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La Page Blanche, de Boulet & Pénélope Bagieu. Ou l'histoire de la fille sans mémoire qui cherche désespérément à retrouver sa vie.

Par Feedbackbaby
La Page Blanche, de Boulet & Pénélope Bagieu. Ou l'histoire de la fille sans mémoire qui cherche désespérément à retrouver sa vie.
Ah, les têtes de gondole : ces livres plébiscités par la foule que l'on se sent obligé-e de lire pour ne pas avoir l'air bête quand on en évoque les grandes lignes en société. A mes yeux, un best-seller qui envahit les rayonnages ressemble à s'y méprendre à ma chanson fétiche du moment qui, à force de tourner en boucle à la radio, me fatigue les oreilles. En gros, quand tout le monde (ou presque) l'a dans sa bibliothèque, je m'en désintéresse... totalement. Et c'est peut-être bien dommage, car j'imagine que certains de ces livres "cultes" valent le coup. (évidemment je n'ai jamais résisté aux sagas)(vous pensez bien que Harry Potter est dans mon coeur) Quand la BD La page blanche a fait son apparition dans les librairies, j'avoue lui avoir à peine jeté un oeil. J'en ai surtout entendu parler partout et tout le temps, mais ce que j'en ai surtout retenu, c'est que beaucoup de lecteurs ont confié avoir été hyper déçus de la fin. Soit. Voilà de quoi attiser ma curiosité (me dire "Non ne vas pas voir ça" c'est attiser les braises de mon intérêt, hélas !), mais pas encore suffisamment pour m'inciter à ponctionner mon compte en banque. Mais voilà, il se trouve que ma super blogo-copine Ellen des Fleurs Rebelles m'en a fait cadeau. Elle l'avait elle-même reçu du service de presse des éditions Le Livre de Poche (coucou vous) et, son coeur ne battant pas vraiment la chamade pour le titre, elle a préféré me passer la main pour vous en livrer une chronique, que je vous sers courte parce qu'il a été suffisamment encensé sur la toile/dans la presse, on est d'accord là-dessus.
Le topo de cette BD supra connue : (dans le cas où personne ne vous en a encore raconté la trame)
C'est l'histoire d'une fille victime d'un méga trou de mémoire. Elle est là, dans la rue, assise sur un banc, et elle semble s'éveiller au monde, stupéfaite. Bien entendu, elle se demande tout d'abord comment elle en est arrivée là, puis elle réalise rapidement qu'elle ne sait même plus qui elle est. Mais alors... plus du tout ! Heureusement, si la jeune fille semble atteinte d'un Alzheimer avancé - provoqué par on-ne-sait-quoi -, elle dispose tout de même d'un vif sens de la déduction. Les auteurs ont semblé souhaiter nous montrer au max son cheminement pour retrouver, à partir de preuves et d'éléments archi minces, son identité (et son appart', son chat, son job, ses amis, son histoire familiale, etc). Via ses recherches, elle découvrira donc petit à petit que la vie de son autre "moi" manquait cruellement d'authenticité, mais aussi et surtout... d'amour.
Ce que j'en ai pensé :
Qu'est-ce que ça fait d'oublier qui on est, où l'on va, et pourquoi ? La question m'a effleurée l'esprit presque à chaque page. Si j'étais à la place de l'héroïne... * Moi aussi, j'étalerais les effets personnels de la personne que je suis censée être pour y voir plus clair. * Moi aussi, je griffonnerais sur mes murs pour éclaircir la nature des liens que j'entretiens avec mon entourage. * Moi aussi, je tenterais par tous les moyens de trouver mon journal intime pour y dénicher des réponses. Cette BD ne m'a peut-être pas marquée à vie, mais j'en ai beaucoup apprécié le style (le coup de crayon de Pénélope Bagieu est si joli, si girly, presque tendre... J'adore). Toutefois, on finit par comprendre que le plus important n'est pas la fin de l'histoire, mais plutôt la leçon à en tirer. Avis à ceux/celles qui ont été déçu-e-s de la fin, moi j'en ai tiré une conclusion hautement philosophique.
Car perdre la mémoire, oui, c'est angoissant. Mais l'occasion peut être salutaire : regardons nos vies (nos oeuvres) avec les yeux d'un esprit étranger qui aurait pris possession de notre corps. (pitié dîtes-moi que vous avez déjà imaginé une situation pareille, sinon j'ai l'air cloche) Cet étranger saurait mettre en lumière les zones d'ombre... Mais aussi les zones sèches, très arides, celles que l'on préfère ne pas hydrater de bonheur parce qu'on est trouillard (ou trop lâche ?) pour changer notre parcours en mieux. La page blanche, donc, c'est simplement l'histoire d'une fille qui dispose d'une page blanche dans sa vie. C'est donc à elle de choisir de se fatiguer à la réécrire à l'identique des pages précédentes ou, bien au contraire, à la remplir d'une encre toute neuve, plus colorée. Et vous, les nouveaux départs, ça vous a déjà tenté ? Avez-vous lu cette BD ?
PS : Sur la photo, vous pouvez voir un tube de la marque de cosmétiques bio oOlution (testée et approuvée par ma peau mixte) et une bouteille du jus décalé et 100% naturel BorderLine. (saveur pamplemousse/mûre/menthe - miam), des produits ramenés de la Green Beauty Party.

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