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Il y aurait des lobbys en France... - Quand les médias et les politiques re-découvrent l'eau chaude.

Publié le 11 octobre 2012 par Amaury Watremez @AmauryWat

 Dieu du ciel ! O surprise !

On nous aurait trompé ?

photo des deux lobbyistes ci-dessous prise ici

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Il y aurait des lobbys communautaristes, plus ou moins violents, sociétaux, religieux, sexuels, en France.

A propos des lobbies sexuels, en particulier homosexuels, il est curieux de constater cette obsession antinomique par nature avec l'amour de vouloir absolument légiférer sur les sentiments, ce qui revient à les encadrer, les diminuer, et ce qui est finalement extrêmement conservateur.

De plus le « lobbying » peut être considéré comme une menace pour la démocratie qui ne considèrent plus l'intérêt commun quand elle légifère mais seulement les intérêts privés et communautaires.

Les journalistes et commentateurs découvrent par exemple en ce moment qu'il y a des islamistes en France, que de plus en plus de jeunes français des quartiers sensibles se convertissent à l'Islam radical, et que les uns comme les autres sont surtout dans la haine de ce que représente la France, ses valeurs, sa culture, son histoire.

C'est un peu pour les journalistes comme la découverte de l'eau chaude en somme. Et pourtant ceux-ci continuent à alimenter la montée en puissance des groupes de pression, dont on peut faire remonter l'apparition en France aux débuts de la IIIème République et au moment de l'« Affaire Dreyfus », côté dreyfusard comme antidreyfusard, en stigmatisant les uns, excusant les autres et en idéalisant d'autres encore dont les désirs d'« égalité », c'est eux qui affirment que cela en est, n'admettent à leurs yeux ni débat ni contradiction possible.

La « Une » de Libération de ce jour est à cet égard parlante, assimilant en particulier tout désir de débat sur le mariage homosexuel comme tenant de la réaction conservatrice, et excusant les islamistes tout en mettant une « image choc » en première page, ceci pour vendre aussi du papier malgré tout.

Par conséquent, il apparaît donc les politiques n'auraient plus vraiment d'impact ni de pouvoir sur la vie civile, celui-ci étant détenu par différents groupes de pression, de toute taille et de toute obédience, de toute classe sociale, contrôlant leurs communautés, leur enjoignant les combats à suivre, les agitations à fomenter, les manifestations à organiser, les articles à écrire selon la « doxa » en vigueur dans ces groupes et groupuscules en dehors desquels il semble qu'il n'y ait plus de salut.

Avant bien sûr, c'était un peu plus simple, il y avait la gôche (gentils), la droite (méchants sauf si gaullistes), les cathos (méchants et réactionnaires, sauf si charismatiques ou progressistes affirmés et/ou « en phase ») et les personnes « de progrès » (gentils), et ce en particulier depuis la Seconde Guerre Mondiale où certains catholiques et certaines personnes de droite se sont effectivement compromises, mais pas l'ensemble des catholiques ni l'ensemble des gens de droite.

Beaucoup de commentateurs médiatiques et politiques vivent encore dans une sorte de présent perpétuel politique qui débute en 1945.

Il n'est pas rare d'entendre des invectives, allant jusqu'au diffamatoire, rappelant l'Épuration en France concernant toute personne contredisant les quelques préjugés et lieux communs énoncés ci-dessus, personne rapidement soupçonnée alors de nostalgie de l'Occupation ou du régime de Vichy, facilité rhétorique employée depuis cette période pour éviter le débat sur toutes les questions qui pourraient fâcher ou porter préjudice au pouvoir que les mêmes oligarques se partagent depuis la fin de la Seconde Guerre.

Ces invectives sont souvent sans fondement de réalité oubliant entre autres que ce sont un grand nombre de curés qui ont encouragé les jeunes dans les patronages à résister ou à refuser le STO.

Maintenant, en particulier depuis l'explosion de l'expression sur Internet, chaque personne veut faire de son cas particulier, de son expérience parfois narcissique une généralité, plusieurs expériences narcissiques s'additionnant formant un lobby. Et il semble bien que notre société favorise extraordinairement ce repli sur soi, sur son nombril, sa petite personne, le tout ressassé morbidement.

Chacun veut se rattacher à un lobby bien précis à cause également du confort intellectuel que cela procure d'en faire partie, en particulier en notre époque troublée dans laquelle les repères habituels sont tous brouillés ou plus difficiles à repérer. Certains de ces lobbys sont mieux perçus que d'autres, assurent une image plus positive à la majorité.

L'heure n'est pas à l'indépendance d'esprit, à l'empathie, à l'altérité, mais au nombrilisme, fût-il exprimé en commun. C'est là un des nombreux handicaps de notre société.


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