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La décomposition des familles

Publié le 02 septembre 2014 par Amaury Watremez @AmauryWat

Quand on écoute les personnes, et en particulier les plus jeunes, l'on perçoit tout de suite beaucoup mieux la grave crise morale que traverse cette société, enfin beaucoup mieux si l'on est juste un peu lucide :

Ci-dessous une famille soudée mais atypique, image prise ici

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Crise de sens, de valeurs, de culture, intellectuelle, spirituelle....

Si la Famille est loin d'être parfaite ce qu'aucun de ses partisans ne conteste, qu'il y a des Thénardier, des parents indignes, elle est le premier lieu de socialisation où les enfants tissent des liens, reçoivent des valeurs des parents, en théorie, parfois contredisant celles de la société car c'est aussi un îlot d'indépendance d'esprit même si curieusement l'aspiration des enfants de ces familles atypiques peut être une normalité à tout crins quitte à sombrer dans la névrose.

Et il ne s'agit pas une second ici de juger l'itinéraire de celles ou ceux qui ont eu un parcours amoureux chahotique, qui sont des cabossés qui ont été blessés par leurs passions...

Mais parler de crise de la famille, conséquence de la crise morale, c'est aussitôt risquer d'être soupçonné des pires maux politiques. Évoquer celle-ci pourtant ce n'est pas moraliser, c'est juste s'inquiéter de l'absence de valeurs communes que cela implique, les enfants étant surtout nourris et habillés, quand les parents peuvent encore, et choyés, dorlotés, cocon-nés plutôt que de leur transmettre quelque chose ce qui ne serait pas du tout progressiste.

J'ai entendu parler ce matin, une pauvre gamine de sa situation familiale sans qu'elle n'ait l'air d'ailleurs traumatisée, sans qu'elle ne perçoive la vacuité morale des minuscules bribes d'éducation qu'elle avait reçus. C'était une petite jeune fille vive et extravertie, sympathique, qui regarde « Touche pas à mon poste » en s'imaginant regarder un spectacle drôlement subversif et qui se passionne pour ses « applis » de portable ou les « stâârs » a-cérébrées de la télé-réalité. Comme beaucoup elle avait le débardeur transparent obligatoire apparemment en ce moment avec le soutien-gorge apparent considérant comme beaucoup que se débrailler quand il faut chaud est quasiment obligatoire.

Elle parlait de tout cela avec un naturel désarmant, sans drames, ce qui me serrait un peu plus le cœur paradoxalement, j'appris donc qu'elle avait deux frères d'un premier lit (je sais ami lecteur c'est stigmatisant de dire ça ami lecteur, c'est que je suis un vil réactionnaire en fait) de son père dont un chômeur de longue durée qui « squatte » chez les parents à trente-cinq ans passés, une sœur d'un deuxième qui semblait avoir un cœur « fleur de nave vinaigrette » selon l'expression (ce qui veut dire qu'elle alterne les camarades de jeu au lit, cela aussi c'est mal, elle mène une sexualité libre), un frère d'une des copains de la mère, faisant du « bizenesse », deux autres garçons encore d'un autre lit pour la mère et une autre sœur de la femme actuelle du géniteur...

Ce n'était pas exactement une super-famille recomposée comme dans les romans d'Anna Gavalda où cela fait de grandes tablées conviviales où tout le monde s'entend super bien, sont super sympatoches, ou Maman adore la nouvelle copine de Papa, et Papa la copine de Maman. Elle se targuait de n'en pas souffrir, mais raconta diverses mésaventures subies qui ne lui rendaient pas objectivement la vie plus facile. Elle jouait les filles affranchies, celles qui sont déjà revenues de tout, qui savent que la chair est faible mais qui n'ont pas lu tous les livres, on sentait bien qu'elle aurait préférée avoir une famille moins soumise aux errements des « grandes personnes ».

On s'étonne que cette société soit déphasée ensuite. Étonnant n'est-ce pas ?

Il est des communautés par contre où le sens de la famille, la transmission des valeurs comptent encore beaucoup, parfois de trop, jusqu'à la haine et la violence, le tout au nom d'une foi dévoyée. Et c'est ainsi qu'Allah est grand...


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