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Marvels, Kurt Busiek et Alex Ross et la merveilleuse nostalgie de Marvel

Publié le 13 mars 2015 par Fredp @FredMyscreens

Marvels, Kurt Busiek et Alex Ross et la merveilleuse nostalgie de Marvel

Panini Comics réédite enfin dans sa collection Marvel Icons la mini-série culte de Kurt Busiek et Alex Ross : Marvels. Un chef d’oeuvre d’humanité et de nostalgie qui nous permet de voir sous un autre angle l’univers de la Maison des Idées. Une merveille indispensable.

Marvels, Kurt Busiek et Alex Ross et la merveilleuse nostalgie de Marvel
Alors qu’ils débutent dans l’industrie des comics, Kurt Busiek (qui n’a alors fait que quelques séries secondaires chez les 2 principaux éditeurs) et Alex Ross (qui a déjà quelques travaux en stock mais n’a pas encore fait ses preuves) proposent un concept novateur à Marvel, celui d’une série se concentrant sur quelques personnages vus par un oeil extérieur, plus humain et proche des lecteurs, celui d’un photographe, couvrant la période des débuts de l’univers Marvel jusqu’au milieu des années 70. Cela permettrait ainsi aux auteurs de livrer un point de vue unique et en même temps à Alex Ross de dessiner des personnages qu’il rêve de crayonner.

Le projet évolue et devient alors une mini-série événement en 4 épisodes non plus centrée sur des personnages mais retraçant des événements marquants de l’univers Marvel vus par ce photographe de presse qui commence par s’émerveiller devant des nouveaux êtres avant de s’y habituer et de passer, comme le public, par divers états d’esprit. A cela, ils ajoutent également plus d’éléments de la vie privée du protagoniste pour en faire plus qu’un simple témoin, il s’agit de comprendre comment les personnes normales vivent avec ces héros bataillant pour leurs vie au dessus de leur tête.

Marvels, Kurt Busiek et Alex Ross et la merveilleuse nostalgie de Marvel

Marvels, Kurt Busiek et Alex Ross et la merveilleuse nostalgie de Marvel

Le récit débute avec l’apparition de la première torche humaine qui effraie les populations avant de s’engager dans des luttes contre Namor puis l’arrivée de la seconde guerre mondiale pendant laquelle ces personnages puissants vont défendre la liberté. Le second tome se concentrera sur la transformation de l’univers Marvel, les personnes dotées de super-pouvoirs y deviennent plus nombreuses et les auteurs font bien le parallèle entre la notoriété dont peuvent jouir les Avengers et Fantastic Four avec tout ce qu’il y a d’admiration alors que dans le même temps l’apparition des mutants déclenche la haine et des actes violents dans la populations.
Puis la 3e partie s’attachera à montrer le détachement des gens devant ces héros qui restent loin de leurs préoccupations quotidiennes avec des menaces de plus en plus grandes et cosmiques, rendant la place de l’homme dans l’univers encore plus petite qu’elle ne l’était avant de voir la fin de l’émerveillement arriver dans la dernière partie pleine de nostalgie et remplie d’un sentiment d’injustice.

Marvels, Kurt Busiek et Alex Ross et la merveilleuse nostalgie de Marvel
Revisitant de grands événements incontournables de l’univers Marvel comme le mariage des 4 Fantastiques, la première apparition de Galactus ou des Sentinelles, la guerre Kree-Skrull ou la dramatique mort de Gwen Stacy qui conclura cette belle épopée, Kurt Busiek fait un peu l’inventaire de tout ce que représente l’univers Marvel avec ce qu’il faut de spectacle mais aussi une grande intimité. En effet, il s’attache toujours à donner un point de vue humain que l’on n’avait rarement vu. Ici, tous ces événements forment un tout qui change complètement la perception du commun des mortels sur sa propre vie. Faisant autant part du sentiment d’admiration que de défiance vis à vis des surhumains, il livre un récit passionnant avec autant de nostalgie que d’humanisme.

Evidemment, à l’auteur est appuyé par l’art d’un Alex Ross passionné par ce qu’il met en image. Le dessinateur-peintre donne à ce récit une dimension à la fois épique, réaliste et intimiste, avec un découpage qui fait toujours sens et donne du poids à tout ce que Busiek raconte. Ses peintures réinventant des scènes cultes sont simplement sublimes, chaque planche étant à elle seule une oeuvre d’art, rendant juste à l’héroïsme des Marvels et aux sentiments du peuple qui lève sans arrêt les yeux vers le ciel pour les admirer à l’oeuvre.

Marvels, Kurt Busiek et Alex Ross et la merveilleuse nostalgie de Marvel

En seulement 4 épisodes, les 2 auteurs revisitent près de 40 ans de l’histoire de Marvel sans rien oublier, comprenant et restituant parfaitement tout ce qui compose l’univers de la Maison des Idées avec autant de nostalgie que d’idées novatrices pour rapprocher les héros des lecteurs de manières inédites et toujours merveilleuses. Une alchimie qui ne sera pas retrouvée de manière aussi intéressante dans la suite éditée à la fin des années 2000 (Marvel l’Oeil de l’Objectif). La véritable suite, il s’agit des aventures de Busiek et Ross, les deux partant ensuite créer Astro City, Busiek s’aventurant ensuite chez Marvel vers un long run sur les Avengers alors qu’Alex Ross allait rendre justice aux personnages mythologiques de DC dans Kingdom Come. Marvels reste donc un magnifique chef d’oeuvre intemporel, indispensable à toute bibliothèque.

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