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Souverainistes et apparatchiks

Publié le 27 janvier 2015 par Amaury Watremez @AmauryWat

Une union des souverainistes comme en Grèce au lendemain de l'accession au pouvoir de « Syriza » contre la politique d’austérité monétariste de l'Europe est-elle possible en France ?

en photo Alexis Tsipras leader de "Syriza"

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Pour gouverner, ce parti de gauche s'est en effet allié à un partie de droite radicale anti-européen (lien sur cette alliance), et non au parti communiste grec, le « KKE ». C'est un peu comme si en France, le Front de Gauche s'alliait à « Debout la République » de Nicolas Dupont-Aignan et au Front National de Marine le Pen.

La réponse à la question posée en introduction est rapide à donner :

Elle est strictement impossible, du moins au niveau des « appareils » des partis, les électeurs ayant parfois plus de bon sens que les politiques.

Ce rassemblement des patriotes a déjà été envisagé en 2002 avec la candidature de Chevènement. Il chercha un temps à se rapprocher de Philippe de Villier pour finir par rester dans sa « niche » de gauche car le « Che » restait un homme du système, un « apparatchik » tout comme l'est Jean-Luc Mélenchon. Et sans doute Jean-Pierre Chevènement manqua-t-il de courage. Si cette catégorie de politiques professionnels, les « apparatchiks », avait un mètre-étalon, Jean-Luc quant à lui serait à Sèvres ainsi que ses partisans, pour la plupart des retraités des Services Publics.

Pourtant, en 2005, lorsqu'il s'éleva contre le « Oui » au Traité Constitutionnel Européen il fit presque illusion. Son discours contre la « mondialisation heureuse » était tout à fait pertinent. Enfin, à gauche, quelqu'un osait s'élever contre l'inéluctabilité partout serinée jusqu'à plus soif de l'Union Européenne totale et de la destruction des nations. Cependant, en creusant juste un peu le citoyen avisé comprend très vite la fausseté de cette perception ne serait-ce que par le parcours de militant PS « modèle » du dirigeant du « Front de Gauche ».

Sociétalement de plus Mélenchon a rigoureusement le même discours que la gauche « terranoviste », étant partisan du « mariage pour tous » et de la PMA, pourtant garante d'inégalités, et aussi concernant la diversité. Il a la même conception de la citoyenneté française réduite à la possession d'une carte d'identité. Et idéologiquement il demeure marqué par le marxisme bon teint n'ayant visiblement aucun souci avec les millions de morts causés par sa mise en application dans les régimes dits « populaires » d'Europe de l'Est, de Chine, de Corée du Nord, ou d'Amérique Latine.

Généralement, ces massacres sont excusés à cause des « bonnes intentions » de ceux les commettant. Notons en passant que les prisonniers des goulags de Sibérie, les « dissidents » enfermés en asile psychiatrique à cause de leur liberté de pensée, ont connu la même horreur concentrationnaire que celle d'Auschwitz ou Bergen-Belsen...

Olivier Besancenot, derrière le déguisement du facteur tout simple, est un autre de ces valets du pouvoir. Ils ont tous les deux la tâche de rassembler les mécontents à gauche, de parquer les archéo-marxistes dans leur enclos.

Il y a quelques temps, Nicolas Dupont-Aignan, sympathique de par sa « pureté » politique, a tenté un rapprochement avec des syndicalistes et des militants mélenchonistes. Il fût accueilli par des huées et des injures n'ayant pas compris une chose :

Pour la gauche de la gauche française, l'intérêt du pays ne compte pas vraiment, seuls importent celui de leur parti et la victoire de leurs partis pris idéologiques rigides. L'idéologie reste fondamentale et l'on y demeure internationaliste. Si l'on conteste la mondialisation la libérale-libertaire, mais dans le but d'en imposer une autre toute autant arbitraire et pesante.

Et bien entendu, cette impossibilité d'une alliance des souverainistes et supposés souverainistes naît de la terreur absolument abjecte de cette gauche radicale, restant servile, d'être assimilée à ceux qu'elle appelle les « petits blancs », le peuple en l'occurrence, ces français dits « de souche » voyant leur pays partir à vau l'eau...

Amaury Watremez

Source des Liens :

Libération.fr

Le Monde.fr

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