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Tom Wolfe, "Le bûcher des Vanités"

Par Lise Marie Jaillant

Que faire lors d'un long, très long week-end de Pâques (le vendredi saint est férié en Grande-Bretagne, en plus du lundi)?

Réponse: relire un pavé bien épais, à l'intrigue palpitante, aux personnages attachants. "The Bonfire of the vanities" de Tom Wolfe est ainsi un magnifique exemple de best-seller de qualité. Le schéma narratif est simple:

_état inital: Sherman McCoy travaille à Wall Street, a un appartement sur Park Avenue et une Mercedes à $ 48 000. Son mariage bat de l'aile mais sa jeune maîtresse Maria est là pour le consoler.

_élément perturbateur: En reconduisant Maria chez elle, Scherman se perd et attérit dans le Bronx. Sa rencontre avec deux jeunes Noirs se termine par un accident qui va changer sa vie à jamais...

Bon, si vous voulez connaître les péripéties, vous n'avez qu'à lire ce roman. L'édition chez Picador (1990) comporte une préface passionnante (cf doc PDF ICI), où Tom Wolfe défend son choix du roman réaliste contre les tenants du "nouveau roman".

En clair, les milieux cultivés ont toujours détesté le roman réaliste à la Zola:

"The intelligentsia have always had contempt for the realistic novel - a form that wallows so enthusiastically in the dirt of everyday life and the dirty secrets of class envy"

D'où la préférence de l'intelligentsia pour des romans "psychologiques", sans intrigue ni personnages cohérents. Si de telles bouses ne trouvent pas de lecteurs, tant mieux: le but recherché est justement de faire fuir le peuple...


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