Magazine Culture

Dossier : 7 bonnes raisons de regarder How To Get Away With Murder !

Publié le 11 octobre 2014 par Addictedtoseries @AddictToSeries
Dossier : 7 bonnes raisons de regarder How To Get Away With Murder ! Alors que ABC vient tout juste de commander une saison entière (soit 22 épisodes) de "How To Get Away With Murder", il nous a semblé plus que pertinent de vous présenter à nouveau la série qui a fini d'entériner le statut de Reine de la télévision de Shonda Rhimes. Et pour cela, quoi de plus simple que de vous donner 7 bonnes (voire excellentes) raisons de vous laisser tenter par ce nouveau drama.
Ca sort du ShondaLand Est-il vraiment nécessaire de présenter Shonda Rhimes ? Si c'est le cas, allons au plus simple : Grey's Anatomy, Private Practice, Off The Map et Scandal, c'est elle ! La femme derrière ces séries, celle qui les a créées et produites. Bah oui, tant qu'à faire. Si elle n'est que productrice de How To Get Away With Murder (que l'on appellera plus simplement HTGAWM), sa patte se ressent à des kilomètres. Notamment au niveau de la diversité. Vous aurez sans doute remarqué que dans toutes les séries nommées ci-dessus, 1/3 voire 1/4 des acteurs étaient de couleur !? Un choix qui se révèle très judicieux au moment de drainer un public large, même avec un show qui ne révolutionne pas le genre. Et à l'instar de Scandal avec Kerry Washington, c'est une actrice Afro-Américaine qui incarne le premier rôle de HTGAWM : Viola Davis. Récemment vue au cinéma dans Sublimes créatures, La stratégie Ender ou encore La couleur des sentiments, elle crève l'écran dans ce nouveau drama judiciaire. Peter Nowalk fait un boulot de malade Si ce nom ne vous dit pas grand-chose, c'est normal. Mais seulement pour le moment. Depuis 2008, il bosse dans l'écurie de Shonda Rhimes. Il est ainsi crédité sur près de 70 épisodes de Grey's Anatomy et c'est à lui que l'on doit le fameux épisode 3.07 de Scandal. Mais si, vous savez bien, l'épisode dans lequel on apprend que Mellie… Non, ça ne vous dit vraiment rien? Autant ne pas spoiler alors ! Pour ce qui est de  HTGAWM, il en est le créateur et l'un des producteurs délégués. Un travail qu'il fait à merveille tant son show est passionnant. Si la série s'inscrit dans la lignée de Grey's Anatomy et Scandal (personnages [féminins] forts + drames à gogo + multitude de rebondissements), HTGAWM s'en émancipe également, ce qui était nécessaire. Car personne ne voudrait d'un Off The Map 2 ! Du coup, ici, les personnages masculins s'affirment et s'assument davantage au fil des épisodes et l'homosexualité fait partie du jeu. Le pitch est franchement génial Hein ? Arrivés ici, vous ne savez toujours pas de quoi parle HTGAWM ? Mille excuses. Voilà pour le pitch : "Annalise Keating (alias Viola Davis) possède toutes les qualités requises chez un professeur de droit pénal. Brillante, passionnée, créative et charismatique, elle symbolise également tout ce à quoi on ne s'attend pas : sexy, imprévisible et dangereuse. Que ce soit lors d’un procès ou dans une salle de classe, Annalise est impitoyable. Chaque année, elle sélectionne un groupe d’élèves, qui se révèlent être les plus intelligents et les plus prometteurs, à venir travailler dans son cabinet. Car apprendre auprès d’Annalise est l'occasion d'une vie, celle qui peut tout changer pour ces étudiants, et cela pour toujours. C’est exactement ce qui se produit lorsqu’ils se retrouvent impliqués dans un assassinat qui fera vibrer toute l'université…" Si l'on pense bien évidemment à The Good Wife ou encore à Damages à la lecture du pitch, sachez que HTGAWM n'a finalement rien à voir avec ces séries. En effet, la série se révèle moins sombre que Damages (diffusion sur une chaîne nationale oblige) et moins autocentrée que The Good Wife (chaque personnage a rapidement droit à son intrigue). Les personnages secondaires sont attachants Qu'on se le dise : Annalise n'est rien sans son entourage. A la manière d'Olivia Pope dans Scandal avec ses Gladiators, Annalise doit beaucoup à ses étudiants et aux personnes avec qui elle travaille. A tel point que l'on finirait presque par s'intéresser davantage à leurs intrigues qu'aux siennes. Évoquons tout d'abord Michaela Pratt (jouée par Ana Naomi King), qui nous rappelle sans cesse une Olivia Pope ou une Annalise Keating plus jeune mais autant déterminée et pragmatique. Continuons avec Connor Walsh (interprété par Jack Falahee) qui n'est pas uniquement la caution gay du show : ses joutes verbales avec Micheala sont un véritable plaisir. Mentionnons ensuite Bonnie Winterbottom (alias Liza Weil) qui a le monopole des phrases acides, un Franck Delfino (alias Charlie Weber) qui devrait prendre de l'importance dans les prochains épisodes et Wes Gibbins (Alfred Enoch) qui, sous ses airs d'enfant sage et lisse, a énormément de potentiel. Chaque épisode est bien construit Si l'on avait tendance à redouter le système des flash forward (la faute à Revenge et sa très mauvaise gestion du sujet), force est de constater que dans HTGAWM, cela fonctionne à merveille. Placés en début et en fin d'épisode, ces flashes viennent nous éclairer et surtout, donnent un sens nouveau à l'intrigue hebdomadaire. Comme un effet miroir. Qui plus, chaque épisode dispose d'une intrigue indépendante rapidement conclue mais qui nous laisse suffisamment de temps pour apprendre à connaître tous les personnages de la série, ce qui n'est pas trop demander. Les quelques musiques sont bien choisies et les choix de cadrage font sens. Bref, d'un point de vue technique, on peut difficilement reprocher quoi que ce soit à HTGAWM. C'est carrément addictif Ne nous voilons pas la face. Après Scandal, il paraissait impossible qu'un show nous donne autant envie de revenir, semaine après semaine. Eh bien HTGAWM a réussi cet exploit. Si l'on nous épargne les énormes cliffhangers qui donnent le tournis pendant plusieurs jours, l'intrigue principale est outrageusement bien ficelée. Et il devient vite nécessaire, voire vitale, de savoir ce qui se passe ensuite. Car avec HTGAWM, on n'est jamais au bout de nos surprises… Le résultat est super fun ! Question : à l'heure actuelle, quelle série peut se vanter d'avoir casé une début de cunnilingus, un anulingus homosexuel et deux meurtres dans son pilot ? Parce qu'elle est diffusée dans un créneau plus que confortable aux Etats-Unis, le jeudi soir à 22h après Scandal, HTGAWM dispose d'une plus grande liberté. Niveau création (les personnages sont tous étranges à leur manière), narration (on connaît rapidement l'identité de la victime et de ses possibles assassins) et enfin du côté de la morale. HTGAWM n'est pas un show manichéen où les gentils l'emportent et les méchants vont en prison. Série de grand network ou pas, HTGAWM se révèle surtout être d'une grande maturité. Sérieux par moments, le drama ne lésine jamais sur le second degré, l'humour potache, les blagues graveleuses et les situations cocasses. Et ça, on adore ! Par : Wyzman Rajaona 

Retour à La Une de Logo Paperblog