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La fiancée du pirate a repris le large

Publié le 25 juillet 2013 par Amaury Watremez @AmauryWat

cinéma, nostalgie, littérature, nostalgieBernadette Lafont vient de mourir d'un malaise cardiaque, personne ne devrait avoir de problèmes cardiaques, ils devraient être hors la loi...

Moi-même j'en aurai jamais, je suis contre pour paraphraser non pas Pierre Desproges mais sa femme Hélène qui parlait du cancer.

Desproges disait d'elle (Bernadette Lafont, pas sa femme, mais enfin sois un peu à ce qu'on te dit ami lecteur !) que son "buste était une insulte à l'usage du lait en poudre", Brassens aurait pu dire que son dos "perdait son nom avec si bonne grâce".

Contrairement à la grande majorité des actrices et comédiennes contemporaines, Bernadette Lafont avait une présence et une sensualité animale et solaire transparaissant à l'écran. Je retiens d'elle deux rôles, celui qu'elle joue dans "la Fiancée du pirate", et elle est impériale aussi dans "Inspecteur Lavardin" de Chabrol où elle est l'amour perdu du cynique flic joué par Jean Poiret (Chabrol pour qui elle avait joué dans "le Beau Serge", et dans "les Bonnes Femmes" scénarisé par Geggauff autre "infréquentable", comme Blain).

Elle est aussi dans "les Mistons", un des premiers films de Truffaut, avec Gérard Blain, acteur

cinéma, nostalgie, littérature, nostalgie

 talentueux qui a perdu la "carte" qu'il avait gagné gràce à sa participation à un film de la "Nouvelle Vague" du fait de son mépris des tenants du "progrès progressiste".

Elle vécut le drame atroce de perdre son enfant, sa fille Pauline, excellente actrice elle aussi, en 1990, inoubliable dans "l'été en pente douce"...

L'amour du cinéma l'avait sauvé du désespoir disait-elle...


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