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Le Sens du devoir 4 - In the Line of Duty 4 ou Wong ga si je ji IV: Jik gik jing yan, Yuen Woo Ping (1989)

Par Just1 @JustinKwedi
Le Sens du devoir 4 -  In the Line of Duty 4 ou Wong ga si je ji IV: Jik gik jing yan, Yuen Woo Ping (1989)Cynthia, flic à San Francisco, est chargée de retrouver Luk, un petit dealer, témoin de l’assassinat d’un policier et vraisemblablement, détenteur de photos compromettant un important trafiquant de drogue. Elle n’est pas la seule à suivre la piste...
La fameuse saga d’action au féminin de Hong Kong atteint déjà son quatrième épisode avec ce film signé Yuen Woo Ping. Les deux premiers volets avaient innovés avec leur mélange de polar classique et d’action débridée sous influence des Police Storyde Jackie Chan, Michelle Yeoh se plaçant en équivalent féminin hargneux et séduisant. Momentanément retirée des plateaux, celle-ci avait laissé la place à la nouvelle venue Cynthia Khan dans le troisième épisode certes efficace mais qui commençait à être quelque peu routinier dans son déroulement. Ce quatrième volet retrouve un regain qualitatif inattendu et s’avère même le meilleur de la saga. Le scénario n’est pas particulièrement innovant (on reprend le principe du faux-coupable/témoin traqué que notre héroïne va devoir protéger) mais s’avère resserré et nerveux car rehaussé par la mise en scène survoltée de Yuen Woo Ping.
Le Sens du devoir 4 -  In the Line of Duty 4 ou Wong ga si je ji IV: Jik gik jing yan, Yuen Woo Ping (1989)On ne présente plus celui qui se fit surtout connaître en Occident comme chorégraphe de la saga Matrixou des Kill Bill de Tarantino mais qui jouissait d’une carrière exceptionnelle à Hong Kong, entre chorégraphie virtuose pour des classiques comme les deux premiers Il était une fois en Chine (1991 et 1992) de Tsui Hark où ses propres réalisations où il se laisse aller à une illustration de l’action encore plus folle (avec en somme absolu le grandiose (Le Maître Chinois (1978), Le Héros Magnifique (1979), Miracle Fighters (1982) pour citer les plus déjantés). Le Sens du devoir 4 appartient donc à cette seconde catégorie et brille autant par sa trame prévisible mais haletante que par la mise en scène décomplexée de Yuen Woo Ping.
Le Sens du devoir 4 -  In the Line of Duty 4 ou Wong ga si je ji IV: Jik gik jing yan, Yuen Woo Ping (1989)Luk (Yuen Yat-chor) un travailleur émigrant chinois installé aux Etats-Unis va se trouver le témoin d’une transaction de drogue à laquelle est mêlé un ponte de la CIA. Traqué à la fois par la police et les malfrats Luk va du côté de la loi hésiter à faire confiance au dur à cuir et brutal Donnie (Donnie Yen) et la plus compréhensive Cynthia (Cynthia Khan). L’histoire parvient à distiller une certaine émotion entre deux morceaux de bravoure quant à la solitude et l’entraide des émigrants chinois à travers le personnage de Luk, les retrouvailles avec sa mère à Hong Kong étant très touchantes également. 
Le Sens du devoir 4 -  In the Line of Duty 4 ou Wong ga si je ji IV: Jik gik jing yan, Yuen Woo Ping (1989)Le grand apport de ce volet est l’arrivée de Donnie Yen, dans la trame où son rôle de flic impulsif évolue avec intérêt et bien sûr dans l’action (il chorégraphie avec Yuen Woo Ping) où au sommet de sa forme physique il déploie ses aptitudes dans des moments furieux dont notamment une poursuite à moto des plus kamikaze. Pas encore star, l’acteur déploie un charisme idéal qu’il saura encore mieux exploiter plus tard seul à l’affiche. 
Le Sens du devoir 4 -  In the Line of Duty 4 ou Wong ga si je ji IV: Jik gik jing yan, Yuen Woo Ping (1989)Cynthia Khan n’est pas en reste, plus charismatique et à l’aise que dans le précédent épisode et qui a elle aussi l’occasion de se mettre e valeur. On retiendra notamment une mémorable empoignade dans une cage d’ascenseur défiant les lois de la gravité. Nombreuses et variées les scènes d’actions sont les meilleures de la saga et le réalisateur sait varier les plaisirs, les cascades plus urbaines alternant avec les mano à mano plus classique, la dernière partie lorgnant vers le jeu vidéo avec sa succession d’adversaires de plus en plus démesurés dont un Donnie Yen passant un mauvais quart d’heure avec un capoeiriste bodybuildé féroce. L’ensemble fonctionne vraiment comme une version améliorée du second volet (duo policier improbable, témoin à protéger) et s’autorise même quelques surprises dans ses rebondissements (le personnage de Michael Wong au revirement inattendu). Une excellente série B donc pour les nostalgiques du cinéma d’action hongkongais des 90’s dans une série de film qui vieillit toujours aussi bien. 
Sorti en dvd zone 2 français chez Metropolitan

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