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Heritage fight

Publié le 06 octobre 2014 par Desfilmsetdesmots @DfilmsetDmots

302716.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAu cœur de la dernière contrée sauvage d’Australie, une tribu aborigène, les Goolarabooloo, doit faire face au projet d’implantation de la plus grande usine à gaz au monde soutenu par le gouvernement.
Aborigènes et citoyens solidaires décident alors de s’unir pour défendre ce qui n’a pas de prix : une terre, une vision du monde, et plus que tout, un héritage culturel. Commence alors un long combat.

Premier documentaire d’Eugénie Dumont, Heritage Fight nous entraîne avec force et bienveillance dans un ailleurs étonnant, où l’on vit au rythme de la nature, où les journées se partagent en communauté, où les mythes et légendes se content au coin du feu, et où les batailles se mènent de front, unis et solidaires.

La cinéaste a filmé au plus près les Goolarabooloo dans leur lutte quotidienne en prenant part elle-même au combat. Être un témoin non distancié lui a permis d’instaurer une confiance mutuelle, de mettre en place des temps d’écoute, restitués à travers les entretiens avec chaque protagoniste, et de brosser ainsi portrait de la ville de Broome et de ses habitant le plus fidèle possible.

En interview, Eugénie Dumont révèle « avoir fait ce film comme on tombe amoureuse : intensément, passionnément ». Et de poursuivre : « ce peuple s’est construit sur l’entraide permanente, sur la notion de groupe et de soutien; il a réussi à préserver son patrimoine à travers les âges et à s’adapter à la modernité sans jamais se renier. Il m’était indispensable de mettre en avant ce mode de vie, ce lyrisme environnant, autant que les aspects politiques et les scènes de combat au corps à corps, qui constituent les temps forts du documentaire ».

Construit avec ingéniosité, Heritage Fight insiste sur cette dualité lyrisme/violence, illustrée par les témoignages des cinq personnages « clés » dans lesquels convictions et croyances se juxtaposent pour mieux rendre compte de ce qui façonne le caractère de ces autochtones. « Je souhaitais capturer la beauté de la nature et de leur culture pour contrebalancer ce quotidien éprouvant faite de violences policières notamment lors des barrages ».

Un documentaire nécessaire qui met à l’honneur le courage, la ténacité et l’espoir et qui, comme le suggère l’un des personnages, rappelle que « Si l’on veut rendre un rêve possible, il faut le rêver tous ensemble ».

En salles le 8 octobre 2014.


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