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Scotland Yard (T2) Poupée de Sang

Publié le 09 juillet 2013 par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

L’inspecteur Gregson et sa fine équipe donnent la chasse à Renfeld, un monstre sociopathe, buveur de sang, sans pitié et imprévisible…

Scénario de Dobbs, dessin de Stéfane Perger, Public conseillé : Adultes, adolescents

Style : Thriller Paru chez Soleil, le 5 juillet 2013 Share

L’histoire

1854, dans une maison délabrée du sud de Londres, le jeune Robert Michael Renfeld est un enfant maltraité. Martyrisé et séquestré dans la cave par deux vieilles soeurs jumelles, il n’a pour ami que ses poupées, les rats et les insectes. Quand Lucy et Mary décident une nouvelle fois de le battre, le jeune homme craque et les assassine sauvagement. 32 ans plus tard, l’inspecteur Gregson se rend sur le lieu du drame. Un corps, totalement vidé de son sang, a été trouvé exactement dans la même position que les jumelles. Pour lui, il n’y a aucun doute, c’est Renfeld, connu pour ses meurtres, ses actes de torture et son homophagie (buveur de sang) qui en est l’auteur. De son côté, La belle Faustine Clerval se rend dans le cabinet du chez le Docteur Treves à l’hôpital de Londres pour récupérer les pièces du dossier psychiatrique. Mais le spécialiste refuse de céder les poupées de son patient. Dans la nuit, Renfeld rend visite au docteur. Chasseur-chassé, Gregson et son équipe deviennent les proies de ce tueur implacable et imprévisible…


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Ce que j’en pense


Chouette, un an après Scotland Yard (T1) au coeur des ténèbres, le second opus (et dénouement) de ce thriller effrayant est dans les bacs. Après avoir posé le contexte (Londres 1800 et les terrifiants personnages qui y vagabondent), exposé les personnages (L’inspecteur Gregson et son équipe atypique), ce second chapitre se concentre sur la chasse du terrifiant « Renfeld », sorte « d’Hannibal Lecter » de son époque. Aliéné dangereux, ce personnage terrifiant est un monstre d’humanité : Assassin sans pitié, il déclenche terreur et pitié en même temps.
Avec cet album, Dobbs et Perger concluent l’enquête avec brio. Véritable joyau de la collection « 1800″ dirigé par Ystin chez Soleil, ils proposent un Thriller urbain, aux ambiances immersives, qui vous fera trembler d’effroi. Maisons délabrés, sous-sols et souterrains crasseux, hôpital glacé, tous les lieux sont rendus avec une sensation d’étouffement et de poids qui s’abat sur les personnages.
Avec en caméo l’apparition de Brian Stoker, le maître du triller, ils retranscrivent les ambiances d’effroi de ce romancier de génie. Autant visuellement qu’en terme de scénario, ils se rapprochent beaucoup du « Dracula » d’origine de Stoker. Si le matériau d’origine est différent (ce n’est pas une nouvelle version de Dracula), les thématiques apportés et les enjeux sont clairement les mêmes. D’ailleurs, l’épilogue de l’album ne laisse aucun doute.

Un scénario solide


Sur le récit, Dobbs fait monter la tension rapidement et enchaîne des scènes assez classiques. Pas de grande nouveauté donc, ni de révélation extraordinaire, mais un scénario bien construit qui vous emporte dans son sillage.
Tout en mettant l’enquête tambour battant, il prend le temps de développer les personnages. Sa galerie de portraits (la figure angélique de Faustine Clerval, le jeune voyou Wiggins) gagne en crédibilité. Il casse le rythme par de nombreux Flash-back, qui expliquent la personnalité de Renfeld, son histoire et ses blessures.

Le dessin


Whaouuu ! Bravo à Stepfane Perger. Son second tome, en couleurs directes, continue à m’étonner. Son dessin est une ode à la couleur. Dans les flash-backs en niveaux de gris, les scènes en couleurs franches et saturées, Perger trouve le ton juste. Scènes posées ou scènes d’action, son trait reste dynamique et expressif. Personnages et décors s’intègrent en harmonie dans des décors à la perspective forcée.
Côté mise en page, Perger ose tout. Débordements hors cases, cadrage aux formes délirantes, tordues, il bouscule les habitudes de lecture tout en faisant le pari de la lisibilité. Et ça marche (enfin, la pluspart du temps) !

Pour résumer


Dobbs et Perger nous offrent une fin digne de ce petit bijou de la collection « 1800″. Course-poursuite, sociopathe buveur de sang et équipe d’enquêteurs atypiques, les auteurs nous entraînent dans un thriller urbain, dans la lignée du « Dracula » de Brian Stoker. Dans une ambiance glacée et torturée, Dobbs et Perger continue l’exploration de la terreur en BD avec une belle efficacité.


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