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Biomolécules : signature d’un accord entre PAT et BASF

Publié le 01 juin 2015 par Groupe Ble Lorraine @BLElorraine

La start-up lorraine Plant Advanced Technologies (PAT) a dernièrement signé un accord avec BASF, numéro un mondial de la chimie.

Implanté à Laronxe, dans le Lunévillois, PAT cultive près de 200 plantes sur 2,5 hectares de serres. C’est là que sont extraites des racines des végétaux des molécules actives destinées à l’industrie cosmétique, à la pharmaceutique ou encore à l’agriculture. A la différence de ses concurrents, la société ne détruit pas le végétal lors de l’extraction. Par conséquent, la même plante peut être cultivée presqu’indéfiniment avec une productivité extraordinaire. L’entreprise lorraine est la seule au monde à maîtriser cette technologie complexe. La plante est stimulée pour produire les molécules rares recherchée en jouant par exemple sur la nutrition ou le stress hydrique. Le substrat obtenu est ensuite plongé dans différents bains solvants. Dans la mesure où les molécules naturelles ne peuvent pas être brevetées, PAT a déposé à quatre reprises depuis 1999 ses méthodes d’extraction, afin de protéger sa technologie.

Une mystérieuse plante d’Amérique du Sud, baptisée Edulys, fait partie des productions phares de la PME lorraine. Les biomolécules qui en sont extraites entrent en effet dans la composition d’un soin anti-âge de Chanel. Un contrat a  été signé il y a deux ans avec cet acteur majeur du luxe qui parlait alors de « rupture technologique » dans les actifs développés par PAT. Un contrat a également été signé avec un grand nom de l’industrie pharmaceutique qui s’intéresse à des molécules anti-inflammatoires, anti-Alzheimer et anti cancéreuses particulièrement prometteuses.

La petite entreprise a ainsi réussi à industrialiser sa production, au point désormais d’intéresser BASF, désireux de développer sa chimie verte. Le contrat avec le géant allemand permet à PAT de se diversifier dans les biopesticides et la protection des végétaux. Dans ce cadre, BASF testera et validera les propriétés des actifs naturels produits en Lorraine, plus particulièrement leurs caractéristiques phytopharmaceutiques. Généralement, près de 200 000 molécules doivent être testées pour dénicher un actif. Sur une centaine d’extraits transmis par PAT à BASF, un tiers a déjà démontré une activité fongicide. Il devrait néanmoins falloir dix années de recherche-développement avant que BASF, dont l’entité est implantée à Pulnoy, près de Nancy, ne soit en mesure de concevoir de nouveaux pesticides entièrement naturels. Grâce à cet accord, PAT prévoit de son côté de doubler son chiffre d’affaires en un an. La PME affiche déjà une croissance de 1 157 % en dix ans d’existence.

A noter enfin que PAT est à l’origine de la création du consortium BioProLor qui réunit sept entreprises et six laboratoires. Celui-ci vise à créer une filière de production de biomolécules en Lorraine. Environ 200 espèces végétales sont actuellement cultivées par PAT, qui en a testé plus du quadruple.

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