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X-Men : Days of Future Past, critique

Publié le 19 mai 2014 par Fredp @FredMyscreens

X-Men : Days of Future Past, critique

Bryan Singer est de retour dans l’univers des mutants et signe l’épisode le plus passionnant et ambitieux de la saga avec X-Men Days of Future Past ! Sans doute l’un des blockbusters super-héroïques les plus réussis de ces dernières années !

X-Men : Days of Future Past, critique
Depuis son départ de la franchise en 2003 avec ce qui restait jusqu’à maintenant le meilleur volet (X-Men 2), on peut dire que les mutants ont été assez malmené avec un 3e volet bourré d’incohérence et d’inconsistance de Brett Ratner, des origines de Wolverine du même niveau et un retour de Wolverine l’année dernière tout aussi bancal. Seul surnage au dessus de ces erreurs de parcours un X-Men – le Commencement bancal mais aux acteurs appliqué et à l’ambiance 60′s particulièrement réussi avec Singer commençant à revenir aux affaires en tant que producteur. Après le désistement de Matthew Vaughn pour réaliser la suite de son succès d’estime, Singer reprend donc la caméra et replonge dans l’univers des mutants 11 ans après les avoir quitté, l’occasion pour lui de remettre les pendules à l’heure.

En s’inspirant de l’un des chapitres les plus sombres et réussis de l’histoire du comics, Singer se lance donc dans un pari audacieux et ambitieux. Dans un futur apocalyptique, les mutants et les humains ont été traqués et enfermés par des robots géants, les Sentinelles. Les quelques X-Men survivants trouvent alors un moyen de remonter dans le temps et d’envoyer la conscience de Wolverine dans son corps des années 70 pour prévenir le professeur Xavier et Magneto et empêcher une suite d’événements qui mèneraient à cette catastrophe. Voyages dans le temps, profusion de personnages à super-pouvoirs, incursion dans l’histoire contemporaine … le pari était quitte ou double : le film serait soit un énorme foutoir, soit un grand film de science-fiction !

X-Men : Days of Future Past, critique

Et pourtant, dès l’introduction dans ce futur apocalyptique, nous pouvons être rassurés ! Non seulement le réalisateur pose d’emblée des enjeux élevés en peu de temps mais en plus il présente des personnages et leurs capacité au travers d’une scène d’action particulièrement réussie tout en installant déjà les thèmes qui vont parcourir son film. Mais pas le temps d’explorer ce futur qui ne sert que de point de départ, nous retrouvons donc très vite Wolverine dans les années 70, à la recherche de Xavier et Magneto pour empêcher l’attentat organisé par Mystique contre le scientifique Bolivar Trask, futur créateur des Sentinelles.

X-Men : Days of Future Past, critique

S’inspirant du meilleur de X-Men le Commencement et de ce qu’il a fait de mieux sur les propres volets de la saga, le réalisateur lie ses thèmes à notre histoire en replongeant dans un contexte politique complexe sous l’ère Nixon. Ce film lui permet ainsi d’aborder à nouveau les sujets de la tolérance mais aussi de la possibilité de changer le futur, l’extinction, l’évolution, le poids des erreurs du passé, de la portée de nos choix, de garder espoir … tout cela sans s’embourber dans trop d’incohérences temporelles (il y en a bien quelques unes qui se cachent mais très facilement pardonnées tant l’ensemble se tient incroyablement bien).

X-Men : Days of Future Past, critique

Si le réalisateur est à l’aise avec son univers et son histoire qui avance en toute logique, il porte aussi son attention sur les personnages, donnant alors au film une véritable âme. Et loin d’être centré sur Wolverine, Singer s’intéresse avant tout au parcours de Xavier qui, 10 ans après le Commencement, est un être meurtri et qui a perdu tout espoir. James McAvoy, particulièrement investi dans ce rôle répondant au futur de Patrick Stewart, est bluffant et porte le film en étant bien entouré par une Jennifer Lawrence en passe de franchir la limite qui fera de son personnage un bad guy de premier choix, sans oublier le combat de Magneto (Michael Fassbender au charisme toujours … magnétique) pour la sauvegarde de son espèce. Ici, il n’y a pas encore d’équipe des X-Men mais les personnages auxquels s’intéresse Singer sont suffisamment denses et loin de tout manichéisme pour nous passionner.
Pour autant, de nombreux personnages gravitent autour de ce trio central, dans les 70′s (Quicksilver, Trask) ou dans le futur (Magneto, Blink) et ont tout de même leur heure de gloire, que ce soit un rapide clin d’œil ou une scène d’action qui permettra de connaitre leur caractère en un rien de temps.

X-Men : Days of Future Past, critique

Côté réalisation, Bryan Singer se montre particulièrement inspiré. Avec un style privilégiant toujours la lisibilité de ses scènes et servant les personnages et les enjeux de son histoire, il profite des pouvoirs de ses personnages pour montrer une foule d’idées à l’écran. Ainsi, le personnage de Quicksilver permet d’avoir l’une des scènes les plus cools de toute la saga alors que dans le futur, il se sert avec astuce des portails de téléportation de Blink. On pourra peut-être reprocher au film de ne pas montrer suffisamment le futur mais celui-ci ne sert qu’à poser les enjeux et accentuer une dramaturgie finale déjà émouvante par les choix qui doivent être faits dans les 70′s tout en nous laissant imaginer ce qu’il s’est passé.

X-Men : Days of Future Past, critique

Maitrisant son histoire de bout en bout pour être accessible à tous les publics avec de nombreux niveau de lecture, le réalisateur n’oublie pas non plus de contenter les fans du comics. D’une part, comme il l’a fait depuis son premier volet, il respect l’univers et l’esprit des personnages, mais en plus il trouve un moyen de glisser des clins d’œils au matériel original (Si Kitty ne voyage pas de le temps comme dans le comics, c’est elle qui permet à Wolverine de le faire). Mais surtout, ce voyage temporel permet au réalisateur d’évacuer ce qu’il y a eu de plus insupportable dans la saga (en particulier le 3e volet) pour repartir sur des bases saines.

X-Men : Days of Future Past, critique

Particulièrement sombre (sans négliger quelques traits d’humour bienvenus pour détendre un peu l’atmosphère), ce nouveau volet des X-Men reprend donc tout ce qu’il s’est fait de mieux dans la saga pour nous offrir un grand spectacle à l’histoire passionnante et aux personnages fouillés et émouvants. Bryan Singer montre ici toute l’étendue de son talent de conteur pour nous embarquer dans son univers qu’il est bien le seul à maîtriser. Le pari était ambitieux et il a été rempli haut la main pour nous offrir l’un des blockbusters super-héroïques les plus intelligents de ces dernières années. Il ne reste plus qu’à voir ce qu’il va faire avec la suite déjà annoncée, X-Men Apocalypse dont le sujet est encore plus casse-gueule !


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