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ZOOM SUR LA CRISE MALIENNE (Revue des Médias)

Publié le 01 janvier 2013 par Almaimoune @blogbourem
ZOOM SUR LA CRISE MALIENNE (Revue des Médias)

Tout commence pour ce pays frontalier le 17 janvier 2012 avec l’attaque de Menaka, uneville du nord du Mali, à 1 200 kilomètres de Bamako. Cette attaque déclencha la plus grave crise qu’ait jamais connu le Mali. En deux mois, ce sont toutes les localités du Nord qui tombent aux mains des groupes armés, le MNLA mais aussi Ansar Dine, mouvement islamiste qui veut imposer la charia. Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) et le MUJAO, un autre mouvement islamiste, deviennent les maitres du nord. Le chaos s’installe en mars. L’impuissance du président et de son armée à vaincre la vague qui déferle sur le Nord entraine une réaction des troupes. Dans la nuit du 21 au 22 mars, une mutinerie dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo fait tomber le régime constitutionnel et annonce la mise en place d’un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat, le CNRDR. La junte ordonne à l’armée de se replier du Nord. Gao, Tombouctou et Kidal tombent aux mains des groupes armés. Le pays est coupé en deux et de milliers de gens se sont refugiés.Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 412 000 personnes ont déjà été contraintes de  fuir leurs foyers pour l’Algérie, le Burkina Faso, la Guinée, la Mauritanie, le Niger. S’ajoutent à ces réfugiés les 204 000 Maliens qui sont déplacés à l’intérieur du pays.

Le 6 avril,le MNLA proclame l’indépendance de l’Azawad. Ansar Dine veut imposer la charia, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), tous des  mouvements islamistes, deviennent les maitres du Nord.

Au sud, une crise politique commence. Sous pression de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), Amadou Toumani Touré démissionne officiellement, le 8 avril, ouvrant la voie à un intérim constitutionnel. Dioncounda Traoré devient président. Le 17 avril, Cheikh Modibo Diarra est nommé Premier ministre. Mais une lutte oppose les trois piliers du pouvoir. Le président, le Premier ministre et le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, qui ne veut pas être écarté. Cette situation bloque l’avancée vers une solution, jusqu’à la démission forcée de Cheikh Modibo Diarra, le 11 décembre dernier. Pendant ce temps, au nord, dans les villes contrôlées par Ansar Dine, le Mujao et Aqmi détruisent de dizaines de mausolées dans la ville sainte de Tombouctou, lapident, et amputent des mains. Dianko est nommé nouveau Premier ministre et a souhaité jeudi dernier à Abidjan qu’une intervention militaire africaine soit engagée « le plus rapidement possible » au Maliavant de se rendre à Dakar le lendemain. Visite durant laquelle il portait un message de Dioncounda Traoré.

Le 20 décembre dernier,le Conseil de sécuritéa approuvé,  le déploiement d’une force armée africaine de plus de 3.000 hommes. Mais par étapes et sans fixer de calendrier précis, tout en insistant sur la nécessité de dialoguer avec les groupes armés du Nord qui rejettent le terrorisme et la partition du pays. En effet, les Etats-Unis retirent à la Guinée-Bissau et au Mali leur statut de partenaire commercial privilégié, le Soudan du Sud est promu.

Ramassé par bourem-centerblog.net pour ses lecteurs.

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