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La démocratie ce chouette système

Publié le 15 février 2014 par Amaury Watremez @AmauryWat

 Ce matin en écoutant les conversations confondantes de banalité, de lieux communs, de préjugés d'un autre temps, des gamins, et gamines, virtuelles ou réelles, des cadres dynamiques attendant le train, fiers d'être taillables et corvéables constamment grâce à la technique moderne, et des VRP en veste orange, ou jaune, à queue de cheval et calvitie, 6949769.pngen regardant également les « selfies » d'abrutis posant devant des SDF sur les réseaux dits sociaux, en apprenant qu'Anders Breivik, finalement un produit logique de cette société libérale et spectaculaire et non un monstre asocial, se plaint de l'obsolescence de sa console de jeux (Breivik n'est qu'un gamin décérébré hyper-violent et narcissique qui est allé au bout de la logique de la société libérale-libertaire), je me suis dit que la démocratie était vraiment un chouette système politique, qui leur permet à tous de s'exprimer sans limites.

Si tu me permets d'ouvrir une parenthèse, ami lecteur, je me suis demandé aussi de quoi se plaignait encore les adversaires de la morale traditionnelle, chrétienne, fort odieuse à leurs yeux ?

Elle est quasiment complètement annihilée d'ores et déjà, les crétins sinistres et décomplexés sont légions, et n'ont plus aucun scrupules moraux, ni barrières, car il ne faut surtout pas émettre de jugements de valeurs sur leur comportement de boutures de miliciens sous peine de passer pour un nostalgique des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). « L'homme nouveau » que les idéologies globalisantes appelait de leurs vœux, la cause de pollutions nocturnes de nombreux dictateurs, il existe donc déjà en fait.

Cet « homme nouveau » a une relation ambivalente avec la démocratie, il tient par dessus tout à faire entendre son opinion, en particulier sur Internet, même si il sait parfaitement que ce qu'il pense naît de ses frustrations, son goût pour la haine grégaire, sa jalousie, et paradoxalement vote de moins en moins considérant que « ça ne sert à rien », il ne va plus voter également par paresse car cela supposerait un effort de sa part, et surtout parce qu'il a la terreur absolue de perdre, s'il contredit ses maîtres, le peu de confort matériel dont il dispose encore.

Il aime que le « tout économique » décide à sa place de ce qui est bon pour lui et il ne remet jamais véritablement en question les diktats imposés par les dirigeants du grand cirque spectaculaire grâce auquel il abrutit ce qui lui reste d'intelligence.

Il abhorre du reste l'intelligence et la culture. Les deux, quand il croit les percevoir chez d'autres, lui rappellent cruellement combien il est soumis à des stupidités arbitraires sans nom, combien il est grégaire, conformiste et incapable d'un raisonnement personnel sain et construit, et ce jusqu'à la psychose, remâchant sa haine sans arrêt.

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Sous le prétexte d'un humanitarisme très vague, très « light », voire « équitable » ou « citoyen », il en viendra bientôt à brûler des livres ou des œuvres d'art qu'il juge contraires à son style de vie, qui tient de celui du cloporte, ou plutôt du bousier, à la différence qu'au lieu de pousser une boule d'excréments divers, il pousse un « caddie » (TM°) de supermarché, ce qui revient plus ou moins au même on me dira...,

Ce qu'il veut c'est tout le monde ait les mêmes aspirations médiocres, les mêmes désirs abjects que lui. Il ne veut pas réfléchir, il demeure dans l'affectif frelaté et juste là pour justifier le darwinisme social éliminant les plus « faibles » dont il ne veut plus entendre parler.

Des livres, des œuvres d'art sont retirées des bibliothèques, des musées sous prétexte de protéger les populations, ceux qui les tiennent se comportant comme les pompiers pyromanes de « Farenheit 451 » de Bradbury, jetant les livres ne convenant plus à l'époque en se réclamant d'une plus grande tolérance, accusant de tous les maux ceux pouvant les contredire :

Georges Bernanos et Paul Claudel, ou François Mauriac, trop catholiques, Georges Bataille, trop charnel, Balthus, soupçonné de pédophilie, tout comme Henry de Montherlant, Drieu la Rochelle, Céline, Marcel Aymé et les « Hussards », trop de droite, Desproges, trop pessimiste sur la nature humaine et puis « il disait des choses terribles », les classiques, Racine, Corneille, Molière, "poussiéreux" que tout cela, et ainsi de suite « ad nauseam »...

La photo des deux crétins du haut a été prise ici

La photo du bas ici


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