me suis posé la question de l'impact de la pollution atmosphérique sur la pratique du roller dans des grandes villes, notamment à Paris. Cette analyse ne se veut pas exhaustive, mais apporte des informations sur une question trop sous-estimée. Je ne suis ni médecin, ni épidémiologiste, j'ai juste pris des informations sur divers supports pour en faire une synthèse adaptée au plus près du roller.<br/> Le domaine de prédilection du roller est la rue dans son ensemble (trottoir, voies cyclables, rues), même si légalement il est tenu de rester sur le trottoir (cf. Legi-roll).<br/> Au même titre que le cyclisme, le roller nécessite des efforts d'autant plus importants qu'on veut aller vite.<br/> <br/> C'est pourquoi, quel que soit le niveau sportif de ces athlètes, ils sont plus exposés aux risques :<br/> - il existe une augmentation proportionnelle dans la quantité de polluants inhalés avec l'augmentation de la ventilation,<br/> - une plus grande fraction de l'air inhalé passe par la bouche durant l'exercice, outrepassant la voie nasale, celle-ci ayant un rôle de filtre des grosses particules et des vapeurs solubles,<br/> - l'augmentation de la vitesse de l'air respiré porte les polluants plus profondément dans le système respiratoire.<br/> <br/> De plus, il a été montré que la capacité de diffusion au niveau des poumons est augmentée lors d'exercices. (Carlisle et Sharp, 2001). <h3>Principaux polluants atmosphériques urbains</h3> <img src="../images/articles/roller_pollution1.jpg"/> - oxydes de carbone, de soufre et d'azote,<br/> - hydrocarbures légers,<br/> - composés organiques volatiles,<br/> - particules en suspension,<br/> - ozone,<br/> - etc. <h3>Origine de ces polluants</h3> - Le dioxyde de soufre (SO2) provient de cheminée d'usine, des chauffages et des voitures roulant au diesel,<br/> - Les particules en suspension sont issues à 40% des transports,<br/> - Les oxydes d'azote (NOx) viennent à 60% des transports,<br/> - L'ozone (O3) est obtenu par réaction chimique entre le dioxyde d'azote et les hydrocarbures (polluants d'origine automobile),<br/> - Le monoxyde de carbone (CO) provient lui aussi à 43% du trafic routier,<br/> - Les composés organiques volatiles sont libérés lors de l'évaporation des carburants (remplissage des réservoirs) ou par les gaz d'échappement. <h3>Impact de ces polluants sur la santé du roller</h3> <b>- Le monoxyde de carbone :</b> ce gaz sans couleur ni odeur se fixe sur l'hémoglobine à la place de l'oxygène et donc diminue l'apport de l'oxygène aux tissus, provoquant l'hypoxie.<br/> Des études ont montré que la pratique de sport pendant 30 minutes dans un trafic dense augmente le taux de CO sanguin d'un facteur 10 (l'équivalent de 10 cigarettes) comparé à un piéton, De même, un taux de 4-6% de CO dans le sang de joggers urbains et cyclistes est comparable à celui trouvé chez un fumeur chronique de cigarettes. Le CO dans le sang disparaît en 3 à 4 heures en respirant un air propre (Carlisle et Sharp, 2001).<br/> <b>- Les oxydes d'azote (NO et NO2) :</b> Le NO2 est le plus toxique. Après exposition à des doses de 5-10ppm, il provoque des maladies respiratoires : irritations du pharynx, toux, dyspnoea. De plus, il provoque un affaiblissement aux infections respiratoires lors d'expositions de moins de 0,5ppm. Les chances d'infections respiratoires augmentent de 20% chez un enfant avec des expositions prolongées de NO2 à des concentrations de 0,016ppm (Carlisle et Sharp, 2001 ; Pref Herault)<br/> <b>- L'ozone :</b> L'exposition à l'ozone est connue pour avoir des effets préjudiciables sur la santé. Les symptômes sont des irritations oculaires, du nez et de la gorge, des toux, nuit à l'appareil respiratoire des enfants et des asthmatiques. Des nausées et maux de têtes peuvent apparaître si l'exposition à l'ozone devient plus importante (Carlisle et Sharp, 2001 ; Pref Herault).<br/> <b>- Les particules en suspension :</b> Elles sont associées à une augmentation de la morbidité cardio-vasculaire. Elles ont une incidence sur la mortalité à court terme par affections respiratoires ou cardio-vasculaires, et sur la mortalité à long terme par leurs pouvoir mutagènes et cancérigènes (Airparif). On sait aussi que les particules pénètrent plus loin dans le système respiratoire durant l'exercice, mais il est incertain si l'exercice augmente leur dépôt (Carlisle et Sharp, 2001).