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Les « cathos » et le pognon

Publié le 24 février 2015 par Amaury Watremez @AmauryWat

Les « cathos » et le pognonDans le livre saint des catholiques en particulier, et des chrétiens en général, le Christ le dit pourtant, on ne peut servir à la fois Dieu et l'argent ( Mathieu 6 :24 ). C'est incompatible. Et pourtant ! C'est en constatant le comportement de certains croyants que j'ai eu envie d'écrire ce petit texte inspiré aussi par la " correction fraternelle ". Il y a la charité, les petits oiseaux, les saints aux joues roses et aux visages de vitraux et puis il y a ceux distribuant les " droites évangéliques ". Dieu pardonne à ceux-là, il " vomit les tièdes "...

Et après ce petit billet je sais bien ce que d'aucuns pourront penser ou dire :

" Finalement il est bien de gauche voire marxisant ! Pour qui se prend-il ?

Il veut donc que les catholiques vivent dans des grottes et régressent ? Ils ont bien le droit de profiter des bienfaits matériels -et matérialistes- de l'époque !

C'est un pharisien c'est sûr ! ".

image allociné (Bourvil dans "Un drôle de paroissien" de Mocky)

Peu importe, tu le sais bien ami lecteur, ce genre d'objections est du genre à me faire rajouter grosses caisses et cuivres à mon orchestre. Et je le sais bien, les cathos de ce type n'assument pas d'apprécier le fric, leur magot, leur pognon comme tout le monde ou presque dans cette société moderne aux aspirations tellement mesquines. Selon leur perception, critiquer leur matérialisme objectif c'est forcément s'associer au discours du " Capital ".

François-Xavier Bellamy le jeune philosophe dont il était question sur ce blog dimanche le disait clairement dans une interview à " Famille Chrétienne " :

Bien souvent les catholiques privilégient pour leurs enfants comme pour eux-mêmes et leur couple une réussite matérielle et sociale selon les critères libéraux-libertaires les plus orthodoxes, critères strictement à l'opposé de ceux de l'Évangile. Ils entretiennent au fond sciemment le système tel qu'il est et ce contre leur propre Foi, ces croyants fussent-ils " tradis " en latin, " laveurs de carreaux " du Bon Dieu ou " progressistes " soucieux de commerce équitable et des chtits lépreux n'africains.

Les chtits lépreux n'africains ont un avantage sur les pauvres chrétiens d'Orient ou les pauvres et les précaires à la porte des églises de France, ils sont exotiques, c'est toujours bon pour l'image et des photos, et l'on n'aura jamais à faire l'effort d'aller au devant d'eux étant donné leur éloignement, ou à se lancer dans un examen de conscience pourtant nécessaire.

La plupart de ces " gendéglises ", surnommés aussi " cathos " par Fabrice Hadjaj, ont ce double langage sans aucune culpabilité ni remords. Cela ne les dérange pas dans le même temps de déplorer, avec raison, la perte des valeurs nationales et chrétiennes ainsi que la grave crise morale vécue par la société actuelle. J'ai parfois le sentiment de leur peu de considération au fond de l'Église, de ses prêtres, et de sa doctrine, à commencer par sa doctrine sociale toujours soigneusement ignorée. Celle-ci est pourtant sans aucun équivoque sur le libéralisme.

L'appartenance ecclésiale est toujours pour eux un instrument de contrôle social, de maintien du " statu quo ", de régulation des appétits. Ils ne voient pas plus loin que cela. Et le travail d'église ainsi constamment dévoyé est aussi un conservatoire social, une manière efficace de maintenir " l'entre-soi ". C'est un milieu extrêmement endogame. Il est des villes de province où l'on va communier selon l'ordre de préséance du " Rotary ", où les prêtres parlent exclusivement aux représentants des " bons " milieux : médecins et autres professions libérales en particulier.

Ces " cathos " sont donc bien parmi les premiers à entretenir cette crise morale, et aussi les plus coupables car ils savent bien les conséquences du Mal par eux commis. Ils sont, même ceux ne l'avouant qu'entre leurs dents, pour le travail le dimanche " parce que c'est quand même pratique ". Ils ont le " câble " ou le " satellite ", une ou deux boxs, mais " c'est pour distraire les enfants " et puis Internet c'est quand même bien utile.

Amaury Watremez

La Doctrine Sociale de l'Église à ce lien


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