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Mardi 15 juillet à 22h, place Ambroise Courtois, "L’été en Cinémascope !" avec la projection de Quadrophenia

Publié le 07 juillet 2014 par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

Mardi juillet 22h, place Ambroise Courtois, Rendez-vous estival et festif de l’Institut Lumière depuis plus de 20 ans, les projections EN PLEIN AIR sont l’occasion de voir du cinéma autrement… sous les étoiles, dès la nuit tombée, place Ambroise Courtois.

 Mardi 15 juillet à 22h, projection de Quadrophenia !

Projections au programme de "Tout le monde dehors"Toutes les informations pratiques sur http://www.institut-lumiere.org

Mardi juillet 22h, place Ambroise Courtois,

Quadrophenia
WE ARE THE MODS !
De Franc RoddamAvec Phil Daniels, Leslie Ash, Sting.
USA,1979, 1h57
Date de reprise : 26 juin 2013 – Version restaurée 

Synopsis

1964. Jimmy, jeune mod londonien, se révolte contre tous ses proches, mais aussi contre les ennemis jurés des mods, les rockers…Inspiré de l’album des Who, un film sur une jeunesse anglaise déboussolée à qui la société ne propose aucun modèle.

Mardi juillet 22h, place Ambroise Courtois,

A propos du film

Quadrophenia est directement inspiré du concept-album du même nom écrit par le groupe de rock britannique The Who et paru en 1973. Le film est d’ailleurs produit par les membres du groupe et leur manager. Pete Townshend avait déjà signé le scénario d’un précédent opéra rock, Tommy (1975), dans lequel le chanteur Roger Daltrey jouait le premier rôle.

Quadrophenia a été écrit de manière très libre, en même temps que le casting a été constitué, lui donnant un aspect "bricolé". Keith Moon, batteur des Who, avait proposé à Franc Roddam de co-réaliser le film avec le groupe, ce que le cinéaste n’a pas vraiment apprécié. Moon, mort d’une overdose en septembre 1978, n’a finalement pas pu voir le film terminé.

Le film montre la  rivalité entre  deux courants musicaux très populaires en Grande Bretagne au début des années soixante, les Rockers et les Mods. 1964 marque l’apogée du courant "Mod", abrévation de l’anglais modernists, à l’origine désignant un courant de jazz. Apparus à la fin des années 1950 en Angleterre, les Mods se distinguaient par leur éclectisme musical, leur consommation de drogues, leurs scooters customisés et leurs mouvements de danse particuliers. Leurs ennemis jurés étaient les Rockers, qu’ils avaient l’habitude d’affronter lors de rixes à Brighton, comme le montre l’une des scènes du film. The Who sont l’un des groupes emblématiques de ce courant.

Alors que le film est censé se dérouler en 1964, les anachronismes sont nombreux dans Quadrophenia, tourné en 1979 : on retrouve ainsi des voitures, des affiches publicitaires et même des trains qui n’ont parfois pas été mis en circulation avant le milieu des années 1970.

Quadrophenia a marqué les débuts d’acteur de Sting, alors chanteur du tout jeune groupe The Police, après avoir refusé le rôle du méchant dans Rien Que Pour Vos Yeux. Le film a si bien retranscrit la philosophie "Mod" que le courant s’en est lui-même inspiré. Sting a pris son rôle à coeur et n’a pas hésité à sortir avec de véritables Mods de Londres, qui lui ont notamment appris à danser comme dans le film. L’acteur-chanteur jouera également dans Dune de David Lynch, et à nouveau pour Franc Roddam dans La Promise (1985).

Mardi juillet 22h, place Ambroise Courtois,

Franc Roddam – Le franc-tireur du cinéma anglais

D’abord rédacteur de publicités, Franc Roddam intègre la prestigieuse London Film School et se lance alors dans la réalisation de documentaires, comme The Family pour la BBC.

En 1979, il signe son premier long métrage de fiction, Quadrophenia, tiré d’un opéra-rock des Who. Suite au succès du film, il tente sa chance à Hollywood et signe même un contrat avec la Fox. Envisageant de tourner un film sur la destruction de la forêt amazonienne, il est à deux doigts de convaincre Robert Redford de camper le rôle principal, mais le projet échoue. Comme il l’a récemment confié, "à Hollywood, plus on est médiocre, mieux on s’en sort".Après avoir refusé de très nombreux scénarios, il tourne quelques films décevants, comme The Lords of discipline (1983), autour du racisme dans une école militaire du sud des …tats-Unis, ou encore La Promise (1985), relecture du mythe de Frankenstein.

En revanche, il mène une belle carrière à la télévision : après plusieurs documentaires, il imagine en 1990 un nouveau concept qui va bientôt s’exporter dans une trentaine de pays — "MasterChef". "Ce que j’ai cherché à faire, c’est démocratiser la gastronomie car je pense qu’elle ne doit pas être réservée à une élite". Toujours cet esprit frondeur…


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