<br/> <b>- Les oxydes de soufre :</b> Le SO2 commence à avoir un effet à partir de 1-2ppm sur les bronches de gens en bonne santé et dès 0,25ppm sur les personnes asthmatiques (Carlisle et Sharp, 2001), en provoquant des toux et essoufflement et en aggravant l'asthme et la bronchite chronique (Pref Herault). Le SO2 pourrait avoir une incidence sur la mortalité à court terme par affections respiratoires ou cardio-vasculaires (Airparif).<br/> <b>- Les composés organiques volatiles :</b> Rentre dans cette catégorie une multitude de composés chimiques (Carlisle et Sharp, 2001), dont certains sont connus comme mutagènes et cancérigènes, entraînant une incidence sur la mortalité à long terme (Airparif). <img src="../images/articles/roller_pollution6.jpg"/> <h3>Faut-il continuer à faire du roller ?</h3> Ces éléments ne sont pas encourageants pour continuer à faire du roller ? Pas si sûr ! Plusieurs arguments vont dans le sens de continuer la pratique du roller :<br/> - au seuil d'information et de recommandations, les enfants (sujets sensibles) peuvent sortir pour jouer et pratiquer des activités physiques modérées (Pref Herault),<br/> - les seuils d'alerte dus à une forte concentration de ces polluants sont peu fréquents. Toutefois, lors d'alerte à la pollution, mieux vaut ne pas trop forcer. Il existe par ailleurs des pics à certains polluants, comme par exemple de 12-14h à 21h pour l'ozone (Pref Herault). Il est important est de se tenir au courant,<br/> - certaines études indiquent que beaucoup de ces polluants sont retrouvés en plus forte concentration dans les voitures ou les bus que chez des cyclistes effectuant le même trajet (Gee et Raper, 1999). L'explication tient au fait que les cyclistes sont le plus souvent sur le côté de la route où la concentration en particules tend à être plus basse et qu'ils ont tendance à éviter les embouteillages (Gee et Raper, 1999). Ces deux arguments sont encore plus forts pour les rollers qui sont censés rester sur le trottoir,<br/> Vous pouvez également vous dégourdir les jambes dans une des randonnées rollers, le trafic routier étant momentanément bloqué (ex : Rollers & Coquillages). <h3>Sinon, que faire ?</h3> Les mauvaises langues diront tout simplement d'arrêter le roller. Ce ne serait pas juste puisque le roller subit la pollution, il n'en est pas responsable.<br/> - Interdire toutes les voitures ?<br/> Non, car la voiture est un outil très utile. On peut toutefois encourager ceux qui cherchent à développer des véhicules moins polluants (Moteurnature).<br/> - La périféerique ?<br/> Encourager une initiative étonnante et symbolique : Laisser la place du périphérique parisien aux cyclistes, rollers et coureurs à pied, le temps d'une course (Périféerique).<br/> - Ecrire un courrier à vos responsables politiques<br/> Il est possible d'écrire aux maires, préfets, députés, au ministre de l'environnement (n'oubliez pas qu'ils sont élus par vous !) pour leur demander d'agir et de permettre aux rollers d'exercer leur passion dans de bonnes conditions sanitaires.<br/> - Mettre un masque filtrant ?<br/> Voila une solution alternative. Toutefois, la plupart des masques sont de peu d'utilité. Un mouchoir sur le visage pourrait éventuellement limiter l'absorption de particules, mais n'empêche pas les gaz de passer. Les masques à filtre pour gaz sont volumineux (cartouche de filtration, recouvrement du visage avec joints étanches).<br/> Ces derniers sont rarement prévus pour des utilisations sportives (débit d'air filtré limité, apparition de buée sur le masque). De plus, baladez vous avec un masque sur le visage dans la rue et à coup sur on vous fera remarquer que ce n'est pas mardi-gras aujourd'hui.<br/> <h3>Conclusion ?</h3> Pas d'alarmisme ! Faire du roller reste bon pour la santé, même si en faire en ville peut s'avérer risqué, notamment à proximité de routes à fort trafic et lors de pics de pollution. Préférez donc les heures creuses ou les zones rurales.<br/> <br/> <i>Cet article avait été initialement publié en janvier 2006</i>


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