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« Putain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi »

Publié le 21 novembre 2013 par Amaury Watremez @AmauryWat

100420209_tireur_fou_la_chasse_a_lhomme_se_poursuit_avec.jpgOn va encore dire que je suis caustique, que je manque d'esprit positif, qu'il faut voir le bon côté des choses, que je voie la politique en noir.

Mais pourquoi faudrait-il donc absolument regarder ce qui se passe et qui s'est passé avec le tireur fou de « Libé » et « BFM » à travers des lunettes roses ?

Pourquoi s'interdire à ce point d'être lucide comme Nicolas Demorand qui n'est pas content que le pauvre type soit au fond de son camp et qui touitait ainsi :

« Off de rédac : « putain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi »

C'est ballot, le méchant n'était ni un militant de LMPT, ni un fââchiiste en bouture, mais un radical d'extrême-gauche, et il est « issu de la diversité » (TM°), cerise sur le gâteaux donc pas vraiment coupable. A noter que quand un tireur fou est de droite, c'est la faute à la montée d'une colère qui « rappelle les z-heures sombres de notre histoire » (TM°), c'est la faute aux méchants réacs et aux pseudo anarchistes de droite quio cachent bien mal leur appétence pour le FN tandis que lorsqu'il est à gauche, c'est un « loup solitaire », un cinglé isolé.

Pour un peu on le prendrait en pitié, pauvre petit lapin...

Coincidence et ironie du sort, le destin a de l'humour et un humour caustique, le tireur fou qui a grièvement blessé un journaliste à « Libération » était une relation proche de Florence Rey et Audry Maupin, leur fournisseur des armes qui avaient servi aux deux jeunes adultes. Coincidence encore,à l'époque « Libé » avait consacré tout un dossier à l'équipée sauvage de des deux personnages excusant leur violence et leur haine, car ce n'était que ça, au nom des idéaux révolutionnaires qu'ils affirmaient être les leurs alors qu'ils n'étaient que deux gosses perdus, en quête de repères que personne n'avait songé à leur transmettre, ne restait donc que leur violence, une violence sanglante.

A l'époque, j'étais étudiant à Nanterre ami lecteur, et ce furent quatre très belles années, aucune ironie, et la plupart des étudiants politisés, à gauche, étaient également fascinés par les deux « Bonnie et Clyde » des années 90, de la « génération X », que certains parmi nous connaissaient au moins de loin, les ayant au moins croisés une fois à la B.U ou à la cafétéria de la fac. Ils traînaient souvent avec de ces « étudiants professionnels » dont on ne sait plus trop quoi ils étudient, coincés à l'université car totalement inadaptés à la vie réelle, là-dehors, au seuil, sans « papamaman », sans « cocooning » de leurs enseignants.

La plupart de ces jeunes gens affichant des opinions radicalement à gauche étaient des fils et filles de bonne famille ayant un « surmoi » trop bien implanté pour se permettre un tel passage à l'acte, ce que Maupin et Rey leur offrait par procuration en somme. La Révolution n'aurait jamais eu lieu un mois avant l'examen par exemple, ni une action violente propice à l'avènement de l'égalité des travailleurs z-et des z-intellectuels, encore moins un « happening » drôlement signifiant pour qui veut comprendre la lutte anti-fââchiiste (comme justement le « Libé » sans photos pour protester contre la violence faite à la liberté d'expression par tous ceux qui ne pensent pas dans le bon sens).

J'avais déjà horreur des militants qui justifient la violence, physique ou morale, quel que soit leur camp, au nom d'idéaux qui n'ont rien à voir avec ceux qu'ils prétendent incarner, qui rêvent de bain de sang, de massacres salutaires à les entendre pour remplir le néant de leurs aspirations et de leurs vies marquées par l'Ennui absolu, des parents absents, la vacuité totale des aspirations. Cette violence militante est toujours tentée par le sanglant obligatoire, la répression soit-disant inévitable afin que leurs belles idées triomphent. Remarquons d'ailleurs que ce ne sont jamais les idéologues qui se « mouillent » autant, ils laissent cela aux naïfs, aux âmes pures qui se sont fourvoyés dans leurs théories, eux se réservent les plateaux « télé » ou mondains, eux n'ont pas que ça à foutre grands dieux !

Tu vas voir, ami lecteur, grâce à quelque circonvolution théorique ils vont bien arriver à coller la folie du tireur taré sur le dos de Marine le Pen ou Frigide Barjot !

image prise ici


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