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Orphan Black saison 1 : Entre clonage et usurpation d'identité

Publié le 23 novembre 2014 par Claireemarchal

Orphan Black : l’identité à l’heure du clonage. Une série futuriste ancrée dans le réel pour un résultat envoûtant et hautement addictif.

Orphan Black, c’est l’histoire de Sarah Manning (Tatiana Maslany), une jeune punk rebelle qui fuit son copain Vic, ultra-possessif dealer de drogue à qui elle a volé en passant une bonne dose de cocaïne. Sur le quai de la gare, elle croise une femme qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Sous ses yeux, la jeune femme saute sous un train. Son suicide, bien que traumatisant, est une aubaine pour Sarah, en manque d’argent et à la recherche d’une couverture.

Orphan Black

UNE TROUBLANTE HISTOIRE D’USURPATION D’IDENTITE

Sarah Manning devient alors Elizabeth « Beth » Childs, avant de découvrir que Beth, inspecteur de police, est impliquée dans le meurtre d’une innocente, ce qui l’a rendue accro aux médicaments et poussée, semble t-il, au suicide. Avant tout désireuse de piller le compte en banque de la défunte, étrangement bien fourni, Sarah s’embarque dans une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît : contrainte de vivre avec le petit-ami de Beth, soupçonnée par son partenaire le détective Arthur d’imposture, Sarah trouve refuge dans l’appartement-atelier de son frère d’adoption Felix, à la fois artiste et prostitué gay. Sarah découvre bientôt l’existence de ses autres « sœurs », copies-conformes qui mènent des vies radicalement différentes : il y a Alison Hendrix, maman-poule et mère au foyer banlieusarde dont le seul désir est de conserver son train-train quotidien et sa vie de famille. Au premier abord antipathique et froide, le personnage se creuse en profondeur au fil des épisodes : le cliché de la housewive se transforme bien vite pour laisser place à une véritable femme de tête, qui va jusqu’à séquestrer son mari pour lui soutirer des informations.

Sarah entre également en contact avec Cosima Niehaus, cliché geek par excellence : cette jeune femme aux dreads et grosses lunettes d’intello s’avère être dotée d’un QI hors-normes. Etudiante en biologie du développement, elle devient vite un élément clé de l’intrigue puisque c’est à travers elle que l’on apprend que Sarah, Alison et elle-même ne sont rien d’autre que des clones, et qu’il en existe d’autres sur les continents américain et européen.

Sarah, Alison et Cosima réalisent qu’elles sont le résultat d’expérimentations scientifiques d’une entreprise surpuissante, The  Dyad Institute, dans une visée eugéniste. Surtout, elles sont menacées de mort par une autre clone fanatique, Helena, qui s’avère être la véritable sœur de Sarah. S’engage alors une quête de vérité pour ces femmes aux personnalités radicalement différentes, condamnées à une troublante identité physique commune.

DES PERSONNAGES HAUTS EN COULEUR 

Tatiana Maslany, relativement peu connue avant son rôle dans Orphan Black, livre ici une véritable performance. La ressemblance physique des clones, d’abord frappante, s’évapore rapidement grâce à la grande palette de visages que l’actrice est capable d’interpréter. Les clones révèlent progressivement des caractéristiques inattendues : Alison n’est pas la mère au foyer coincée qu’elle paraît être, Sarah quitte son rôle d’arnaqueuse sans scrupules pour devenir contre toute attente la « leader » du groupe, Cosima développe une relation amoureuse avec une femme. Bref, la série présente des personnages hors normes, à l’image du foster brother de Sarah, Felix « Fee » Dawkins (Jordan Gavaris), qui vient pimenter l’intrigue d’une touche d’humour décalé.

Three-to-one

Orphan Black est donc une série sur la dialectique apparence/identité. Sarah prenant l’identité de l’honnête Beth finit par se transformer en femme modèle ; désireuse de revoir sa petite fille qu’elle n’a pas vu pendant dix mois, Sarah décide de ne pas fuir avec l’argent mais de convaincre sa mère d’accueil de lui confier la garde de sa fille. Elle tombe amoureuse du petit-ami de Beth, Paul, avant d’apprendre qu’il a lui-même été engagée pour surveiller Beth la clone.

En manque de séries intelligentes et divertissantes ? Orphan Black est pour vous. La série canadienne s’affiche comme le prolongement de films dystopiques tels que The Island ou Bienvenue à Gattaca qui posent la question éthique du clonage à des fins eugénistes, et montrent la difficulté d’assumer une seule et même identité lorsqu’on n’est qu’une copie d’un autre . Créée par Graeme Manson et John Fawcett, la saison 1 a été diffusée pour la première fois en mars 2013. La saison 2 s’est terminée en juin dernier. La série a été renouvelée pour une nouvelle saison, prévue au printemps 2015.


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